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n°35
CLUb eNTrePreNDre Créer aujourd’hui - Hébergement de jeunes entreprises
La création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.
Toi, toi, mon toit !
LUn abri dans un climat plutôt hostile au début...
A la Technopole de l’Aube le calcul du loyer se fait en fonction du CA de l'entreprise. Quand celle-ci ne vend rien, nous ne la faisons pas payer
D'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.
Si la meilleure solution pour une start-up reste la pépinière, d'autres possibilités existent avec divers avantages à la clé
(services, accompagnement, tarifs préférentiels...). Tour d'horizon.
y sont mis à disposition. Au- tre atout : la flexibilité. Une pépinière offre en effet la possibilité d’agrandir régu- lièrement sa surface de bu- reaux en fonction de l’essor du projet. De même, le préa- vis en cas de départ est gé- néralement très court, beau- coup plus simple et souple
tion des problématiques des porteurs de projet. »
mération lyonnaise, les tarifs des pépinières sont progres- sifs. Ils s’établissent à 50% du prix du marché la pre- mière année, 75% la deuxième année et 100% la troisième année. « L’accès à une pépinière est plus fa- cile, comparé aux exigences des propriétaires privés, ren-
LOYERS ALLÉGÉS
La pépinière présente éga- lement un avantage de poids en matière de coût. Une partie des équipements étant mu- tualisée, l’entrepreneur peut se contenter de louer un petit
’an dernier, 525000 pinière, centre d’affaires, hô- entreprises ont été tel d’entreprises... Il est facile créées en France de se perdre dans la jungle
parapubliques. Ces structures proposent des locaux et bu- reaux, meublés ou non. Le matériel et l’ensemble des services nécessaires au bon fonctionnement d’une start- up (salles de réunion, espace détente, imprimante, wifi, documentation, secrétariat mutualisé, accueil télépho- nique, gestion du courrier...)
qu’un traditionnel bail 3/6/9. Les pépinières proposent éga- lement un accompagnement régulier du créateur d’entre- prise. « Nous assurons le suivi de l’évolution du busi- ness plan, la mise en place d’indicateurs précis et d’un tableau de bord, détaille Isa- belle Corbin, directrice de Pays d’Aix développement. De plus, nous disposons d’un réseau d’experts que nous pouvons mobiliser en fonc-
bureau à un tarif générale- ment imbattable. « Chez nous, le calcul du loyer se fait en fonction du chiffre d’affaires de l’entreprise, du nombre de salariés, etc., pré- cise Claire Langry, respon- sable communication et mar- keting de la Technopole de l’Aube. Cela signifie que quand l’entreprise n’est pas en mesure de dégager du CA, on ne la fait pas payer. » Autre exemple : sur l’agglo-
chérit Isabelle Corbin. Dans le privé, on va souvent vous demander des dépôts de ga- rantie, des cautions ban- caires... Pour une entreprise en création qui ne gagne pas encore d’argent, ce n’est pas possible. »
(chiffres Insee). Si vous faites des hébergements. voici
partie de ces heureux créa- teurs, vous vous êtes néces- sairement posé la question suivante : où vais-je bien pouvoir installer mon acti- vité ? Parc immobilier privé, technopole, incubateur, pé-
quelques clés pour mieux vous y retrouver.
Pour une jeune entreprise innovante, la meilleure so- lution est sans nul doute de se tourner vers les pépinières d’entreprises publiques ou
en revanche, pour avoir son bureau au sein d’une pépi- nière, le créateur doit défen- dre son dossier devant un comité d’agrément qui jugera du caractère innovant du pro-
J’aime ma boîte Le gouvernement actuel est à la dérive et les en- par Sophie treprises en sont les premières victimes. Les exemples pleuvent chaque semaine et le dernier
Un gouvernement schizophrène ?
Présidente d'eTHIC Présidente de SDme
C'est par ailleurs, en pleine fenêtre d'opportunité suite au brexit, un désastre total pour l'attractivité de la Place de Paris, en compétition avec Francfort, pour la- quelle les pouvoirs publics se sont pourtant mobilisés au plus haut niveau et de manière transpartisane (ville de Paris, région Île-de-France et Premier ministre) en juillet dernier !
de Menthon
est de taille.
Un an après le régime favorable des actions gratuites, voté dans le cadre de la loi macron, l’amendement de la Députée socialiste, rapporteure Générale du bud- get, valérie rabault visant à démanteler ce dispositif vient d’être adopté en première lecture du PLF 2017, et contre l’avis du Gouvernement !
Nous devons donc nous préparer à ce que les actions gratuites soient frappées d’un forfait social repassant de 20% à 30%, et que la plus-value d’acquisition (soit la différence entre 0 et le prix de l’action le jour où le bénéficiaire entre en possession de l’action) soit im- posée sans le bénéfice des abattements « pigeons » pour la durée de détention.
Implicitement, c’est une interdiction pour les salariés de s’enrichir et un nouveau un coup dur pour les chefs
d’entreprise qui veulent associer leurs salariés à la réussite de l’entreprise.
mais ce n’est pas tout, dans la même veine les députés ont adopté l’élargissement de l'assiette, et un double- ment du taux de la taxe sur les transactions financières (TTF). en résumé, encore une augmentation du coût de financement des entreprises.
44 Novembre 2016
Ces nouvelles mesures affaiblissent une fois de plus nos entreprises sur la scène internationale... espérons que le bon sens triomphe d’ici la 2e lecture à l’Assem- blée Nationale le 23 décembre prochain. en attendant : doute, paralysie, immobilisme...
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