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n°17
CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Ma1
rché du MICE (Meeting, Incentive, Convention & Events)
CONVENTIONS ET SÉMINAIRES : LES ENTREPRISES FRANÇAISES ONT DÉPENSÉ 5,2 % DE MOINS EN 2014
MICE : Evolution des dépenses des entreprises françaises et étrangères établies en France de 1998 à 2014, par rapport à N-1
6% 4,8% 4,5%
Base 0
2,8%
2,7% 1,6% 1,2%
-3,2%
2,3%
1,8%
2TYPES DE SÉMINAIRES : TRAVAIL, TRAVAIL ET ENCORE TRAVAIL
Informer et motiver. Telles sont les deux principales vocations du séminaire dont le terme géné- rique cache une multitude de formes différentes : formation, présentation de nouveaux produits ou de nouveaux collaborateurs, incentive... « Depuis une quinzaine d’années, on mélange tous types de contenus dans les séminaires, explique Mark Watkins, président de Coach Omnium. Cela n'a pas changé avec la crise, même si l'on a tendance aujourd'hui à tout rationaliser, en organisant tout sur le même lieu, et sur de plus courtes durées. » Les réunions professionnelles constituent un poste facilement rogné en temps de crise. C'est sans doute ce qui explique, d'après le Baromètre Coach Omnium 2015, la réduction en 2014 de la durée et de la fréquence des manifestations. En effet, les réunions d'une journée, et surtout d'une demi-journée, augmentent aux dépens des événe- ments se déroulant sur deux ou trois jours. Les entreprises semblent préférer les simples réunions régulières moins coûteuses, plus courtes, et essentiellement dédiées au travail afin de réduire les frais. « Il y a quelques années, nous organisions un séminaire avec l’ensemble des collabora- teurs ; aujourd’hui, pour des raisons de coût, nous les limitons au top management », confirme Pierre Lasry, président fondateur de Lowendalmasaï, un cabinet de conseil en management global des... coûts. En somme, les pratiques évoluent. Ces rassemblements professionnels ont vu leur durée moyenne passer en 15 ans de trois à deux journées en moyenne. Surtout, moins de la moitié des séminaires d’entreprise incluent désormais l’organisation d’une activité annexe, sportive, lu- dique ou culturelle, contre trois sur quatre jusqu'en 2009. Place au travail. Pour Pascal Visintainer, directeur commercial et marketing hôtels de Lucien Barrière Hôtels et Casinos, « cela est dû à l’impact de la crise. Les incentives, lorsqu’ils sont maintenus, sont moins "luxueux" et plus orien- tés "business", c’est à dire avec un objectif précis de team building ou d'apprentissage ». Une ob- servation confirmée par Pierre Lasry : « Deux tiers du temps de nos séminaires sont consacrés au travail. Il ne s’agit donc pas de vacances mais bien de répondre à un objectif stratégique défini plusieurs mois à l’avance ».
1,4%
8,1 Md€ en 2014
4,2%
-4,9%
1,2%
1,1%
-5,2%
-7,8%
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
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FÉVRIER 2015


































































































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