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Carrières & Talents - Formation continue, business schools et PME RH & FoRMATion
l’équipe est privilégiée au travers de stages pour mieux se connaître soi- même. Et puis aucune business school ne nous a démarchés. »
les renforcent. A Toulouse Business School (TBS), cinq à six rendez-vous
montée en compétences progressive, à partir d’un Bac ou d’un Bac+2, des
courir aux expertises pré- sentes au sein des écoles de management. « Les au-
activité de recherche, éga- lement. » Preuve de l’in- térêt des patrons de PME
tion d’une TPE/PME, au niveau bac+5, tout parti- culièrement accessibles aux « petits patrons ». Et entend mettre sur les rails
DÉVELOPPEMENT EN PERSPECTIVE Mais de part et d’autre, les lignes bougent. A Au- dencia Business School, les PME comptent pour 10 à 15% des promotions. A néoma, on avoisine les 20%. « Avec 2,7 millions de TPE de moins de dix salariés en France, dont 10% se trouvent en Haute- Loire, un travail d’évan- gélisation reste à accom- plir », reconnaît pourtant William Hurst, directeur de l’Executive Education à Audencia Business School. Les écoles se do- tent d’équipes dédiées, ou
En 2010, une entreprise sur trois de moins de 20 salariés ne faisait pas de formation continue. Mais ça, c’était avant...
d’autres cursus dans . semaines à venir. Les jeunes de la formation ini- tiale en tirent eux aussi un bénéfice : les cours sont ainsi enrichis. Pour leur plus grand plaisir. De l’avis des écoles, la cote des entreprises du CAC 40 marque un net recul.
les
avec des patrons de PME, voire d’ETi, sont calés dans l’agenda hebdoma- daire de Jacques Digout, directeur formation conti- nue diplômante. D’ail- leurs, pour coller davan- tage encore aux besoins de ce tissu économique, les écoles de management – et d’ingénieurs – ont mis en place le «badge» qui est l’acronyme de «Bi- lan d’aptitude délivré par les grandes écoles». L’ob- jectif ? Permettre une
Formation demandeurs d’emploi
Toulouse Business School (TBS) ouvre ses
portes aux chômeurs
L’ouverture sociale est le credo choisi par TBS depuis plu- sieurs années. Pour preuve, le dispositif de formation continue en faveur des demandeurs d’emploi, qui fonc- tionne. 70 demandeurs d’emploi ont retrouvé un emploi grâce à TBS. Tels sont les chiffres de 2015. Et cela fait quatre ans que cela dure. L’école de management de la ville rose a choisi d’ouvrir ses portes à d’autres publics, de jouer la carte de la mixité sociale. On connaissait le processus pour les étudiants, dorénavant la formation continue est également concernée. « La consanguinité n’est pas une bonne chose, commente Jacques Digout, directeur formation continue diplômante, en charge de cette politique d’ouverture. N’être qu’élitiste est un modèle qui ne fonctionne pas, d’où notre volonté de dé- velopper des ponts et d’être vigilants à l’équilibre social au sein de notre établissement. » A TBS, on parle de dif- férenciation positive. En 2015, les rangs du MBA (Master of Business Administration) – formation élitiste s’il en est, à 25000 euros – comptent ainsi quatre demandeurs d’emploi, sur une promotion de 36. Et ils sont dix sur 25 à suivre le cursus en management des systèmes d’infor- mation, soit 40%. L’une des clés de la réussite ? Le coaching omniprésent pendant la formation, quelle qu’elle soit. Et le temps partagé en entreprise. « Se réconcilier avec l’entreprise est une étape essentielle », souligne Jacques Digout. Résultat : 100% d’insertion. Rançon du succès, la nouvelle région aimerait voir se développer davantage encore ce dispositif. Le doubler, voire pourquoi pas le tripler. Et là, Jacques Digout n’est pas partant. « Pour que cela reste efficace, démultiplier les promotions n’est pas la stratégie à retenir, explique-t-il. Ce n’est pas une baguette magique. Il est bon de ne pas tomber dans ce travers. Et ce n’est pas gratuit, non plus. Si je ne parviens pas à faire financer... » Aussi, la progression des effectifs, dans les mois à venir, sera mesurée.
profils fréquents dans les petites entreprises. Et le besoin d’aller conquérir des parts de marché à l’in- ternational pousse les TPE, PME ou ETi à mieux se former. A re-
teurs des livres qui traitent de ces questions se trou- vent devant eux, résume Alexandre Asselineau, di- recteur académique de l’ESC Dijon. On se rap- proche d’eux pour notre
pour la formation : ils en mesurent l’impact sur la performance économique. La CGPME a signé un partenariat avec Paris Dauphine pour développer un module dédié à la ges-
Murielle Wolski
Juin 2016
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