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Carrières & Talents - Timing du MBA RH & FORMATION
Garrette.
Kedge business school a fusionné ses MBA – ils étaient quatre –, il y a deux ans. Le programme pro- posé sur le site de Mar- seille patinait un peu, ali- menté par un marché ré- gional. Une action qui a aussi permis de travailler la lisibilité de l’école. A L’EM Lyon, l’heure est également à la rationali- sation. De deux MBA full time, l’école n’en propo- sera plus qu’un. C’est la mission assignée à Pascale Berthier, depuis quelques semaines. « Pour s’adapter davantage aux nouvelles attentes, aux contraintes budgétaires, nous sommes tenus de découper en briques le contenu même de la formation, explique- t-elle. Ici, pour ne suivre que les cours de stratégie financière ou de marke- ting... On en est arrivé là!»
enclines à financer des MBA, dont le coût peut atteindre les 56000 euros comme à HEC. « Les dé- faillances de la gestion des ressources humaines sont palpables, explique Michel Gutsatz de Kedge business school. Parfois, certains de nos partici- pants sont contraints de passer par-dessus le « N+1 » pour se faire adouber. » Et Pierre Lam- blin, directeur du départe- ment études et recherche de l’APEC d’enfoncer le clou : « On note actuelle- ment une vraie distorsion entre les attentes des ca- dres qui tablent sur des formations longues et l’of- fre, au format court, pro- posée par les entreprises, avec des bénéfices atten- dus à court terme. » Pour Cédric Mauchien, la solution a été de faire ap- pel au Fongecif pour in- tégrer l’EDHEC. En Rhône-Alpes, 22 dossiers déposés au Fongecif en 18 mois ont débouché sur six financements. La rai- son des refus ? « Les cy- cles de formation de ni- veau II et I (dont le MBA) peuvent être financés, à condition que ces de- mandes soient bien dans le cadre d’une reconver- sion professionnelle, et non pas d’une évolution interne à l’entreprise », explique-t-on. Un obstacle supplémentaire : les di- plômes d’Etat sont privi- légiés. Le MBA sort du
quelques turbulences. Un repli se dessine. « Dès le krach de 2008-2009, un tassement a été percepti- ble, analyse Bernard Gar-
DES FINANCE- MENTS EN BERNE Cédric Mauchien, au- jourd’hui consultant chez Amadeus IT group, l’avait déjà en tête pendant son cursus initial d’ingénieur. Au bout de huit ans d’ex- périence, il a commencé ses recherches. Quel for- mat ? Quelle organisation durant son absence ? Quelle valeur ajoutée à l’issue ? Quel coût ? Tout avait été débattu avec sa hiérarchie : MBA accordé. Le«hic»estquetouta
Si à 38 ans, t’as pas fait un MBA, c’est que tu as raté... le coche pour devenir un grand manager !
rette d’HEC, suivi d’un pic des candidatures en 2010, avec l’idée pour beaucoup de se reconvertir. Une phase de stagnation aprislerelaietperduré.» Aujourd’hui, HEC semble sortie de ce mauvais pas, avec une hausse de ses candidatures de 20% de- puis deux ans. « De toute évidence, l’écart se creuse entre les meilleurs pro- grammes et les établisse- ments de milieu de tableau. La polarisation nous pro- fite », souligne Bernard
été échangé à l’oral. « Le temps s’est écoulé. L’in- formation s’est perdue. D’un financement total, la prise en charge est pas- sée à 50 %, 25 %, puis plus rien. En cinq mois, l’accord initial a été to- talement remis en cause. Une vraie douche froide ! » Cédric Mau- chien est loin d’être un cas isolé. « On a tout fait pour m’en dissuader », raconte une ancienne d’HEC. Les entreprises sont de moins en moins
cadre ! Un MBA qui bé- néficie du titre du Réper-
toire national d. cations professionnelles (RNCP) peut être éligible. Ce n’est pas le cas de tous. Heureusement, cer- taines entreprises jouent encore le jeu. On peut ci- ter ici PSA ou bien encore EDF. Un cadre épanoui en vaut deux !
es certifi-
Murielle Wolski
SEPTEMBRE 2015
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