Page 80 - EcoRéseau n°33
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n°33
Art De VIVre & PAtrImoINe Patrimoine - Assurances-vie, diversification en vue
Focus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutions
S’adapter à l’environnement hostile
Les fonds en euros, malgré la forte baisse des taux, ne vont pas disparaître, mais les épargnants doivent apprendre à varier les plaisirs avec les unités de compte.
Quand on met tous ses
œufs dans le même pa- nier, le cochon souffre...
investis en obligations d’etat, sont impactés par la baisse durable des taux d’intérêt à long terme. « En 2015, nous avons servi 2,90 % sans tou- cher à nos réserves. Certains assureurs servent des taux « artificiels » en puisant dans leurs réserves », fait remar- quer Charles Archambeaud, responsable marketing pro- duits à la Carac.
Perp
Un complément à l’assurance-vie
Les Français s’inquiètent pour leur retraite. Pour répondre aux problèmes de financement, ils sont de plus en plus nombreux à privilégier une solution privée, notamment le Plan d’épargne retraite populaire qui, en 2015, a dépassé le cap des 12 Mds€ d’encours. « Le bon âge pour commencer à s’intéresser au Perp est 35-40 ans », conseille Mathilde Munière.
Extrêmement flexible puisque l’épargnant choisit la fré- quence et le montant des versements, le Perp est aussi un outil de défiscalisation avantageux puisqu’il permet de déduire de son revenu imposable l’intégralité des ver- sements, jusqu’à 10 % du salaire net imposable de l’année précédente. « Ce produit commence à être plei- nement intéressant pour les foyers dont la tranche marginale d’imposition est égale ou supérieure à 30 % », estime la directrice de l’offre Investissements d’Axa. Jusqu’en 2010, la sortie ne pouvait se faire que sous forme de rente viagère. Depuis, cet inconvénient a été partiellement réduit : il est possible de récupérer 20 % de l’épargne accumulée sous forme de capital.
« Le Perp est complémentaire à l’assurance-vie. Ces solutions permettent de combiner revenu complémentaire et capital pour les projets », résume Charles Archam- beaud.
a affiché une performance de +6,89 %.
A n’en pas douter, l’assu- rance-vie se trouve à un tour- nant. « Dans un environne- ment de faibles taux, le modèle de l’assurance est amené à évoluer tant pour les assurés que pour les professionnels de l’assurance », affirme Phi- lippe Crevel. Le schéma le plus probable, et aussi le plus
L’assurance-vie reste l’un des placements préférés des Français. A fin mai, le stock d’épargne s’élevait à plus de 1 600 md€ et la collecte nette s’affichait à 11 md€. mais il faut noter que la collecte de mai était en net retrait. Serait-ce les premiers signes d’un dés- amour ? « Les Français sont de plus en plus attentistes au niveau de leurs placements en optant pour la liquidité totale. Les dépôts à vue sont
au plus haut et le Livret A re- trouve même quelques cou- leurs. L’assurance-vie pâtit légèrement de cette préférence pour la liquidité », analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Si l’as- surance-vie ne souffre pas encore de désaffection, elle marque indubitablement le pas. « L’effet baisse des taux, renforcé par la communica- tion des acteurs économiques soulignant la nécessité de les réduire à nouveau, se fait
ressentir », explique Philippe Crevel. mais alors investir sur des fonds en euros reste- t-il valable ? Habitués à des rendements de 3 à 4 % par an, nets de frais, les épargnants doivent aujourd’hui se conten- ter d’une rémunération bien plus faible. en 2015, les fonds en euros ont rapporté entre 2,3 % et 2,5 %. Cette année, la rémunération moyenne pourrait passer sous la barre des 2 %. L’explication est simple : les fonds en euros,
L’AVENIR EST
AUX UC
Dans ce contexte, les assureurs incitent les épargnants à se tourner vers des contrats en unités de compte, autrement dit des contrats où l’épargne est investie sur une multitude de supports financiers. Le discours semble avoir du mal à passer puisque, entre janvier et mai, les cotisations versées sur les supports en UC s’élè- vent à 11,4 md€, soit à peine 19 % des cotisations. Axa tire son épingle du jeu avec, depuis janvier, 37 % de col- lecte sur les UC. « Nous avons formé nos équipes pour qu’elles puissent faire un tra- vail de pédagogie auprès des clients », justifie mathilde munière.
La directrice de l’offre In- vestissements d’Axa rappelle que les UC n’offrent pas de garantie formelle en capital. « Les placements sur les UC sont par nature volatiles et la valeur du contrat de l’épar-
surance le prouvent : les fonds à risque ont perdu en moyenne 7 % en 2011, avant de gagner 11%en2012,8,20%en 2013, 5,90 % en 2014 et 4,10 % l’an dernier.
Trois questions à Charles Archambeaud, responsable marketing produits à la Carac.
« Le bon compromis, c’est un mix de placements »
Pour accompagner ses clients vers les UC, Axa a pris une autre initiative, avec le déve- loppement de la gestion pi- lotée. « Désormais accessible aux clients qui ont une enve-
Quelle est la bonne attitude à adopter dans le contexte actuel de l’assurance-vie ?
Les fonds en euros, sans risque, affichent un rendement faible mais totalement sé- curisé, tandis que les contrats multi-supports offrent des opportunités de performance supplémentaire. Le bon compromis, c’est un mix de placements, pour absolument
diversifier le patrimoine.
Comment accompagnez-vous vos clients ?
Nous réalisons un diagnostic avec le client pour connaître ses objectifs, son horizon de placement, son appétence au risque et nous étudions son niveau de revenus,
niveau de charges, capacité d’épargne,
bilan de patrimoine... Avec ce profil, nous proposons une gamme de solutions en fonction des objectifs de l’épargnant et des besoins de financement lors des grandes étapes de la vie.
Quels sont les résultats de la Carac surlesUC?
Nous avons trois supports en unités de compte dans l’offre d’investissement de notre contrat multi-supports Carac Profiléo : Carac Perspectives Immo, Carac Actions Zone Euro et Carac Actions Internationales ISR. La performance du fonds Carac Actions Zone Euro s’est établie à 9,97 % en 2015 et celle de Carac Actions Internationales ISR à 9,47 %.
Habitués à des rendements de 3 à 4 % par an, nets de frais, les habitués des fonds en euros se contentent des 2,3 % - 2,5 %
gnant peut fluctuer sur cer- taines périodes. Mais le risque peut être maîtrisé en diversi- fiant les thématiques d’in- vestissement : actions, obli- gations d’entreprises, immo- bilier. Et nous pouvons offrir à nos clients des opportunités avec un investissement sur le long terme », argumente- t-elle. Les chiffres de la Fé- dération Française de l’As-
loppe d’épargne de 10 000 €, cette gestion sous mandat permet de déléguer les choix d’investissement à nos experts. C’est une bonne option car pour faire les bons placements il faut avoir le temps de passer les mouvements et surtout faire preuve de réactivité », fait savoir mathilde munière. en 2015, le profil gestion pi- lotée Fortissimo (100 % UC)
sûr, se .
« Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». « Il faut ajuster le curseur entre sécurité et risque pour obtenir la meilleure réponse possible aux objectifs de l’épargnant », conclut Charles Archam- beaud.
Séverine Renard
80
SePtembre 2016
résume au vieil adage


































































































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