Page 97 - EcoRéseau n°26
P. 97
n°26
www.ecoreseau.fr
Immobilier : pas de reprise en 2016 ?
Baromètre Finance & Investissements Art DE vivrE & PAtrimoiNE
Le coin des analystes
u Change : BFT Investment Managers voit une baisse de l'euro face au dollar
La non-décision de la Fed de relever ses taux directeurs en septembre a amplifié l’inquiétude des investisseurs, estime BFT Investment Managers, qui estime que la Fed « joue avec les nerfs des investisseurs » alors qu’une majorité d’économistes attend un relèvement des taux avant la fin de l’année. En attendant, c’est la décision des autorités monétaires chinoises de dévaluer le yuan, le 11 août dernier, qui a redonné un peu de vigueur face à l’euro. « Les marchés ont très mal réagi à cette décision précipitée des autorités chinoises, prouvant la faible dynamique économique actuelle de cette économie », écrit Warin Buntrock, directeur de la gestion diversifiée de BFT IM. Dans une optique de moyen terme, l’analyste pense que le mouvement de baisse de l’euro par rapport au dollar devrait reprendre au cours des six prochains mois.
u Actions : JPMorgan AM privilégie les
marchés développés
Pour JPMorgan Asset Management, il faudrait un ralentissement très prononcé du monde émergent pour freiner l’expansion des économies développées. A en croire le gestionnaire d’actifs, ce scénario ne devrait pas se produire. L’analyste anticipe dans son scénario le plus probable un renforcement des devises locales et un affaiblissement de la demande externe qui ne devraient représenter qu’un faible frein sur le taux de croissance. Selon lui, le mouvement de vente massif d’actions sur les marchés développés était une sur-réaction après la publication de statistiques économiques décevantes. JPMorgan AM continue à surpondérer les actions des marchés développés par rapport aux émergents. Il demeure relativement plus prudent sur la Japon en raison d’un cycle conjoncturel moins clairement défini, de conditions intérieures difficiles et d’une exposition à l’affaiblissement des marchés extérieurs plus forte que celle des autres marchés développés.
u Obligations : pour BFT IM, un élargisse- ment du quantitative easing est inéluc- table
L’attentisme règne en zone euro, où l’inflation reste à des niveaux très bas, remarque BFT Investment Managers dans une note de synthèse. « Alors que les marchés recommencent à douter de l’efficacité du programme d’achat d’actifs de 60 milliards d’euros par mois lancé en janvier par la BCE, nous estimons que le taux d’inflation va remonter autour de 0,9%/+1% en janvier-février 2016 », écrit l’analyste. « S’il s’agit d’un rebond technique lié à l’effet de base de la baisse des matières premières enregistrée l’an dernier, il faudrait assister à un nouveau repli beaucoup plus fort des prix du pétrole pour écarter cette hypothèse d’une remontée des prix », ajoute-t-il. Selon lui, il est quasiment établi que la BCE ne parviendra pas à atteindre son objectif de 2% d’inflation. La nouvelle dégradation des prix du pétrole et le renchérissement de l’euro face au dollar figurent parmi les risques principaux qui pourraient empêcher d’atteindre cet objectif. BFT IM pense que Mario Draghi n’aura pas d’autre choix que d’élargir le programme de quantitative easing (QE) à d’autres classes d’actifs, d’augmenter les volumes d’achats et/ou de le prolonger au-delà de septembre 2016.
Selon la dernière analyse des économistes du Crédit Agricole, les prix devraient rester globalement orientés à la baisse sur le marché immobilier français. Pour l’heure, la reprise se cantonne aux volumes mais ne concerne pas les prix de vente. olivier Eluère, économiste de la banque verte en charge de l’immobilier, rappelle que ces prix restent en baisse mesurée, de l’ordre de 2% sur un an. « Il semble prématuré de parler d’une reprise durable du marché. L’immobilier résidentiel reste affecté par des facteurs conjoncturels négatifs (croissance faible, chômage élevé, impact des mesures fiscales de 2012-2013, prix élevés et encore surévalués), même s’il bénéficie de fondamentaux favorables (démographie, effet retraite, valeur refuge, modèle de crédit prudent, bas niveau des créances douteuses) », estime-t-il. il s’attend par ailleurs à une remontée progressive des taux de crédit au cours des prochains trimestres, ce qui pourrait avoir pour conséquence un
certain attentisme et un tassement des ventes dans l’ancien.
La CSCA s’allie à Anacofi Assurances
La Chambre syndicale des courtiers d’assurance (CSCA) et l’Anacofi Assurances (Association nationale des conseillers financiers) ont officialisé leur rapprochement début novembre. L’objectif en sera d’assurer la coordination entre les syndicats membres, les échanges, la création de commissions conjointes et la représentativité politique commune dans le domaine de l’intermédiation d’assurances, expliquent les deux organismes dans un communiqué. « Avec cet accord, qui est une alliance non fermée et non une fusion, nous démontrons que nous pouvons œuvrer en bonne intelligence, loin des luttes et des rivalités, au bénéfice de tous les professionnels », déclare David Charlet, président de l’Anacofi.
DéCEmbrE / JANviEr
97

