Page 44 - EcoRéseau n°15
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n°15
CLUB ENTREPRENDRE Créer aujourd’hui - Fonder une Ecole
C'est pas sorcier ?
L Créer une école et se faire une place au soleil entre les mastodontes de l'enseignement supérieur parfois centenaires... Difficile mais pas impossible.
’école n’est pas une s’inscrire sur le long cours. d’une part et des entreprises « La Conférence des grandes entreprise. Et former, en matière de formation écoles (CGE) ne doit pas ce n’est pas travail- UN MONDE continue d’autre part, force compter d’école qui a moins
ler. Des slogans qui amènent FINALEMENT ASSEZ est d’admettre que la solu- de dix ans d’existence. Si on à opposer le monde de la pé- CONSERVATEUR tion choisie par les acteurs assiste à plus d’entrées que dagogie à celui des actifs. Depuis les années 90, on ob- de l’enseignement supérieur de sorties, il s’agit seulement L’enseignement, même su- serve des effectifs en aug- réside davantage dans la de quelques unités par an qui périeur, est souvent placé mentation constante dans les création de nouvelles forma- grossissent nos rangs. Cette dans une logique inverse de établissements, de 133% tions ou l’élargissement des année, ce fut le tour de Paris celle de l’entreprise. Pour- pour les écoles d’ingénieurs cohortes. Option préférée à Dauphine en tant qu’école
Les nouvelles écoles ont besoin de profils – sociologues, experts professionnels... – qui « sentent la société » pour être membres des comités de perfectionnement pédagogique
tant c’est main dans la main que les projets pédagogiques se précisent pour accoucher d’écoles innovantes voulant
et de 184% pour les écoles de management. Malgré une demande toujours croissante de la part des bacheliers
la création de nouvelles écoles. Encore plus lorsqu’on se penche sur un enseignement de qualité.
de management par exem- ple », confirme Francis Jouanjean, délégué général de la CGE. Les vraies nou- veautés ne sont donc pas monnaie courante, même si ce phénomène est valable pour toute la zone Europe.
44 NOVEMBRE 2014
critères du Financial Times. Mais toutes les écoles ne connaissent pas un destin heureux. A l’initiative de Bruno Bich, Martin Bouygues et Claude Bébéar, le MIP (Management Insti- tute of Paris) ambitionnait de faire partie des meilleurs éta- blissements français à n+10 de l’année de création (2004). Destin brisé, puisque l’établissement est absorbé
en 2010 par l’EDHEC. La marque MIP disparaît et les structures sont rattachées à l’ESPEME, école de mana- gement du groupe EDHEC. Selon les experts de l’obser- vatoire Boivigny, l’échec du MIP serait imputable à l’éparpillement des forma- tions ; les cinq marques commerciales dédiées à la visibilité des différentes for- mations n’ayant pas réussi à
LES DESTINS TRÈS DIVERS DES PETITS NOUVEAUX
Des exemples existent néan- moins. Et non des moindres. Au siècle dernier, l’IN- SEAD, l’un des leaders eu- ropéens dans la formation continue, a vu le jour en 1957. Plus près dans le temps, l’IMD (Institue for Management Development) de Lausanne propose un MBA réputé mondialement, malgré une institution qui dans sa forme actuelle ne date que des années 1990. Elle a été le résultat de la fu- sion entre l’IMI Genève créée en 1946 par Alcan, et l’IMEDE créée par Nestlé en 1957. Outre-Rhin, l’ESMT (European School of Management and Techno- logy) a été fondée à l’initia- tive d’un groupement d’entreprises, avec comme ambition d’en faire un leader européen. En moins de dix ans, l’établissement a obtenu son accréditation AMBA en 2009, et est parvenu au prin- temps 2014 à décrocher une 27e place dans le classement des écoles en matière d’édu- cation exécutive, d’après les
De nouvelles écoles, pour ne plus avoir affaire au classique prof ringard..."


































































































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