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Carrières & Talents - Personnalisation des parcours rH & FormAtioN
pétence que le savoir- faire académique », fait remarquer William Hurst. Quoi qu’il en soit, les écoles accompagnent le mouvement en matière d’ingénierie pédago- gique : « Les entreprises sont prêtes à payer sur ce segment de formation pour par exemple per-
rina, directeur de Gre- noble Ecole de manage- ment.
globalisé, la France pré- protectionnistes dans cer- des candidatures après sente de belles opportu- tains domaines de com- un cycle bas qui a duré nités de formations en pétences. Ce climat pro- de 2011 à 2013. Nous full-time et une situation pice permet, malgré avons observé une forte favorable quant à l’ac- l’étroitesse du marché reprise avec une hausse
diplômés se plaçaient en France. Aujourd’hui, le dernier rapport de 2015 évoque un chiffre de 31%. La demande de postes pour ces diplômés pour des entreprises ba- sées en France est aussi en croissance », analyse bernard Garette.
DES FRONTIÈRES QUI S’ESTOMPENT DANS LES FOR- MATS DE FORMA- TION
Les entreprises penchent pour des formats longs, personnalisés, certifiants voire diplômants
Autre phénomène notoire à l’œuvre sur la scène de la formation continue, la porosité des frontières entre les formats intra- entreprises et le diplô- mant progresse. La ten- dance demeure encore embryonnaire en France mais se développe à grand train dans les pays nordiques sur des com- pagnies du même secteur. Plusieurs entreprises créent des programmes en consortium. « Chaque secteur tend vers cette ambition de formation que l’on qualifie de co- opétition ou d’open in- novation. En France, la concurrence reste un frein mais certaines pro- blématiques transverses, à l’image des RH, ac- couchent tout doucement de nouveaux programmes et de relations d’un nou- veau genre entre entre- prises. Air France et la SNCF travaillent ainsi main dans la main sur des sujets de forma- tion », poursuit William Hurst.
cueil des participants étrangers à l’heure ou ses voisins, le royaume Uni par exemple, se fer- ment et deviennent même
national, de répondre aux attentes des multinatio- nales en matière de for- mations. « Nous obser- vons une recrudescence
de +20% l’année der- nière. Tendance qui se ressent aussi au niveau du placement : il y a deux ans, 20-25% des
Côte part-time, la donne diffère en raison de par- ticipants déjà en poste. Les programmes ont ainsi subi plusieurs boulever- sements suite à l’évolu- tion du marché, des en- treprises et des partici-
mettre un passage cadre ou mettre à niveau cer- tains services qui vont exiger une validation des contenus. L’expertise at- tendue sur l’ingénierie pédagogique se portera notamment sur la ma- nière de composer avec le système du présentiel, des serious games et des MOOCs sur des volumes conséquents de partici- pants. Ce sont des pro- grammes qui commen- cent dès le niveau 2 du RNCP, et qui peuvent se concrétiser par l’obten- tion d’un Badge ou cor- respondre à un MS », dé- taille Jean-François Fio-
DE L’INTERNATIO- NAL AU GLOBAL Nombreuses sont les en- treprises désireuses de former des profils de na- tionalité étrangère et des étudiants français à une sensibilité à l’internatio- nal. « En quelques chif- fres, notre MBA rassem- ble des cohortes de 250 étudiants, 50 nationalités dont 90% d’étrangers. Il y a dix ans, la proportion était de deux tiers au lieu de 90% et la diversité moins prononcée. Nous sommes sur un marché international d’écoles mondialisées mais fran- çaises. Il y a une vraie différence entre un profil étranger et un autre im- mergé dans une dimen- sion internationale ou globale », remarque ber- nard Garette, responsable des programmes mbA à HEC. Dans ce contexte
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