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n°32
StRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQue Décryptage - Les start-up hexagonales de l'intelligence artificielle L'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation Numérique
Né en 1983 en Corée du Sud, lee Sedol aremportéleprix du meilleur joueur de go dans son pays à huit reprises – 2000, 2002, 2006, 2007, 2008, 2010 et 2011 – et est considéré par beaucoup comme le meilleur représen- tant de sa discipline. Pourtant, en mars dernier, il a perdu à Séoul un match en cinq par- ties – une victoire pour quatre défaites – contre AlphaGo, un programme informatique conçu par DeepMind, la filiale de Google spécialisée dans l’intelligence artificielle. Près de 20 ans après la défaite du champion du monde d’échecs Garry Kasparov face à l’or- dinateur d’iBM Deep Blue
la France
formation en mathématique de haut niveau, crédit impôt recherche... offre un terreau favorable aux champions de demain.
laboratoires de recherche,
i.A.
décennie, et son potentiel. C’est aussi l’occasion de s’in- téresserauxnombreusesstart- up françaises qui exploitent et développent les prouesses de l’intelligence artificielle dans de nombreux secteurs, du recrutement à la relation clients, en passant par la fi- nance, la santé connectée ou encore la reconnaissance fa- ciale.
deux ans avec trois labora- toires de pointe pour déve- loppersatechnologie:lela- boratoire de “Deep learning et des Neurosciences” de l’ecole normale supérieure (eNS), celui de “text Mi- ning” de l’ecole Polytech- nique et celui de “Machine learning” de l’ecole Centrale Paris. Charles Boes, le fon- dateur de Foodvisor, repré- sentante de la “Food tech”, est diplômé de l’ecole Cen- trale de Paris en mathéma- tiques appliquées et machine learning. le CNRS et l’iNiRA développent aussi de nombreux projets en ce sens. Cela a par exemple per- mis à tellmeplus de nouer un partenariat avec le CNRS
DES MATHÉMATI- CIENS DE HAUT VOL le terreau français est très favorable pour ces start-up de l’intelligence artificielle. Notamment grâce à la qualité de sa recherche en mathé- matiques appliquées et en deep learning, cette science
Les meilleurs étudiants en école d'ingénieurs ont plus tendance à s'orienter vers l'intelligence artificielle que vers la finance
en 1997, le jeu de go, inventé ilyaprèsde3000ansen Chine, restait l’everest de l’intelligence artificielle. la victoire d’AlphaGo sur le champion de 33 ans illustre les progrès réalisés par cette science au cours de la dernière
statistique qui consiste à ap- prendre aux machines à re- produire des tâches humaines en observant des quantités gigantesques de données. Ainsi, la jeune pousse spé- cialisée dans le recrutement Riminder a travaillé pendant
sur la R&D afin de dévelop- per ses logiciels de prédiction. Ces efforts en recherche fon- damentale et appliquée vont de pair avec la qualité de la formation. le fondateur de Riminder, Mouhidine Seic, a par exemple été formé à
Défit ultime de la science : le robot qui invente des blagues...
Les GAFA
Une rivalité en matière d'IA
l’ecole Centrale et à l’eNS, avec une spécialité en ma- thématiques appliquées, data science et entrepreneuriat. outre une bonne préparation pour les créateurs d’entreprise, ce genre de spécialité facilite leurs recrutements, en parti- culier pour les data scientists dont ces start-up ont tant be- soin. « La France avait beau- coup de retard sur ce sujet, mais elle le comble rapide- ment. Elle a la chance d’avoir une excellente formation en mathématiques, du fait du système élitiste des grandes écoles. Et les meilleurs étu- diants en école d’ingénieurs ont aujourd’hui plutôt ten- dance à s’orienter vers l’in- telligence artificielle que vers la finance, observe loïc le-
cerf, le fondateur de Smart Me up, une start-up spécia- lisée dans la reconnaissance faciale. Nous n’avons donc pas de grandes difficultés à recruter les talents dont nous avons besoin. Il y a un vrai intérêt de la part des étudiants à faire du machine learning, et encore peu de sociétés qui veulent les attirer. Ce serait plus compliqué dans la Sili- con Valley, où le turnover de ces talents est très fort. »
Les géants d'Internet ont redoublé d'efforts ces dernières années dans le domaine de l'intelligence artificielle. Google a par exemple acheté en janvier 2014 la start-up britannique DeepMind, à l'origine d'AlphaGo, pour 628 millions de dollars. Les fondateurs de Facebook et Amazon, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos, ont eux aussi investi dans une jeune pousse de la spécialité, Vicarious, à l'occasion d'un tour de table de 40 millions de dollars. Fondée en 2010 et basée à San Francisco, cette entreprise cherche à reproduire le fonctionnement du cerveau humain pour l'appliquer à la reconnaissance d'image. Elle est notamment capable de décrypter les "captchas", ces suites de lettres déformées que les internautes doivent reproduire au bas des formulaires pour prouver... qu'ils ne sont pas des robots. Facebook est allé plus loin en mettant en place son propre centre de recherche, baptisé Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR). Il compte une cinquantaine de chercheurs répartis dans le siège de Facebook à Menlo Park (Californie), à
54 Juillet-Août 2016
New York et à Paris depuis 2015, où travaillent une douzaine de personnes. Il est dirigé par le Français Yann LeCun, considéré comme l'un des inventeurs du deep lear- ning. Pourquoi un tel intérêt ? C'est que les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) ont déjà préparé la suite, c'est-à-dire les robots destinés à accueillir ces innovations. Google a par exemple acheté en 2014 Nest Labs, une start-up de la maison connectée, pour 3,23 milliards de dollars. Amazon planche sur Prime Air, un service de livraison par drone, et a acquis en 2012 le fabricant de robots pour entrepôts Kiva Systems pour 775 millions de dollars. Quant à Facebook, il a acheté une en 2014 Ascenta, une start-up britannique qui conçoit des drones sans pilotes, et en 2014 Oculus VR, le fabricant de casques de réalité virtuelle, pour 2 milliards de dollars.
S’agit-il de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) ? Si oui l’écrire ainsi.
COUPS DE POUCE, FISCAUX ET ÉCONOMIQUES
les partenaires publics, en- treprises et institutions, don- nent aussi parfois un coup de pouce précieux à ces pro- jets. Avant de créer Snips,


































































































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