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n°20
StRatÉGiE & iNNoVatioN NUMÉRiQUE Haute résolution - Lutte contre la contrefaçon Focus sur un sujet high tech dans l'air du temps
La techno contre les escrocs
VVignettes, puces et gravures qui protègent les produits laissent petit à petit la place à une technologie indétectable, inaltérable et infalsifiable. Enquête...
éritable fléau pour principaux pays d’origine de se protéger et de contrô- vilégiée dépend notamment parfumerie-cosmétique et en un code d’identification l’économie, la de la contrefaçon, mais d’au- ler leur marché par un éti- de la taille du produit et de intéresse également les sec- digital unique », explique contrefaçon repré- tres acteurs arrivent peu à quetage spécifique ou par sa valeur marchande, donc teurs de la pharmacie, des Herlé Carn, directeur de la
sente un manque à gagner peu sur ce marché, notam- la mise en œuvre de procé- du coût consenti par l’en- vins et spiritueux, de l’au- protection des marques
de 300 Mds d’euros par an, dont 6 Mds rien que pour la France, selon les chiffres de l’Union des Fabricants (UNiFaB). Egalement sy- nonyme de pillage du sa- voir-faire, la contrefaçon en- traîne des suppressions d’emplois : chaque année, 200 000 emplois seraient détruits en Europe, dont 38 000 en France. Certaines entreprises, notamment les PME, ne résistent pas et disparaissent tout simple- ment.
ment les pays d’Europe cen- trale et d’Europe de l’Est, ainsi que les Etats-Unis ! Sans oublier le monde virtuel d’internet, canal de distri- bution le plus important pour la contrefaçon. En 2014, les
dés d’identification sécuri- sés. « Lutter contre la contrefaçon consiste à dé- velopper des solutions pour maîtriser son marché, car tant qu’il y aura des ache- teurs pour des articles
treprise pour le protéger », précise Delphine Sarfati- Sobreira.
Mais en matière de lutte contre la contrefaçon, un leader historique du secteur pourrait bien avoir trouvé
tomobile...
d’arjowiggins Solutions. Cette technologie ne né- cessite donc aucun ajout pour sécuriser le produit. « La protection n’est pas une impression, mais elle est liée à la matière, ce qui la rend impossible à contre- faire. La zone de référence sur l’étui n’est pas locali- sable et résiste à toute at- taque, de type frottement, trempage, agression chi- mique... », confirme Herlé Carn.
Perte de chiffre d’affaires, d’image et de notoriété, de budget pour la R&D ou la publicité... Le préjudice est énorme et rien ne semble pouvoir ralentir le phéno- mène. En 2014, les douanes françaises ont saisi 8,8 mil- lions de faux produits, soit 1,2 million de contrefaçons supplémentaires par rapport à 2013. Le tiercé de tête des produits les plus contre- faits se compose des médi- caments (2,5 millions), des vêtements (1,5 million) et des accessoires (600000). Les chaussures, les jeux/jouets/articles de sport, téléphones mobiles, produits alimentaires, produits de soins corporels, équipements électriques / électroniques et informatiques, et les CD/DVD/logiciels complè- tent la liste des produits les plus contrefaits.
La fin des arnaques estivales classiques dans les marchés du sud ?
outre les groupes de la par- fumerie-cosmétique, qui ont déjà recours à cette tech- nologie, mais qui préfèrent rester discrets, de nombreux autres clients auraient d’ores et déjà montré un vif intérêt pour ce procédé. « Notre technologie est simple d’ins- tallation sur les lignes de production, industriellement fiable, économique, avec un faible encombrement et sans incidence sur les ca- dences de production. C’est un véritable atout pour lut- ter contre les marchés pa- rallèles », vante Herlé Carn, convaincu du potentiel de Signoptic et de son avenir prometteur.
MONDIALISATION OBLIGE
L’amende de 300000 € et les trois ans de prison en- courus pour délit de contre- façon ne découragent pas les fraudeurs souvent basés bien loin de l’Hexagone. L’asie du Sud-Est (Chine et Corée), le bassin médi- terranéen (turquie, Maroc, tunisie) ainsi que l’italie et l’Espagne constituent les
douanes ont réalisé plus de 1,5 million de saisies au fret express, à savoir les mar- chandises issues de com- mandes de particuliers sur le Web. Ces derniers, qui s’exposent à la confiscation de la marchandise et au paie- ment d’une amende doua- nière, n’ont pas toujours conscience de mettre en dan- ger leur sécurité et leur santé avec ces produits.
contrefaits, il y aura des contrefacteurs », résume Delphine Sarfati-Sobreira, directrice générale de l’Uni- fab. tout un florilège de solutions, visibles ou invi-
la solution miracle. arjo- wiggins Solutions, filiale d’arjowiggins qui fabrique les papiers des billets de banque de 140 pays et les papiers des documents de
par la matière. L’étui en papier-carton du produit à protéger est similaire à une empreinte digitale, car le chaos des fibres de papier est unique. Sur la chaîne
Dans la lutte anti-contre- façon, l’UNiFaB sensibilise les professionnels comme les particuliers, notamment à travers son Musée de la contrefaçon. a compter du 25 juin 2015, ce musée ac- cueillera une exposition dé- diée à la traçabilité et à
La protection Signoptic n’est pas une impression, mais elle est liée à la matière, ce qui la rend impossible à contrefaire
sibles, existe pour informer sécurité, a lancé une solu- de production, la composi- le consommateur ou per- tion d’authentification et tion fibreuse est calculée mettre aux entreprises de d’identification baptisée Si- et enregistrée individuelle- contrôler leurs produits : gnoptic. Cette technologie ment pour chaque produit vignettes, puces, QR-codes, innovante a déjà séduit les par une caméra. Cette si- encres... « La solution pri- plus grandes marques de gnature va être convertie
lutte
EMPREINTE DIGITALE DU PRODUIT
« Signoptic procède à une sécurisation des produits
60 Mai 2015
L’AUTHENTIFICATION DES PUCES, VIGNETTES, QR-CODES, ENCRES... Face à l’ampleur du phé- nomène, les entreprises n’ont pas d’autre choix que
l’authentification. « La. anti-contrefaçon n’est pas bien ancrée dans la culture française, contrairement à la culture anglo-saxonne. L’une de nos missions est d’informer et d’éduquer pour lutter plus efficace- ment », conclut la directrice générale de l’Unifab.
Jacques Donnay


































































































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