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n°23
CLUB ENTREPRENDRE A la Une - e-commerce, les raisons du succès
Les grands sites marchands qui avaient développé à coup d’argent leur audience, se tournent désormais vers
Monétisation d’un portail : Google versus M6
Témoignage de Loïc Gourlaenn, responsable portails M6 Web filiale du groupe M6
« Transformer notre modèle économique pénalisé par Google »
Payer avec sa carte bleue...une habitude bientôt reléguée dans les livres d'histoire
autres par la surenchère des coûts d’acquisition et par le constat que seul 1% des visiteurs d’un site achètent. Que font les au-
don de navigation démon- tre l’existence de grains de sable », décortique Hervé Bloch. Et pour mieux dégripper cette mé-
UNE AGILITÉ FORCÉE DES ACTEURS DU E-COMMERCE
DANS LA FORMATION
Qui dit secteur en crois- sance dit bien évidemment secteur qui recrute. Le e- commerce représente 112000 emplois (FEVAD 2015). Et 48% des sites prévoyaient cette année de recruter. « Quand on est un pure player, les compétences vont évoluer en conséquence des nou- velles tendances. Les ca- naux de communication évoluent. L’utilisation du
Les innovations ne sont donc pas que du ressort des nouvelles habitudes de consommation et de la manière dont on peut les capter. Des avancées sont également constatées en matière de logistique et de problématique du dernier kilomètre. De même en matière de back office et de reverse lo- gistique. Ainsi, la scène du BtoB électronique voit-elle émerger les « Uber » de la livraison ou bien d’autres qui pro- posent des zones de
stockage sous forme de qui permettraient de dé- casiers à proximité de cupler les ventes. Le but grandes zones de transit, étant d’identifier les grains
« Depuis une vingtaine d’années, le groupe M6 opère une large diversification digitale et non digitale de ses activités. Nous dé- veloppons trois axes de monétisation sur nos portails thématiques : proposer du display classique, fournir du lead et du potentiel marché en rapport avec la cible de nos sites (D&Co, Clubbic, Turbo...), jouer le rôle de site d’intermédiation. Au- jourd’hui, la logique évolue et nous réflé- chissons au passage d’un modèle d’inter-
médiation à celui d’un site de destination finale. La question se pose car Google est en train de tuer l’intermédiation et l’activité de comparaison de prix. Nous nous de- mandons actuellement comment ne pas perdre de la valeur et comment transformer notre modèle économique, à l’heure où notre troisième levier de monétisation de- meure une activité rentable mais totalement pénalisée par la position forte de Google. »
les petits sites
tandis qu’Amazon se dé- marque avec le lancement de son système de livrai- son par drones en Inde. Au-delà de ces paillettes technologiques, persistent de nombreux chantiers
de sable sur les sites mar- chands, de développer de l’audience par des biais originaux, de fidéliser le client et de le garder cap- tif. Ce changement stra- tégique s’explique entre
tres 99% ? « Schémati- quement, on aura un taux de rebond de 30% et sur les 70% restants, 67% papillonnent, 3% consti- tuent un panier et 1% va- lident et paient. L’aban-
canique numérique ou trouver de nouveaux le- viers de monétisation ou d’acquisition, de nom- breux prestataires BtoB tirent déjà leur épingle du jeu (cf. encadrés).
Ametix existe depuis 2011 et a connu une croissance de 100% chaque année, pour compter aujourd’hui 120 collaborateurs et réaliser 14 millions d’euros de CA. « En proposant du recrutement de profils web techniques et webmarketing (trafic manager, datascientist, webdesigner,....), en fai- sant du conseil en ingénierie en envoyant notre équipe de consultants sur place, et en organisant des concours comme le meilleur développeur de France pour repérer les talents, nous répondons à la priorité n°1 du moment pour les grands groupe , mais aussi les start-up et ETI (30% de notre CA) : bien négocier sa transformation digitale », résume le directeur associé Vin- cent Klingbeil. Les clients d’Ametix, qui sont 100% français, se trouvent dans tous les secteurs : medias (Le Monde, Le Figaro, France Television... ), banques (Natixis, Société Générale,...), laboratoire pharmaceutiques, grande distribution,...
La pénurie de développeurs et de webmarketeurs et bien souvent l’appré- hension des acteurs devant la digitalisation a servi cet acteur multiservice 100% digital, qui utilise tous les outils modernes pour débusquer les ta- lents. Le concours du meilleur développeur attire 100000 participants !
Avec plus de 11 millions de visiteurs uniques, cette régie publicitaire e- commerce créée en octobre 2013 propose des solutions de monétisation (display, opérations spéciales, marketing direct, asile-colis) sur des sites premium complémentaires comme RueDuCommerce, Darty, Marmara, Nou- velles Frontières et B&B Hôtels... « Nous étions la régie de RueduCom- merce.com, développant un véritable savoir-faire dans la monétisation de l’audience. Lorsque cette société a été rachetée par Altarea Cogedim, nous avons proposé nos services à d’autres enseignes de la foncière. Nous avons donc pu collaborer avec Darty.com, Auchan... », retrace le directeur délé- gué Jacques Hemmedinger. Sa spécificité ? Monétiser des supports spéci- fiques au e-commerce, secteur compliqué en termes de rentabilité. « Pour certains nous monétisons même l’intérieur des colis, avec des annonceurs qui y laissent leurs leaflets, goodies, échantillons divers. Nous agissons sur de nombreux leviers comme l’emailing et tout le marketing direct, le dis- play, le trade marketing... » Les acheteurs du e-commerce sont des cibles qui intéressent beaucoup les agences medias et les annonceurs. « Ces der- niers aiment travailler leur notoriété, mais surtout cherchent de plus en plus de ROI », soutient le dirigeant.
22 SEPTEMBRE 2015
Ametix
REC
recruter les profils idoines
monétiser l’audience avec une régie spécialisée


































































































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