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Monsieur Jourdain, les écoles l’ont toujours fait, mais sans structurer le service. Sans le monnayer, aussi. Maintenant, c’est chose faite. autre pratique courante : les chaires d’entreprise. afficher un grand nom du CaC 40 pour une business school est une aubaine, un vrai
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mètre RH interne... Les exemples se multiplient. « Un virage a été opéré depuis six ou sept ans, analyse Christophe Ger- main, récemment promu directeur d’audencia. Le tandem écoles-entreprises fonctionne de plus en plus en synergie. Les ensei- gnants planchent, les étu-
Carrières & Talents - Les business schools dans tous les segments RH & FORMaTiON panoplie de services. entre l’alternance et le sa- maintiendra le lien avec tête de l’iaE de Paris, et
L’Ecole de management lariat. En échange du fi- des cours de perfection- fin observateur du monde (EM) de Normandie dé- nancement du master 1 nement. « C’est du deux- de l’enseignement supé-
Les écoles sont devenues des acteurs économiques à part entière travaillant avec les entreprises
au sujet du "lifelong-learning"
tache quatre étudiants, six semaines durant, au sein d’une entreprise. Un pro- gramme baptisé mission HEC Entrepreneurs. autre région, autre innovation à l’EM Lyon, à mi-chemin
ou du master 2 par une société, l’étudiant s’en- gage à rester deux ans dans l’entreprise, avec un contrat à durée indéter- minée (Cdi) à la clé. Une fois embauché, l’école
en-un, témoigne Marc Pé- rennes, on travaille l’em- ployabilité du jeune et on réduit le coût du recrute- ment pour l’entreprise. » Toutefois, s’interroge Jean-Pierre Helfer, à la
rieur, « le quantitatif va- t-il engendrer le qualita- tif ? C’est à souhaiter, mais il est encore trop tôt pour le dire ». Cette ten- dance est trop récente.
coup marketing qui attire les jeunes, tous obnubilés par les L’Oréal, Universal ou LVMH... Pour les en- treprises, quel intérêt ? a 100000 euros voire 200000 euros l’unité, par an, l’affichage n’est pas le seul moteur. La société apporte une probléma- tique réelle, qu’elle se pose, au niveau straté- gique. Cela peut être ré- fléchir à la cohabitation de la génération Y et des seniors dans l’entreprise comme l’a soumis KPMG à l’ESSCa, repenser l’or- ganisation d’une direction logistique, créer un baro-
diants apportent un regard extérieur, neuf. On est à l’ère de la co-construc- tion. » Pour reprendre les propos de Patrice Hou- dayer, vice-président de SKEMa, « l’absence de canevas standard est la règle et la graduation dans l’intimité de la re- lation de mise ». L’Oréal utilise HEC comme anti- chambre de sa politique RH. avec des subsides de l’Etat et des Chambres de commerce et d’industrie (CCi) en berne, l’imagi- nation des business schools devient débor- dante pour développer une
Mai 2016
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