Page 56 - EcoRéseau n°24
P. 56

www.ecoreseau.fr
n°24
TÉLÉMATIQUE :
DE NOUVELLES SOLUTIONS
L’observatoire du véhicule d’entreprise 2015 montre encore que de nombreux acteurs publics et entreprises programment leur gestion en fonction du prix catalogue, même si le principe de TCO (Total Cost of Ownership) commence à s’imposer. « Au-delà des effets potentiels de la loi Hamon sur le renouvellement des flottes, la principale préoccupation demeure la maîtrise des coûts, qui passe notamment par la chasse au CO2 », souligne Grégory Libre. A ce titre, la télématique poursuit sa lancée. « Connais- sance du kilométrage à un moment donné, re- montée d’informations sur le style de conduite, vitesse moyenne... L’ensemble de ces infor- mations permet une meilleure appréciation de l’utilisation du véhicule », explique Marc Verdet, président du directoire chez Traqueur. Les spécialistes de l’électronique embarquée approfondissent encore leur collaboration avec les constructeurs pour améliorer la gestion des coûts en entreprise. Traqueur fait partie de ces acteurs qui ont diversifié leur offre : recherche et restitution de véhicule en relation avec les forces de l’ordre, réduction de la si- nistralité et de la consommation du parc roulant (entre 5 à 10%) et création d’outils pour faire remonter les comportements de conduite afin d’instaurer de bonnes pratiques. Les pistes d’améliorations sont nombreuses, si bien que les professionnels de l’électronique et de la géolocalisation s’allient entre eux pour mutualiser leurs métiers, à l’image des Coyote et Garmin. Autre aspect de ces nouvelles mœurs technologiques, ces entreprises pour- suivent aussi leur partenariat avec les grands noms de l’automobile. Le groupe PSA s’est ainsi entiché de Coyote et de Traqueur tandis que Renault, dans le sillage de PSA, a noué des liens étroits avec TomTom ou Coyote via sa technologie R-LiNK.
4bonne nouvelle. Le marché mondial de l'automobile est en croissance de presque 4% en 2014, tandis que la France a connu une année neutre selon le TCO Scope. Pour l'instant, 2015 augure d'un bon millésime avec une hausse de 8,6% des ventes par rapport à 2014. Cette hausse s'explique entre autres par la progression des ventes aux entreprises qui représentent 32% contre 31% en 2013. L'optimisation des coûts pour les gestionnaires s'expliquerait par l'achat de véhicules moins gourmands et plus verts et par le recours à de nouveaux outils de gestion qui permettraient de corréler le TCO théorique au TCO driver. Mais ce n'est pas tout. « L'auto-partage se développe mais la mutualisation d'un véhicule ne signifie pas la diminution du parc existant. il s'agit davantage d'une nouvelle partie du parc qui se crée, se substituant à des modes de mobilité utilisés et souvent onéreux », analyse Patrice Dos Santos.
CLUb ENTR1
EPRENDRE Business guides - Flottes autos : l’évolution des usages
3
VERS LA FIN DE LA POLÉMIQUE SUR LA GÉOLOCALISATION ?
La télématique... Si ce terme n’est plus un gros mot dans la bouche des gestionnaires de flotte, il n’empêche que son utilisation est toujours sujette à controverses : est-ce avant tout un outil de tracking pour les directions ou un véritable outil d’optimisation de gestion des flottes ? A cette question, la CNiL a apporté quelques précisions dans une dé- libération du 6 juin 2015, avec l’interdiction globale de collecter des données en dehors du temps de travail. « Mais la plus grande avancée est surtout de l’ordre des mentalités : petit à petit, les clients comprennent l’utilité d’un suivi dynamique », remarque Grégory Libre, directeur commercial et marketing d’Arval France. Un début de réconciliation entre l’informatique et les entreprises ?
2 L’érosion du diesel se confirme en 2015. « Le diesel connaît une perte de vitesse et représente aujourd’hui 80% des ventes en LLD contre 91% il y a 5 ans », remarque Patrice Dos Santos, Lexus Fleet Manager-Key Account Manager chez Toyota France.
DES MODES DE CONSOMMATION QUI BOUGENT
Tendance qui devrait d’ailleurs s’amplifier en raison d’un écart de prix à la pompe qui diminue, mais surtout consécutivement à la mise en place de la norme Euro 6 qui augmente de fait le prix des modèles diesel. Les flottes repassent doucement à l’essence. Phénomène que nous n’avons pas observé depuis les années 1970. Cela dit, il importe de ne pas surestimer l’essor des motorisations essence compte tenu des émissions de CO2 de ces véhicules qui impliquent aujourd’hui une fiscalité très pé- nalisante (TVS et malus écologique).
QUAND BONNES PRATIQUES SIGNIFIENT AUGMENTATION DU PARC
56 OCTObRE 2015
Cahier pratique n°3 - Flottes autos


































































































   54   55   56   57   58