Page 86 - EcoRéseau n°35
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n°35
ArT De vIvre & PATrImoINe Baromètre Finance & Investissements
Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulier
éthique & Finance
uLES BONS PLANS DU MOIS
Cap sur la trufficulture
par
ce
Dans le petit monde des investissements-plaisir, la trufficulture, ou culture de la truffe, passe généralement inaperçue. Pourtant, les professionnels ne sont pas les seuls à pouvoir bénéficier
de l’engouement pour
savoureux champignon. Des
entreprises spécialisées vous
proposent d’acheter des chênes
truffiers, sous lesquels pousse l’or
noir, puis de vous verser chaque
année une partie de la récolte. Le
ticket d’entrée est relativement
bas (entre 200 et 400 euros en
fonction de l’âge du chêne), pour
une durée de vie de vingt ans
environ. en moyenne, un arbre
donne 50 grammes de truffes
annuellement, pour un prix à la
revente de 1000 euros le kilo.
50% de cette production est
versée au propriétaire de l’arbre, avec un système de mutualisation au sein de la truffière. malgré tout, comme dans le domaine du vin, rien n’est garanti : vous n’êtes pas à l’abri d’une mauvaise année...
apL
comporte une disposition qui fait débat dans les milieux fi- nanciers. elle concerne la rési- liation annuelle des contrats d’assurance-emprunteur et en- tend permettre à chaque assuré de résilier l’assurance de son prêt à chaque échéance an- nuelle. Le texte doit encore passer devant le Sénat en no- vembre, mais, s’il devait être adopté en l’état, il augmenterait les possibilités offertes par la Loi Hamon de 2014, qui ren- dait déjà possible le change- ment de contrat pendant un an après la signature du prêt im- mobilier à condition de présen- ter des garanties équivalentes. en faveur de cette disposition, certains politiques avancent des raisons économiques ou so- ciales : son adoption permet- traient d’offrir aux Français davantage de pouvoir d’achat, notamment en autorisant les anciens malades, les surendet- tés, les emprunteurs ayant perdu leur emploi ou les primo- accédants de souscrire un contrat auprès des assureurs al- ternatifs. De l’autre côté, les banques redoutent la totale dé- liaison du prêt immobilier et de l’assurance. Leurs arguments ne reposent pas seulement sur l’impact de cette mesure sur le produit net bancaire et leurs marges, déjà fragilisées, entre autres causes, par la pratique des taux faibles. elles font part
exploitante mais la société civile
qui en gère la propriété collective.
La GFv met en relation des
exploitants désireux de lever des
capitaux avec des particuliers qui
souhaitent investir dans le secteur.
vous devenez associé lorsque
vous achetez des parts.
L’investissement en GFv se
distingue par un ticket d’entrée
élevé (10000 à 20000 euros par
part) compensé par une fiscalité
relativement avantageuse. en
effet, les fruits de ce placement,
considérés comme des revenus
fonciers, sont soumis au régime du micro-foncier. L’argent placé en GFv offre par ailleurs une exonération de 75% pour l’ISF...
Arthur Cohen
Président Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques
pliquées au secteur financier
Libéraliser le marché de l’assurance-emprunteur ?
également de leur inquiétude concernant la possibilité d’em- prunter avec un risque aggravé de santé – ce qui constitue une possible menace pour la stabi- lité du secteur financier. en 2013, au moment où le projet de Loi Hamon était discuté, un rapport de l’Inspection géné- rale des finances déconseillait déjà la totale libéralisation de la résiliation des contrats d’as- surance-emprunteur : la « dé- mutualisation » des risques entraînerait progressivement l’impossibilité pour « les plus fragiles sur le plan de la santé, de l’âge ou des revenus » d’ac- céder à la propriété. L’Autorité de contrôle prudentielle et de résolution craint, de son côté, qu’une libéralisation accentuée du marché n’aboutisse sur une concurrence exacerbée et n’in- cite ainsi au développement de pratiques markéting ou com- merciales discutables. Une étude sur les impacts de cette disposition à la fois sur les sec- teurs bancaires et assurantiels, mais aussi sur la stabilité du système financier dans son en- semble, rassurerait certaine- ment les citoyens et aideraient les sénateurs à se déterminer. Peut-être serait-il pertinent de songer à inscrire dans la Constitution la nécessité de réaliser de telles études d’im- pact avant toute proposition lé- gislative ou réglementaire ? Cela permettrait à chacun d’as- sumer pleinement ses responsa- bilités.
Groupement foncier viticole : à consommer sans modération
e projet de loi « Sapin II », adoptée par les dé- putés fin septembre,
vous vous intéressez au vin, mais vous n’avez jamais franchi le pas qui sépare l’amateur enthousiaste de l’investisseur avisé ? Une solution peut être de passer par un groupement foncier viticole, ou GFv. Celle-ci
ne désigne pas la société
Options binaires : sept nouveaux sites hors la loi
rebelote : une fois de plus,
l’AmF met en garde contre les
campagnes publicitaires portant
sur le « trading d’options
binaires » diffusées sur le Web.
La plupart du temps, celles-ci
reposent sur des informations
inexactes, annonçant des
rendements farfelus. Le gendarme
de la bourse recommande aux
particuliers de s’assurer que
l’intermédiaire financier est bien
inscrit sur la liste des
établissements financiers
autorisés à exercer en France.
Dans le cas contraire, mieux vaut
ne pas répondre aux sollicitations,
conseille l’AmF. Celui qui passerait outre risquerait de ne pas être couvert par les règles de protection des investisseurs. La liste complète des sites non autorisés est consultable sur le site de l’AmF.
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Novembre 2016
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