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CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Voyages d’affaires en avion
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les années qui viennent avec la conversion des compa- gnies low-cost à ce (juteux) segment de marché. Easyjet et Vueling s’y sont déjà mises. Ryanair suit le mou- vement, avec une offre dé- diée lancée à la fin de l’été. « L’émergence du low-cost dans le voyage d’affaires commence seulement et concerne surtout les vols
rié. » Pour éviter la fuite des clients affaires en pé- riode de restrictions bud- gétaires, certaines compa- gnies ont lancé une classe intermédiaire baptisée pre- mium economy. C’est le cas d’Air France ou, plus ré- cemment de Lufthansa. Un moyen de voyager avec da- vantage de confort sans pour autant faire exploser le bud-
France a déjà séduit trois millions de passagers. Mais cela n’empêche pas cer- taines compagnies de rester prudentes. « Chez Malaysia airlines, nous n’avons pas de classe premium economy car nous craignons de voir des passagers de classe af- faires descendre en pre- mium », justifie Jean-Fran- çois Raudin. L’autre raison
rythme de chaque passager est clairement une grande tendance du marché », constate Eugénie Audebert, chef de produit business long-courrier chez Air France. Dans cette optique, la compagnie tricolore pro- pose une pré-réservation des plats chauds à la carte. On retrouve une offre similaire notamment chez Malaysia Airlines, où le client peut sélectionner son repas avant le départ parmi une ving- taine de plats différents. Pour plus de proximité avec le client, British Airways a, pour sa part, choisi d’équiper son personnel de bord d’iPad sur lesquels sont téléchargées les infor- mations concernant chaque passager. « Le chef de ca- bine sait si tel ou tel client a subi un retard de bagage lors d’un vol précédent ou bien s’il a des préférences en matière de repas, de vin ou encore s’il aime être as- sis côté couloir ou côté fe- nêtre », détaille Patrick Mal- val.
Il n'y a plus de limites. Regardez Etihad (Abu Dhabi), qui vient de lancer dans ses avions des appartements de luxe avec majordome
courts et moyen-courriers », précise Michel Dieleman. Or, c’est sur le long-courrier que la classe affaires est particulièrement prisée. « Le curseur est souvent placé autour de six heures de vol, note Michel Dieleman. La durée de la mission compte également. Un aller-retour sur trois jours en classe éco sera pénible pour le sala-
get. Ce qui va faire plaisir au directeur financier. « Il arrive que l’on envoie le salarié en business class à l’aller pour qu’il arrive en bonnes conditions, et de lui prendre un vol en premium economy pour le retour », remarque Michel Dieleman. Et cela fonctionne. Depuis son lancement en 2009, la premium economy d’Air
est simple : déployer une nouvelle classe dans toute une flotte d’appareils coûte cher, très cher.
LA MORT DU SIÈGE INCLINÉ
Pour se différencier en bu- siness class, les compagnies aériennes misent d’abord sur la personnalisation du service. « S’adapter au
La concurrence se joue éga- lement sur le confort en ca- bine. Et comme le sommeil de l’homme d’affaires est précieux, le full-flat bed (siège-lit qui se déplie en- tièrement à l’horizontale) est devenu en quelques an- nées un standard incontour- nable. « Les sièges inclinés en classe affaires, c’est ré- volu », confirme Michel Dieleman. Lancées en juin dernier sur la liaison Paris- New-York, les nouvelles ca- bines business d’Air France revisitent ce concept avec un fauteuil design présenté
Les compagnies qui proposent l’op- tion « hôtesse de l’air comique » sont celles qui s’en sortent le mieux
En classe éco, la « guerre de
Insolite
DÉC. / JANV.
Cet été, à quelques jours d’écart, dans le ciel américain, deux avions ont dû être déroutés pour cause de prises de bec entre passagers de classe éco. Au cœur de la discorde : l’inclinaison des sièges, qui peut indisposer sérieusement le voisin de derrière. Le problème n’est pas nou- veau. Qui, en effet, n’a jamais connu en avion le plaisir de sentir contre ses genoux la douceur du siège de devant ? Médiatiquement baptisée « guerre des jambes », cette série d’incidents peut prêter à sourire. Mais elle est prise très au sérieux par les compagnies aériennes, bien que le phénomène reste actuellement marginal et très... américain. Outre-At- lantique, certains passagers vont même jusqu’à s’offrir (pour une vingtaine de
dollars) un joujou baptisé « knee defen- der » (protège-genou), qui permet de bloquer l’inclinaison du siège devant soi. Le top en matière de savoir-vivre. « J’ai longtemps travaillé chez American Airlines, explique Jean-François Raudin, directeur du marketing et des ventes chez Malaysia Airlines France. J’y ai vu des comporte- ments de passagers que je n’ai ensuite jamais rencontrés chez Malaysia Airlines. Cela s’explique par le fait qu’il y a dans nos appareils une densification moindre que dans ceux des compagnies euro- péennes ou nord-américaines. »
Pour prévenir d’éventuelles guerres des jambes en plein ciel, les compagnies tra- vaillent beaucoup à l’amélioration des sièges en classe éco. « Nous avons en-
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