Page 29 - EcoRéseau n°12
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n°12
CE
A la Une - Entrepreneurs de moins de 30 ans LUB nTREPREnDRE









Julie Pouliquen 

cofondatrice à 25 ans de La Cordée, espace 

de coworking à Lyon
« notre cursus a constitué un contre-feu intéressant »





©DR
Quand une Bretonne et un Alsacien se ren- avaient alors à peine 25 ans, n’a en revanche neurs confirmés de voir si le projet de leurs confirme-t-elle. Plus qu’un simple concept 
contrent à Paris pendant leurs études, c’est à pas constitué un frein majeur. « Notre cursus, interlocuteurs était cohérent. »
de coworking, nous considérons La Cordée 
Lyon qu’ils font leurs premiers pas communs même si nous ne cherchons pas à le mettre comme un écosystème comprenant des es- J
dans l’entrepreneuriat. Si le théorème de en avant, a sans doute constitué un contre- paces de travail, où les membres peuvent EUNES PREMIERS DE CORDÉE
base ne se valide pas systématiquement, feu intéressant à ce niveau-là. Ensuite fal- également trouver d’autres services. Nous Un peu plus d’un an après, ces cinq investis- 
lait-il trouver un banquier croyant voulons avant tout enrichir cette offre. seurs ont toutes les raisons de se féliciter 
c’est en tout cas ainsi que les choses se sont » Une d’avoir cru au projet. La Cordée propose au- 
passées pour Julie Pouliquen et Michael réellement au projet. »
activité de formation a été initiée, qui prend jourd’hui six espaces de coworking ouverts 
Schwartz, son associé. Tous deux sortis ses marques peu à peu, et un panier d’offres Un an plus tard, Julie Pouliquen et Michael 
d’HEC, ils ont créé La Cordée à Lyon, fin partenaires, allant du cinéma aux réductions Schwartz ont repris leur bâton de pèlerin 24h/24 et tous les jours de la semaine : trois 
2011. Un projet entrepreneurial qu’il a tout dans des magasins de running, a été créé. pour séduire des investisseurs et donner à La à Lyon, un à Villefranche-sur-Saône, un à 
d’abord fallu expliquer aux partenaires fi- Dans le même temps, Julie Pouliquen et Mi- Cordée les moyens de ses ambitions. « Nous Paris à proximité de la gare de Lyon et un .
nanciers qui devaient s’engager dans l’aven- chael Schwartz s’efforcent de développer les avons trouvé un groupe de business angels, dernier à Morez, dans le Jura. « Nous avons 
ture. « La Cordée propose des espaces de relations entre les membres, à travers des qui, là encore, ne se sont pas attardés sur déjà fidélisé 350 membres et nos espaces de 
coworking, explique Julie Pouliquen. Le soirées notamment. « Ce qui relie les gens notre âge, mais qui nous ont poussés dans Lyon ne sont pas loin d’afficher complet », 
concept fait son chemin petit à petit dans les chez nous, c’est l’état d’esprit, l’envie de nos retranchements pour voir si nous étions précise Julie Pouliquen. La réflexion est 
esprits, mais il y a trois ans, il était totale- partager et d’échanger. La Cordée a voca- en mesure de mener l’aventure à son terme. donc engagée autour de l’ouverture d’une 
nouvelle Cordée dans la capitale des Gaules. 
ment inconnu en France et il a été nécessaire tion à créer un sentiment d’appartenance à
» Une forme d’exigence, que la jeune entre- Pour autant, les deux créateurs de l’entre- 
d’expliquer aux banquiers ce que nous vou- preneure juge constructive. « Il n’y avait au- prise ne souhaitent pas forcément grandir à une communauté. »
lions faire, avant même de penser à les cune défiance liée à notre manque 
convaincre. » L’âge des deux associés, qui
d’expérience, mais plutôt le désir d’entrepre-
tout prix. « Ce n’est pas une priorité,
J.D





Lucas Florentin


25 ans à la création de 
nosbonsplatschezvous.com, 

qui revisite les plateaux repas


©DR
Une ambition façonnée en Ecole de 

commerce puis aux Etats-Unis





Fils et petit-fils de chef d’entreprise, la voie ser ses idées et m’a surtout aidé à ne pas 
professionnelle de Lucas Florentin était commettre quelques erreurs de jeunesse. » 
tracée. « Tout petit, je savais qu’un jour je Le créateur en herbe bénéficie également 
monterais ma propre société », affirme-t- de la confiance que veulent bien lui accor- 
il. Une ambition qu’il a façonnée en école der les chefs qu’il contacte. Une forme de 
de commerce, dans un premier temps, puis validation du projet, puisqu’ils acceptent 
aux Etats-Unis, où il est parti faire un d’associer leur nom à cette aventure portée 
stage. Il en revient avec l’idée de dévelop- par garçon qui n’a pas 25 ans.
per une nouvelle approche de la livraison Une formule à succès en tout cas. Créée en

de plateaux repas sur le lieu de travail. « janvier2011, nosbonsplatschezvous.com
C’est un marché complexe, polyforme, en- est rapidement montée en puissance. Pré- 
core très peu développé en France. J’ai .
sente à Lyon et Paris, la société réalisera 
opté pour la livraison de plateaux repas cette année 1,7 M€ de chiffre d’affaires 
chauds, réalisés à partir de recettes créées avec une quinzaine de salariés. « Dans un 
par de grands chefs, ce qui constitue deux premier temps, je vais m’efforcer de conso- 
critères de différenciation forts. »
lider notre présence sur les marchés lyon- 
nais et parisien, puis je m’attaquerai sans Dans ce projet, Lucas Florentin bénéficie 
doute à d’autres villes », précise Lucas Flo- tout d’abord de l’appui de son père, qui 
rentin.
possède une dizaine d’établissements de 
restauration entre Lyon et Paris. « Il m’a 

soutenu moralement, tout en me laissant 
agir à ma guise. Il n’a pas essayé d’impo-
J.D

J-A2014 
UILLETOûT 29


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