Page 40 - EcoRéseau n°8
P. 40
www.ecoreseau.fr
n°8
CE
LUB NTREPRENDRE Business guides
l’événement, de plus en plus n’avons pas l’impression sonnes en lisière du projet : porter l’événement hors de
d’entreprises à rayonnement que les choses soient for- faire des choses spécifiques France. Notre choix s’est
international font donc dans malisées à ce niveau. Nous pour les deux groupes. « Et donc porté sur Marrakech,
la pédagogie et expliquent, sommes plutôt dans la spon- trouver des moments fédé- destination plus simple d’ac-
par exemple des notions de tanéité, contrairement aux rateurs, des fêtes. Les points cès pour les collaborateurs
macroéconomie à leurs sa- moments de difficulté. Les communs entre un plan so- basés en Algérie ». Autre
lariés. Chez Danone, on a bonnes nouvelles ne sont cial et un moment heu- obstacle de taille au rendez
pris l’habitude de réunir pas forcément des choses reux ? C’est avant tout le vous : la fonctionnalité des
mensuellement les unités qui s’anticipent », raconte besoin de proximité entre lieux. Aujourd’hui, les en-
de fabrication, non pas pour
Guillaume Aper. Il n’em-
les salariés et le manage-
treprises souhaitent des soi-
rées plus interactives où la L'espace touristique prisé demeure celui
technologie n’est pas en
reste. Ce faisant, les pres-
tataires de loisirs, à l’image qui concentre le plus de services et
de Disney Business Solu-
tions, proposent des options l’offre la plus personnalisable possible
numériques dernier cri :
nouvelle offre Wifi avec
page d’accueil personnali-
sable, possibilité d’une seg-
parler d’objectifs de pro- pêche qu’il faut également ment de l’entreprise », pour- mentation des accès, priva-
.
duction mais pour aborder gérer ses moments positifs : suit-il. Plusieurs obstacles tisation du parc et nouveau
enjeux marketing, ou ac- incentive à destination des peuvent s’opposer à ce be- service info-décor à dispo-
quisition/perte de parts de commerciaux, annonce soin de proximité. Obstacle sition des meeting planners,
marché. Les réorganisations d’une nouvelle gamme de géographique par exemple offres clé en main... Ne reste
passent donc par plus d’in- produits, changement de pour les groupes interna- plus qu’à connaître le mes-
formation et une meilleure marque... L’élan ne doit pas tionaux, qui souhaitent re- sage à faire passer et acheter
considération des salariés. être freiné en interne par grouper leurs troupes. Chris- des oreilles de Mickey à
Un pas de géant depuis les des salariés peu impliqués. tian Ménard prend l’exem- ses collaborateurs.
« Temps Modernes » !
Il importe donc de commu- ple d’une entreprise fran-
niquer et de récompenser çaise à fort déploiement en
les personnes directement Afrique du Nord : « Dans CÉLÉBRER LES
impliquées. Tout comme il ce cas de figure, il a été RÉUSSITES
est nécessaire de faire passer plus facile, notamment pour Et les moments d’euphorie Maintenant nous
le message auprès des per-
des question de visa, d’ex-
dans tout ça ? « Nous
Geoffroy Framery
nous aimons tous
Paris-Île-de-France :
Un tourisme de cols blancs en demi-teinte ?
Déchue de sa première place en tant que majeur. Les lieux scientifiques ont effective-
destination touristique mondiale, Paris perd ment accueilli en 2012 le plus de manifesta-
aussi de sa superbe aux yeux des congres- tions (44% contre 30% en 2011), suivis des
sistes. Dans son rapport 2013, la CCI Paris- centres de congrès. Ceux-ci, avec 64% de
Île-de-France décortique méthodiquement congressistes accueillis, attirent les plus
les grandes tendances du tourisme de congrès. grandes manifestations grâce à une capacité
Quelles évolutions notoires par rapport au d’accueil plus adaptée. Les hôtels n'ont hé-
cru 2011? D'abord, un nombre d’évènements bergé que 8% des événements. La fréquen-
en hausse pour l'année 2012 certes, mais tation des congrès franciliens (625770) est
avec des effectifs à la baisse malgré l’inter- en baisse de 21% par rapport à 2011. Côté
nationalisation croissante. Comme à son ha- portefeuille, les retombées économiques sont
bitude, le médical représente le secteur
estimées à 1,03 milliard d’euros en 2012.
M2014
40 ARS

