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n°24
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Business guides - Flottes autos : l’évolution des usages CLUb ENTREPRENDRE
5Rien ne change au pays de la fiscalité des flottes, où règnent en maîtres la TVS et le système de bonus-malus éco- logique. Rappelons que 2014 fut l'occa- sion de lancer une TVS additionnelle sur la pollution atmosphérique en matière d'oxyde d'azote et de particules fines. Des mesures qui ont d'ailleurs un réel impact. Selon l'OVE 2015 (observatoire du véhicule d'entreprise) publié en sep- tembre dernier, les taux moyens d'émis- sion de gaz carbonique auraient baissé de 19% en cinq ans. L'offre constructeur est donc toujours plus encline à verdir ses véhicules. Dans ce contexte, la mo- torisation hybride représente bien plus qu'un simple argument marketing des constructeurs. Pour Toyota et Lexus, ce type de motorisation est un véritable fer de lance. « il répond précisément à la question de la transition énergétique, aux contraintes réglementaires croissantes (TVS, bonus-malus, circulation alter- née,...) et aux réflexions à long terme des gestionnaires de flotte (évolution du marché, valeur résiduelle, réforme
SE METTRE AU VERT VEC L'HYBRIDE
environnementale,...) »,
Patrice Dos Santos. Et le TCO Scope d'ajouter : « L'apparition crédible de grands constructeurs annonce de belles promesses sur les hybrides rechargea- bles », même si les motorisations hybrides simples peinent à trouver leur place. La preuve avec Renault qui a récemment annoncé sa Mégane en version hybride. De même avec Daimler : « Le « plug-in hybrid » connaît une belle progression. Nos véhicules permettent de bénéficier d'un bonus de 4000 euros ainsi que d'une TVS très avantageuse avec des émissions de CO2 inférieur à 90g/km. De plus, en LOA ou LLD, le TCO de nos véhicules hybrides est très proche de notre gamme diesel », illustre Pascal buquet, responsable département ventes sociétés chez Daimler France.
affirme
6 « La maîtrise du TCO flottes et l’approche prédictive n’est qu’une première étape. Une fois le meilleur choix réalisé, il faut veiller à ce que l’utilisation réelle, les coûts de maintenance et les comportements collent au plus près de l’approche théorique. Il faut donc être capable de monitorer sa flotte et d’évaluer le TCO driver et le corriger en conséquence. D’autant que 40% du coût d’exploitation dépend de l’utilisation des véhicules », exprime Grégory Libre. Cette maîtrise du TCO driver permet notamment de conserver une bonne valeur résiduelle. Cette dernière est une donnée importante d’un contrat de LLD ou de LOA. Elle indique une estimation de la valeur du véhicule au moment de sa revente et représente entre 35 et 50% du coût total d’une location. L’enjeu est de taille car cette valeur varie en fonction de l’utilisation de la marque. Et de cette valeur dépendra le prix du loyer.
ET LA VALEUR RÉSIDUELLE DANS TOUT CELA ?
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