Page 12 - EcoRéseau n°32
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GAlAxie eCoRéSeAu Le baromètre de l’optimisme - L’après COP21
La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planète
u COP 21 : accord signé et après ?
Même si la progression est lente, elle est tout de même effective. en effet, tous les pays ont présenté la trajectoire de leur pollution. Aujourd’hui, plus de 40 d’entre eux ont des marchés de droits à polluer et de droits d’émission négociables, démontrant leur volonté d’utiliser une politique rationnelle de lutte contre le réchauffement climatique.
la production énergétique mondiale, un essor des énergies renouvelables, des économies d’énergies ou encore une protection accrue des forêts.
de solutions durables capables de renverser la courbe du réchauffement climatique. le Kazakhstan est le pays où le pétrole et le gaz sont rois. Avec l’organisation de cette manifestation le gouvernement prouve un certain changement de direction. Désormais le pays est enclin à agir pour le bien de notre planète.
u « Signer c’est bien, ratifier c’est mieux » le 8 juin, la France est devenue le « premier pays industrialisé » (membres du G7 et G20) à ratifier le texte de la CoP 21 négocié en décembre dernier à Paris. l’accord de Paris a été définitivement adopté par le Parlement. « L’enjeu maintenant, c’est que les 55 Etats représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre ratifient à leur tour ce traité », a déclaré François
le groupe espagnol Gamesa et l’allemand Siemens ont annoncé la fusion de leurs activités de turbines éoliennes pour créer le leader mondial du secteur. le conglomérat
uAprès la COP 21, place à la COP 22 ! en novembre 2016, sera organisée la CoP 22 à Marrakech. Cette future Conférence des Nations unies sur le Climat (CoP) aura pour thèmes l’atténuation des effets du changement climatique et l’innovation en matière d’adaptation. les cinq priorités seront : établir une feuille de route pré-2020, pour savoir qui fait quoi, quand et comment ; poursuivre la mobilisation autour de l’Agenda des solutions (ou de l’action) et trouver des outils pour mesurer les engagements ; activer le mécanisme de renforcement des capacités pour que les fonds à destination des pays vulnérables soient débloqués ; améliorer le transfert des technologies de base comme le photovoltaïque et dresser une feuille de route financière post-2020 pour inciter les pays à honorer leurs promesses de contributions. elle aura également pour mission de « développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-Lima puis Paris-Marrakech ».
u Le secteur cartonne !
des énergies renouvelables
Hollande. le Président de la République a aussi appelé à « une mobilisation pour que l’Europe puisse être en ordre de marche », afin de ratifier « avant la fin de l’année » l’accord de Paris. le pacte, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre de réorienter l’économie mondiale vers un modèle à bas carbone. Ainsi, cette révolution implique un abandon progressif des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui dominent largement
Initiative verte
industriel allemand détiendra 59% de la nouvelle entité et les actionnaires actuels de Gamesa 41%. le groupe énergétique espagnol iberdrola, aujourd’hui premier actionnaire de Gamesa, aura 8,1%. Cette fusion « créera un géant mondial parmi les fabricants de turbines, dans l’offshore et l’onshore », avec un chiffre d’affaires cumulé de 9,3 milliards d’euros. Depuis la conclusion de l’accord mondial sur le climat, le secteur des énergies renouvelables est en plein essor et bénéficie d’un intérêt renouvelé. un point positif pour Gamesa et Siemens, ainsi que pour la planète.
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Juillet-Août 2016
u Astana Expo - 2017 : réfléchir ensemble aux solutions durables
en 2017, le Kazakhstan accueillera l’exposition internationale sur le thème de l’énergie du futur. Durant trois mois, le Kazakhstan encouragera la mise en place
Parrainez une ruche, soyez ami avec la biodiversité !
en 2012, en Haute-Savoie, Raphaël Salvador, éleveur d’abeilles, décide de créer Pollinium, une société qui pro- pose aux entreprises de parrainer des ruches. « un jour, j’ai effectué une commande d’installation d’une ruche sur le toit d’une entreprise. les employé m’attendaient et étaient ravis de leur ruche », se souvient Raphaël Sal- vador. « en voyant leur réaction, je me suis dit qu’il y avait un vrai sujet de consensus. Quelque chose à explorer pour fédérer les entreprises. » Aujourd’hui, Pollinium compte 130 entreprises clientes sur toute la France. l’en- treprise leur propose soit d’accueillir des ruches chez elles (c’est-à-dire sur leur lieu de travail : jardin, parc...) et ainsi de devenir hôtes d’abeilles, soit de parrainer une ruche sur le site inter-entrepreneurial et d’être marraines d’abeilles. Si elles le veulent, les entreprises peuvent même créer les ruchers entiers avec leurs collaborateurs et partenaires. Pour 900 euros par an, l’entreprise bénéficie de la formule clé en main. « on s’occupe de tout ! »,
sourit Raphaël Salvador. l’installation et l’entretien des ruches, la récolte du miel, la gazette d’information tri- mestrielle sur la ruche et un kit de communication que les entreprises peuvent relayer si elles le veulent. « Chaque entreprise bénéficie de 100 pots de 120 grammes de miel avec une étiquette et le logo de la société. Si une des entreprises marraines n’a pas assez de miel, une autre peut partager le sien », explique Ra- phaël Salvador. « les entreprises qui viennent vers nous affirment que même si l’environnement est au cœur de l’actualité, les enjeux deviennent de plus en plus difficiles à comprendre. Alors que tout le monde comprend la symbolique des abeilles et leur situation actuelle », déclare Raphaël Salvador. en effet, personne n’est insensible à leur disparition. « l’abeille n’est pas un animal ni un insecte. elle est à la fois intrigante, son organisation est très bien faite mais pas forcément compréhensible. elle est inquiétante car elle pique mais en même temps magique car elle fait du miel », énonce Raphaël Salvador. Pour une entreprise, parrainer
une ruche peut être aussi une occasion de faire vivre l’apiculteur et de participer à l’économie environnementale.

