Page 50 - EcoRéseau n°35
P. 50

www.ecoreseau.fr
n°35
CLUb eNTrePreNDre Business guides - Lieux d’évènementiels et nouvelles technologies
à l’instar de la réalité vir-
tuelle. Celle-ci est réguliè-
rement mise en place au châ-
teau de montvillargenne à
proximité de Chantilly, avant
tout pour son côté ludique.
« Lors d’un apéritif, d’un
cocktail ou tout autre mo-
ment de convivialité du sé- « Nous proposons des jeux complète Audrey Terai.
nouvelle technologie. et si certains scénarios vous font dévaler un grand huit, ou vous envoler dans l’espace, d’autres expériences peuvent se vivre à plusieurs, et contri- buer à renforcer la convi- vialité au sein d’une équipe.
cine surtout aujourd’hui pour l’expérience de la décou- verte, mais qui pourrait avoir à terme d’autres utilisations. « Nous en sommes au début, mais certains l’utilisent déjà pour des formations ou des présentations d’entreprise »,
L’un des participants vit l’expérience via le casque, les autres peuvent suivre son aventure
minaire, nous invitons les participants à découvrir l’ex- périence de la réalité vir- tuelle. Cela donne lieu à des situations assez ludiques puisque lorsqu’un des par- ticipants vit l’expérience via le casque, les autres peuvent suivre son aventure sur un écran », nous explique Au- drey Terai. Une expérience qui attire de nombreux par- ticipants intrigués par cette
sur un écran
où celui qui porte le casque prend les commandes d’une cuisine. Il doit ainsi suivre une recette et préparer un plat avec tous les ingrédients à disposition avant de l’en- voyer en salle. S’il est seul à interagir avec le casque, les autres participants qui suivent ses faits et gestes sur l’écran jouent aussi et lui donnent des conseils et l’aident. » Un outil qui fas-
International
« Nous pouvons développer des contenus sur mesure, faire visiter par exemple de nouveaux locaux grâce à un casque de réalité virtuelle, ou faire des formations pour qu’un ingénieur puisse vi- sualiser comment réaliser des manipulations déli- cates », surenchérit Jean- Philippe oudot, fondateur de Playtime Animations dont l’activité est justement de
« Oui chérie, ce soir nous re- gardons à la télé le séminaire de Rio où je devrais être... »
Nouvelles prérogatives des agences et lieux évènementiels
L’International Association of Conference Centers, association mondiale qui regroupe petites et moyennes entreprises du secteur, a publié en juin dernier une étude sur le futur du marché du MICE : The IACC Meeting Room of the Future. Et celle-ci est sans appel, d’après Mark Cooper, le PDG de IACC, « il existe des indicateurs clairs que l'adoption et l'utilisation de la technologie, la conception physique de l'espace de réunion et l'accent mis sur la création d'expérience seront de plus en plus importants ». Parmi les répondants, essentiellement des agences évènementielles, 75% indiquent que leur rôle implique aujourd’hui plus de création d’expérience par rapport à il y a deux à cinq ans. 77% d’entre elles déclarent que l’accès aux technologies interactives, comme les outils qui encouragent la participation du public ou les plateformes de communication et de collaboration, prennent de plus en plus d’importance par rapport aux années précédentes. L’étude remarque également qu’une partie croissante des budgets est à présent consacrée à la sécurisation et à la mise en place de nouvelles technologies comme des applications créées pour l’événement, l’utilisation de la technologie beacon qui permet de mesurer l’audience de l’événement et les allées et venues des visiteurs, ou encore le recours à la visioconférence. Et cela suppose des salles de réception qu’elles s’organisent. Les agences attendent en effet des lieux qu’elles choisissent que ceux-ci disposent d’une bonne connexion internet et d’une bande passante suffisante pour la mise en place d’activités technologiques lors de l’évènement. Une tendance qui devrait s'accroître sur les prochaines années selon l’IACC.
CHÉRIE, J’AI RÉ- TRÉCI L’ARMOIRE ! Les nouvelles technologies attirent donc parce qu’elles sont amusantes, mais elles peuvent également donner une autre dimension au contenu du séminaire. L’utilisation d’hologrammes 3D par exemple, permet aux initiateurs du séminaire de «transporter» des appareils volumineux qu’il leur est impossible de déplacer. Cer- tains laboratoires s’en servent pour faire découvrir à leurs collaborateurs des chaînes entières d’analyse médicale, quand des entreprises du sec- teur ferroviaire font de cette manière des démonstrations en hologrammes des ar-
proposer des innovations technologiques lors d’évé- nements d’entreprises. mais la limite reste souvent le coût de création de ces conte- nus sur mesure, qui avoisine les 20000 euros.
moires électriques qu’elles construisent. « Mettre l’ar- moire sur un stand ne permet pas de montrer la spécificité technique à l’intérieur. L’ho- logramme, lui, va permettre de faire tourner l’armoire. On pourra également lui en- lever une porte ou déplacer un transformateur, et ainsi passer en revue les petits détails à montrer au client », explique Jean-Luc Payno. Utile donc lors de séminaires pour les commerciaux, afin de leur faire visualiser un produit de l’intérieur ou au contraire leur montrer toute la chaîne d’analyse ou de création. « Le commercial a régulièrement un argumen- taire très précis concernant les spécificités techniques de ses produits, l’holo- gramme permet de les lui montrer », précise Jean-Luc Payno. L’argumentaire pro- duit est ainsi étayé par la preuve en image.
50 Novembre 2016
Cahier pratique n°1 - Évènementiel


































































































   48   49   50   51   52