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chés. » Cette option n’a en rien entravé le développe- ment de Norsys, forte au- jourd’hui de 400 collabo- rateurs. le rythme de croi- sière est de 80 recrutements par an !
dit de l’université en France – elle serait déconnectée du monde de l’entreprise – , ce terme-là a été re- pris... par les entreprises elles-mêmes. Le vrai savoir est encore là, à l’univer- sité!»
Carrières & Talents - Formation continue universités d’entreprises RH & FoRMAtioN pus sur tout le territoire.
THE « FRENCH PARADOXE »
le sujet peut aussi agacer.
Pour autant, Yves lichten- berger ne se réjouit pas de ce plagiat. « L’autonomie,
« La taille des écoles y est sans doute pour beaucoup, explique Marie-Claude Pastureau, la directrice du réseau. Ces groupes d’en- vergure privilégient les éta- blissements prestigieux. Notre cœur de cible ? Les petites et moyennes entre- prises. »
C’est le cas d’Yves lich- tenberger, qui ne mâche pas ses mots. « Les universités d’entreprise ? C’est l’hom- mage du vice à la vertu, explique ce professeur de sociologie, conseiller auprès de la Conférence des pré- sidents d’université (CPu).
élément constitutif du mo- dèle de nos universités, est laissée de côté. Quid du travail personnel dans de telles structures ? Quelques ateliers peuvent être pro- posés. Pas plus de cinq mi- nutes sont consacrées à leur apprendre à réfléchir,
La réforme de la formation professionnelle va accentuer cette complémentarité, tout particulièrement avec
les établissements d’enseignement
De quelle université sor- tez-vous ? Les dirigeants de groupes qui s’ouvrent à l’étranger sont confrontés systématiquement à cette question, d’où le recours à ce libellé “d’université d’entreprise”, pour mieux se projeter sur la scène in- ternationale ! » et Xavier Philippe, professeur à l’eM Normandie, d’enfoncer le clou:«Ilyaunvraipara- doxe. Malgré tout le mal
s’énerve-t-il. Les repas et les pauses sont nettement plus chronophages. L’ap- port d’une vraie université est ignoré. »
complémentarité, tout par- ticulièrement avec les éta- blissements d’enseigne- ment supérieur. « Qualifi- cation, diplôme, ou même titre du Répertoire national des certifications profes- sionnelles (RNCP), le nou- veau texte recentre le flux de la formation profession- nelle sur des cursus qui sont opposables sur le mar- ché de l’emploi », détaille Alexis drieux-Falgon, di-
PAS DE CLOISONNE- MENT ÉTANCHE
Rien. Aucun contact n’est établi entre les universités d’entreprise et les ecoles de gestion et de commerce (eGC), qui comptent pour- tant pas moins de 26 cam-
Juillet - Août 2015
le marché de la formation professionnelle ne fonc- tionne pas par silo. le sys- tème est poreux. « Les uni- versités d’entreprise ont besoin de nous, confirme Georges Nikakis, directeur executive education chez ipag business school. De nos outils pédagogiques innovants. Avec Internet, tous les contenus sont ac- cessibles. Ces salariés ne vont pas gober sans bron- cher ce qui se dit. A cette occasion-là aussi, ils cher- chent à affirmer leur lea- dership. Parmi nos atouts ? Le libre arbitre et la ca- pacité à conserver un esprit critique. » Pour ne citer que quelques exemples : des professeurs de l’eS- SeC ou de l’eSCP assurent des prestations au sein de KMPG business school sur le droit fiscal, le droit des sociétés. l’environnement économique, le fonction- nement de la PMe, le com- portement également... l’iSC formation perma- nente est partenaire de l’université de Geodis Cal- berson pour les directeurs de site, à leur prise de fonc- tions. la réforme de la for- mation professionnelle, mise sur les rails en 2014, risque d’accentuer cette
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