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n°17
RH & FORMATION Carrières & Talents - L’entrepreneuriat en formation continue
L Fabrique de startuppers et d’in-startuppers
L’enseignement de l’entrepreneuriat, qui n’est pas forcément la création d’entreprise, évolue à vitesse grand V. La preuve.
’entrepreneuriat, preneuriat, berceau de fu- l’édifice économique. Les neurs chevronnés, dé- les phases de sensibilisa- connexion avec des clients une nouvelle reli- turs grands entrepreneurs. écoles de commerce sont crypte Michel Coster, pro- tion et d’approfondisse- partenaires et un système gion en France ? bien évidemment dans la fesseur d’entrepreneuriat ment. L’effort consisterait de mentorat. « Ce qui
Apparemment, oui. Mais FAIRE ACCOUCHER course, suivies de près par et directeur de l’incubateur à couvrir de manière plus donne la dynamique à la
comme toute croyance naissante, rien n’est encore gravé dans le marbre mal- gré des dispositifs incita- tifs venant de toute part qui accélèrent la ferveur. Le parterre que composent les business schools, où fleurissent de multiples formations, contribue grandement à démocratiser l’entrepreneuriat chez nos potaches dont la naïveté n’a d’égale que le culot, tout comme elles donnent le cap à de nouveaux choix de carrière chez nos profils déjà confirmés, par le biais des formations exécutives. Mais le dogme est encore jeune. Et les discours pren- nent souvent un parfum d’insatisfaction. En bon Français, pessimistes et râleurs, nous déplorons toujours un manque de se- rial créateurs. Mais l’avant-garde des écoles de commerce est plus que jamais force de proposi- tion pour faire bouger les lignes et réinventer notre business man. Dans la my- thologie grecque, Mentor, ami d’Ulysse, fut chargé de l’instruction du prince Télémaque. Le nom propre a traversé les siècles et est devenu commun. A l’initiative de l’Etat dans le cadre du Pacte de crois- sance, on parle aujourd’hui de mentorat entrepreneu- rial et d’institut national du mentorat entrepreneu- rial. Le but ? Transmettre bénévolement l’expérience d’un mentor, gestionnaire chevronné d’une PME ayant fait ses preuves, à un « mentoré », chef d’en- treprise en forte crois- sance. Le dispositif, dont les effets ne sont pas en- core quantifiables, s’ins- pire néanmoins de ce qui se réalise en les murs des écoles de commerce. L’oc- casion de revenir sur les procédés inventifs visant à faire des grandes écoles le laboratoire de l’entre-
DE L’INNOVATION les écoles d’ingénieurs, à Au regard de la cartogra- l’image, entre autres, de phie des formations, l’en- l’INP Evry, de Centrale
de l’EM Lyon. Mais il se- rait utile de développer des modèles d’incubation
dense l’offre de concréti- sation. » Cet effort trouve son application dans le
formation, c’est le projet rythmé par les stress tests et jalonné par de l’assess-
Dans les écoles, le future entrepreneur est un oiseau rare
seignement de l’entrepre- Paris ou des Mines d’Alès neuriat est désormais na- qui se sont toutes rapide- tional. Les universités avec ment intéressées à la créa-
directement liés aux for- mations en dupliquant les process de pré-incubation
mastère spécialisé Entre- prendre de l’école lyon- naise, par exemple. Les
ment et du mentoring. Son but est de leur faire com- prendre qu’en dépit des apparences, les partici- pants du programme ne sont plus à l’école mais dans le monde du busi- ness : c’est une véritable première année d’entre- preneur », continue Mi- chel Coster.
Ce qui donne la dynamique au master, c'est le projet rythmé par les stress tests et jalonné par l'assessment et les mentorings
FÉVRIER 2015
les pôles PEPITEs notam- ment, les associations, les chambres consulaires, les organisations patronales, voire même l’école... Cha- cun apporte sa pierre à
tion et au transfert de tech- nologies. « Aujourd’hui, ce n’est pas tant un manque de formations qui va empêcher la France d’être dotée d’entrepre-
dans les formations en- trepreneuriales. Même si les dispositifs PEPITE s’y intéressent, il est néces- saire de passer un cap. Et lier plus concrètement
premiers mois sont l’oc- casion de constituer des conventions d’idées. Leur validation entraîne une étude de faisabilité et l’ité- ration du business plan en
ENCOURAGER À FAIBLE COÛT
Voyons le verre à moitié
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