Page 53 - EcoRéseau n°16
P. 53
es jambes » a commencé...
tièrement revu le design du fauteuil afin de libérer de l’espace pour le passager », souligne Eugénie Audebert, chef de produit business long-courrier chez Air France. Même chose chez Korean Air où l’on a mis en place un siège dont le dos s’allonge en même temps que l’assise coulisse vers l’avant, afin de ne pas toucher les genoux du voisin de derrière. Tablettes plus hautes, sièges plus fins voire carrément suppression des sièges inclinables... tous les leviers sont bons pour gagner quelques centimètres d’espace pour les gambettes, sans pour autant réduire le nombre de sièges.
L’autre moyen d’éviter les bagarres en vol est d’occuper les passagers. « Nos écrans sont passés de six à neuf pouces et nous proposons plus de 1000 heures de films »,
souligne Eugénie Audebert. « Sur un vol long-courrier, si vous avez de quoi vous oc- cuper l’esprit, le fait que le siège de devant s’incline vous gênera moins », confirme Patrick Malval, directeur général de British Airways pour l’Europe de l’Ouest. Pour dé- tendre au mieux ses passagers, la compagnie britannique ne manque pas d’imagination. Elle a lancé cet été sa chaîne baptisée « Paws & relax », sur laquelle on peut visionner à l’envi... des vidéos de chiens et de chats (trop mignons). « De nombreuses recherches indiquent que ce type de vidéos peut amé- liorer la sensation générale de bien-être », justifie Richard D’Cruze, responsable du di- vertissement à bord chez British Airways. On n’arrête pas le progrès.
WI-FI OR NOT WI-FI ?
Les compagnies rivalisent également sur le plan des nouvelles technologies. Mu- sique, jeux vidéo, centaines d’heures de films et de sé- ries, téléphones, prises USB, alimentations... Le passager en classe affaires aura du mal à s’ennuyer. Reste la grande question du Wi-Fi à bord, qui n’est pas encore
Business guides - Voyages d’affaires en avion CLUB ENTREPRENDRE
Le full-flat bed est devenu un standard incontournable, les sièges inclinés en classe
www.ecoreseau.fr
n°16
comme un « cocon » dont les formes arrondies créent un espace privatif pour chaque passager. Le tout avec un accès direct à l’al- lée, quel que soit l’empla- cement du siège. De son côté, British Airways, qui revendique la paternité du
entré dans les standards. Et encore moins le Wi-Fi gra- tuit. Ainsi, des compagnies comme Air France ou Bri- tish Airways n’ont pas l’in- tention de généraliser ce service... pour l’instant. « Nous sommes encore en phase de réflexion, reconnaît
de données téléchargées (Singapore Airlines, TAP Portugal...), celles qui pro- posent des forfaits à l’heure, à la journée, au vol, voire à l’année (Etihad, Luft- hansa...) et celles qui font payer selon les frais de roa- ming (TAM, Saudia...). En
de repassage, des espaces de repos ou de travail (avec scanners, photocopieuses...), et même des soins du vi- sage, des massages ou des spas. Là encore, les com- pagnies moyen-orientales mettent le paquet. Ainsi le nouveau salon business de
affaires sont révolus
full-flat, en est à la qua- trième version depuis le lan- cement de cette innovation à la fin des années 1990. A noter que, pour les plus stressés, les sièges de cer- tains vols de Qatar Airways sont dotés d’une fonction massage du dos intégrée... Cela dit, celui qui n’a pas sommeil peut préférer l’A380 de Korean Air dont la totalité du pont supérieur est dédiée à la classe af- faires. Il y trouvera, à l’avant et à l’arrière de la cabine, des salons équipés de bars à cocktails ainsi qu’une boutique duty-free.
Patrick Malval. Nous atten- dons que la technologie soit parvenue à un certain degré de maturité avant d’inves- tir. » Le moteur de recherche Momondo a récemment dressé un inventaire en la matière. Il en ressort de grandes disparités entre les compagnies qui offrent le Wi-Fi à leur clientèle d’af- faires (SAS, Turkish Air- lines, Hong-Kong Air- lines...), celles qui font payer en fonction du type d’ap- pareil connecté (Emirates, Oman Air...) ou du volume
deux mots : la jungle.
Au sol également, les com- pagnies bichonnent leurs clients business class. Zone d’enregistrement et file d’embarquement dédiées sont des classiques. « L’ob- jectif est d’aller vers tou- jours plus d’efficacité et de fluidité », commente Eugé- nie Audebert. Les salons également évoluent sans cesse vers toujours plus de confort et de raffinement. On y trouve des offres de restauration haut de gamme, des douches, des services
l’aéroport international Ha- mad à Doha (Qatar), avec
armi ses 10000m2, compte p.
les plus grands du monde. Cet espace cinq étoiles lu- mineux et design est réparti sur deux niveaux. Il peut accueillir jusqu’à 1000 vi- siteurs en même temps et dispose d’une piscine à dé- bordements de 15m sur 7m... Qui dit mieux ?
Yann Petiteaux
DÉC. / JANV.
53


































































































   51   52   53   54   55