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ePreNDre Business guides - Des offres de séminaires toujours plus flexibles
NE BOUDEZ PAS VOTRE PLAISIR
Si vous pensez incentive ou team building, plutôt ne rien faire que de voir « cheap ». Vos collaborateurs ne seront pas dupes et jugeront la considération de l’entreprise à leur égard à l’aune du cadre dans lesquels ils seront reçus. « Les organisateurs ont une réelle soif de nouveautés, de lieux authentiques, et le marché l’a compris car on voit de nouveaux lieux ouvrir leurs portes aux événements (de plus en plus de musées par exemple) et d’autres se réinventer ! », explique Arnaud Foucher. Dans cette veine de la nouveauté, cyril de Gasquet a fondé Korporate, sorte d’Airbnb du séminaire. L’idée ? Proposer un appartement ou une maison haut de gamme appartenant à des particuliers pour un événement d’entreprise. Une manière donc de répondre à l’envie croissante des organisateurs de séminaires de trouver en permanence des endroits originaux susceptibles de séduire leurs collègues. Le petit plus dans ce type de prestation réside dans l’accueil, non systématique, du propriétaire qui peut présenter l’aspect patrimonial de la demeure et/ou du quartier. Une vingtaine de maisons ou d’appartement dans la Métropole lyonnaise, ainsi que de nouvelles possibilités à Paris, Marseille et Genève maillent le dispositif. Songez également à l’ensemble des lieux dont la vocation n’est pas le séminaire. La diversification des revenus via le btob pour les musées, stades, bateaux, chantiers, monuments, bars éphémères semble désormais possible. Les prix peuvent surprendre.
2 QUE FAIRE EN DERNIÈRE MINUTE ? 3
Si les entreprises apprécient davantage le clé en main et le sur mesure, on peut se demander si les endroits flexibles tant en matière de jauge pour le gîte et le couvert que d’activités se démarquent de l’offre de séminaires. « Tout d’abord, il faut noter que les séminaires s’organisent maintenant le plus souvent en dernière minute. Les lieux capables de s’adapter très rapidement aux demandes du client ont donc le vent en poupe. C’est une réalité du marché à laquelle les lieux et les hôtels ont dû se faire depuis quelques années maintenant », analyse Arnaud Faucher. Notons également que les profes- sionnels de l’évènementiel btob évoquent la volonté au sein des entreprises de rajouter une spécificité à l’occasion pour « surprendre les participants et créer de l’émotion », poursuit Arnaud Faucher. « Cela passe par le choix du traiteur, de l’activité, du dîner de gala, de la mise en scène... Les lieux et hôtels ont donc tout intérêt à proposer le plus de di- versité possible aux organisateurs. » A ce titre, de nouveaux concepts émergent dans l’événementiel comme la jouvencelle echappée bière, agence des Hauts-de-France, qui décline le patrimoine brassicole en animations ludiques, à l’image du Malter chef, pastiche de top chef sur M6 où l’idée est d’inventer un cocktail – croquant/gourmand? – à partir d’in- grédients variés, de jeux de pistes, de murder parties et de visites patrimoniales... Le tout accompagné du gîte et du couvert. cette tendance à la diversification et à la modularité est aussi captée par les lieux de tourisme. « Sur le salon Séminaire Expo, les hôtels présents proposent aujourd’hui de vrais packages « clé en main » aux organisateurs, avec un choix de plus en plus large », ajoute Arnaud Faucher.
L'EFFET DE SURPRISE AVANT TOUT !
Que recherchent les entreprises, outre la sécurité ? Un lieu insolite, connecté, pragmatique, modulable, un lieu en lien avec l’ADN de l’entreprise ? Peut-être, un peu tout à la fois. Dans un souci d’économie de temps, les entreprises préfèrent d’abord privilégier un interlocuteur unique qui peut assurer les temps forts business et détente, tout en ménageant des transitions rapides. « Le fait de pouvoir garder les participants sur un site intégré toute la durée de l’événement ajoute de la cohésion et de l’interactivité », explique Laura Faure, directrice marketing et développement commercial international business à Disneyland Paris. Les lieux intégrés et les guichets uniques sont donc dans l’air du temps. Pas étonnant dans ces circonstances que les plateformes se développent chez les groupes hôteliers pour proposer une prestation gérée de A à Z via l’outil numérique. c’est le cas du groupe Accor ou de bird Office. en parallèle, le marketing territorial n’est pas en reste et permet de fédérer l’offre de congrès, de séminaire et de tourisme en col blanc. « So’toulouse », « Only Lyon », ou encore « Very chantilly » sont autant de preuves d’agrégation de l’offre territoriale derrière une marque bannière. « Les entreprises demandent aux or- ganisateurs de surprendre les participants : nous sommes entrés dans l’ère de l’émotion ! Ils cherchent donc des lieux insolites, des lieux avec « une âme », des lieux authentiques ! La tendance n’est plus de partir à l’autre bout du monde mais avant toute chose de fédérer les participants. Le séminaire doit maintenant être utile et porteur de message », complète Arnaud Foucher. « L’intérêt de ces marques terri- toriales, outre le côté guichet unique, revient donc à fédérer toutes les offres et de pouvoir être force de proposition pour surprendre les entreprises. Sur notre territoire, nous bénéficions d’une diversité de lieux pouvant correspondre à des soirée de gala, des lieux de récompense ou de team-bulding à l’image du château de Montvillargenne, de l’auberge du jeu de paume, du domaine de Chantilly, du relais d’Aumale », explique Marie Lemaire, responsable de l’Office de tourisme de chantilly. Pour filer l’exemple en périphérie de Paris, « Very chantilly » permet bien souvent de proposer de l’insolite en jouant sur la porte d’entrée de ses lieux patrimoniaux. L’idée se décline bien évidemment à chaque patrimoine de France. entre autres, chantilly bénéficie également du Parc Astérix, peu connu pour le segment du MIce, d’un polo club si vous souhaitez, muni(e) d’une bombe, cravacher votre N+1, du potager des princes, etc. « Notre offre est très diversifiée et permet de sortir des sentiers battus ou du moins de proposer une alternative plus atypique à la première demande, souvent classique des entreprises », ajoute Marie Lemaire.
40 OctObre 2016
Cahier pratique n°2 - Mice


































































































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