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Business guides - Immobilier d’entreprise, des locaux éclatés CLUB ENTREPRENDRE
cation du groupe de com- munication digitale. Les espaces collaboratifs, la majorité des sept étages de l’immeuble, se tradui- sent par la création d’une
ratif. « De plus en plus, les entreprises évoluent par projet, ajoute le spé- cialiste de Colliers Inter- national. Les locaux doi- vent répondre à ce mode de fonctionnement et of- frir des espaces collabo- ratifs faciles à utiliser. Le bâtiment se met au service de l’organisa- tion. »
Lyon, Paris et même dans le Jura. Sur ses 2 500 uti- lisateurs mensuels, 20 %
télétravailler. La Cordée et ses bureaux déportés proposent notamment un
treprises qui font appels à ces « tiers-lieux » pro- fitent de l’effet réseau
l’économie... La question brûle les lèvres : les en- treprises de demain au- ront-elles toujours des bu-
L’immeuble devient la vi- trine d’un projet d’entre- prise global pour maîtriser ses coûts, attirer les ta- lents, conserver ses com- pétences et véhiculer ses valeurs. Si Sanofi reste discret sur le montant des investissements engagés dans l’aménagement de ce site en location, l’en- treprise avance une éco- nomie de 20% sur les coûts de fonctionnement de ses locaux. Un ratio à mettre en parallèle avec la diminution des mètres carrés par collaborateur. « Ces dernières années, les surfaces ramenées au nombre de salariés n’ont cessé de diminuer, confirme Ghislain Grimm. On est passé d’environ 20 m2 par personne en 2005 à 14-16 m2 au- jourd’hui, tous espaces confondus. Mais sur des surfaces utiles et réelle- ment adaptées aux métiers et aux usages de l’entre- prise. »
Les « tiers-lieux », en co-working, centres d’affaires ou pépinières, commencent à séduire
reaux?«Ouis. doute, affirme Ghislain Grimm. Une entreprise aura toujours des bureaux mais ils représenteront plus qu’une simple adresse. Ils seront l’iden- tité de l’entreprise et le lieu de passage au service du collectif. »
ans aucun
agora, d’une salle de créa- tivité et d’un espace d’in- novation en lien avec nos métiers créatifs et forte- ment tournés vers les nou- velles technologies. Deux points essentiels ont été travaillés lors de l’étude du projet : le restaurant et le café, des espaces de convivialité qui renforcent l’appartenance au groupe. » Le bureau se dé- porte aussi à la terrasse du café d’entreprise. Plus d’espace perdu ni de lieu dédié, tous les recoins de l’entreprise se veulent utiles.
AU SERVICE DU COLLECTIF
Le siège n’est plus le seul lieu à accueillir les col- laborateurs de l’entre- prise. Nomades grâce, ou à cause des nouvelles technologies, les salariés travaillent ailleurs. Selon l’Agence nationale pour l’amélioration des condi- tions de travail (Anact), en 2014, 5 à 10% des sa- lariés français télétravail- lent. Autre possibilité, les « tiers-lieux », en co-wor- king, centre d’affaires ou pépinière, commencent à séduire les grandes en- treprises. « Colliers In- ternational propose 40 tiers-lieux en région pa- risienne pour ses 200 col- laborateurs », évoque Ghislain Grimm. La Cor- dée, d’abord installée à Lyon, dispose de huit es- paces de co-working à
ÉCONOMIE DE 20%
A travers cette nouvelle façon d’aborder l’immo- bilier d’entreprise, plu- sieurs points ressortent. « Aujourd’hui dans un projet immobilier, on parle autant de la nature des matériaux que des équipements technolo- giques qui seront instal- lés », affirme Ghislain Grimm.
Les organisations s’ima- ginent en travail collabo-
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sont issus d’entreprises installées partout en France qui offrent la pos- sibilité à ses salariés de
réseau social interne qui facilite les rencontres et le business. Ils sont plus que des bureaux, les en-
pour développer les af- faires.
Réduction des surfaces, travail nomade, course à
Stéphanie Polette


































































































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