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Culture du rebond - Anne-Cécile Worms, entrepreneure en série dans les arts digitaux cLUB EnTREPREnDRE
dettes. Nous devions re- vendre l’entreprise à France Télécom. Mais avec le recul, j’aurai dû renoncer plus tôt, relativise la serial entrepreneure. La seconde leçon que j’ai ap- prise est la conséquence de la première. Celle de la solitude de l’entrepre- neur. »
l’éclatement de la bulle Internet. Mais de cette ex- périence, je retiens qu’il faut surtout apprendre à dire non quand les déci-
le MCD (magazine des cul- tures digitales) », relate l’ancienne directrice des publications. Mais après 13 ans de diffusion, anne-
sociatif amène également anne-cécile Worms sur de nouveaux chantiers, comme son média en ligne « Ma- kery », dédié à l’univers
ment, je suis également une formation sur le leadership à Stanford », relate la diri- geante.
droits d’auteurs représen- tent 50% de la prestation. Nous avons également lancé un “Art Lab” », se réjouit l’entrepreneure. au- jourd’hui, ce travail de ré- seautage et de production artistique commence à por- ter ses fruits. EaDS, la Gare de l’Est, airbus et des grandes marques d’al- cool font appel aux services d’art2M qui a déjà lancé des œuvres telles que le gant connecté du beatboxer Ezra, les lapins fluorescents d’Edouard Kac, le projet Waterlight – des leds qui s’illuminent au contact de l’eau – d’antonin Four- neau... Mais la soif d’en- treprendre d’anne-cécile
outre des partenaires qui prennent rapidement la poudre d’escampette, une désillusion plus grande at- tend anne-cécile Worms au moment de la faillite : « J’avais 17 salariés. Je croyais qu’avec le fonc- tionnement start-up, il y avait une plus grande proximité avec l’équipe, qu’on réussissait mais aussi qu’on se plantait en- semble. Mais en fait, tout cela est faux, on se plante tout seul », explique anne- cécile Worms.
« Plus jamais entrepreneure ? » Aujourd'hui, elle dirige Art2M, plusieurs médias spécialisés, son association, et elle lance une nouvelle plateforme de vente d'art en ligne
La collaboration avec son
Malgré cet échec, les re- lations avec les investis- seurs restent bonnes. « Nous avions co-construit le business model avec les investisseurs qui vivaient également de plein fouet
DE L’ASSOCIATIF À UNE NOUVELLE SOIF D’ENTREPREN- DRE
Worms n’est pas enco. étanchée. Si bien que l’en- trepreneure a récemment lancé art Jaws, plateforme de vente d’œuvres d’art en ligne, en partenariat avec axa, tout en perpétuant son asso, ses médias web et bien sûr son entreprise art2M. Sacré rebond.
sions sont seulement prises au nom de la performance et non pour la pérennité de l’entreprise. Il faut sa- voir imposer sa vision et ne pas penser à revendre son entreprise trop vite. Cette aventure m’a donné une posture de prudence », confie anne-cécile Worms.
cécile Worms a récemment décidé de stopper la conception de son média. « Le papier est un business sans modèle où il faut sans cesse se battre pour trouver de nouveaux partenariats. Mais le métier, je l’adorais : faire de la veille, être édi- trice, journaliste, rencontrer des producteurs, des ar- tistes, monter des forma- tions qui mêlent numérique et art... » au fil des années, l’entrepreneure se constitue un carnet d’adresses foi- sonnant de contacts inter- nationaux. Le magazine lui servira dès lors de tremplin pour repartir sur les voies de l’entrepreneuriat. L’ex- périence sur le terrain as-
des « makers », le lance- ment de Moocs ou de formations en lien avec le numérique...
premier associé se termine en 2013. « Je décide de lui revendre la marque com- merciale Digital Art et continue avec une nouvelle identité Art2M. Au- jourd’hui, Jérôme Chailloux, également en- trepreneur, m’a rejoint en tant que directeur de l’in- novation. Notre modèle économique repose sur la commercialisation de co- production artistique ex- clusive et donc sur le talent de l’artiste et la vigueur de la communauté qui sou- tient les productions. Et nous tenons également à répartir équitablement les richesses sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Les
après cet échec, « je me suis dit que je ne serais plus jamais entrepreneure, mais j’avais en tête la créa- tion d’une association pour lancer ce qui deviendrait
Geoffroy Framery
Le déclic? Une rencontre avec un éditeur spécialisé dans les arts numériques, qui crée une communauté en ligne à chaque sortie pour actualiser son contenu. « Je décide alors de co- fonder la SARL Digital Art International qui propose aux entreprises et aux col- lectivités des productions artistiques sur mesure. Nous avons décidé de mieux choi- sir nos partenaires. Axa rentre ainsi au capital parce que ce grand groupe est leader mondial dans le do- maine de l’art. Conjointe-
re
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