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CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Voyages d’affaires en avion
Game of (business) Thrones
Au sol comme en cabine, la clientèle d’affaires est dorlotée. Les compagnies moyen-orientales et asiatiques semblent les plus douées à ce peQtit jeu, mais leurs homologues européennes
et américaines n’ont pas dit leur dernier mot. Tour d'horizon.
uelles que soient les extrêmement concurrentiel, Qatar Airways a été nom- zones de turbulences même s’il est relativement mée « meilleure classe af- dans le ciel écono- restreint en termes de nom- faires » deux années de suite
« Mais quelle idée de servir du Dom Pérignon à bord aussi... »
BUSINESS CLASS VS PREMIUM ECONOMY Le contexte concurrentiel sur la classe affaires ne risque pas de faiblir dans
mique mondial, les compa- bre de passagers », analyse par Skytrax en 2013 et 2014.
gnies aériennes se livrent une guerre sans merci sur le créneau de la classe af- faires. Un produit straté- gique sur lequel elles conti- nuent d’investir massive- ment pour imposer leur dif- férence. Logique. « La bu- siness class étant en moyenne quatre à six fois plus chère que la classe économique, elle reste la
Patrick Malval, directeur général de British Airways pour l’Europe de l’Ouest et de la filiale Openskies. D’une manière générale les compagnies ont du mal à gagner de l’argent, elles se concentrent donc sur la bu- siness class. Or la clientèle d’affaires est assez volatile. Cela explique que la concur- rence soit féroce sur ce seg-
Cependant, l’écart avec les grandes compagnies euro- péennes et américaines se réduit sensiblement, car celles-ci sont bien décidées à ne pas se laisser distancer. « La concurrence est ren- forcée par l’arrivée de nou- veaux entrants qui possèdent des avions récents et se li- vrent à une surenchère en matière de services, constate
La business class étant en moyenne quatre à six fois plus chère que la classe économique, elle reste
la plus rentable
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plus rentable, souligne Mi- chel Dieleman, président de l’Association française des travel managers (AFTM). Chaque compagnie sait bien que si les autres investissent et pas elle, elle finira par se faire manger. » Une guerre économique à coups d’innovations et de millions d’euros qui profite au voya- geur, car si les prestations montent en gamme à tous les étages, les tarifs eux res- tent plutôt stables. « Le mar- ché de la classe affaires est
ment de marché. « Ce seg- ment est prioritaire pour toutes, confirme Jean-Fran- çois Raudin, directeur du marketing et des ventes chez Malaysia Airlines pour la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce. Au- cune compagnie ne fera d’économie là-dessus. » Dans cette course à « qui aura la plus belle business class », les compagnies asia- tiques et moyen-orientales sont les plus performantes. Ce n’est pas un hasard si
Jean-François Raudin. Les classes avant sont devenues un enjeu stratégique pour les compagnies et il n’y a plus de limites. Je citerais pour exemple la compagnie Etihad (Abu Dhabi), qui vient de lancer dans ses avions des appartements de luxe avec majordome. »
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