Page 42 - EcoRéseau n°33
P. 42

www.ecoreseau.fr
n°33
CLUb eNtr1
ePreNDre Business guides - Cadeaux d’affaires et storytelling
3
5cadeau trop onéreux ou dont la valeur perçue serait trop grande, pour ne pas gêner la personne à qui on l’offre ».
LE BON CHOIX DU CADEAU
Selon une étude de marché sur le secteur du cadeau d’affaires, réalisée par les organisateurs du salon omyagué auprès de 500 entreprises, le prix reste le premier critère de sélection du cadeau, cité par 71% des entreprises interrogées. Les trois critères cités par la suite sont l’originalité, la qualité et l’utilité. Ce qui n’est pas une surprise pour les acteurs du secteur. « Un cadeau est généralement offert pour remercier un client de sa confiance, et permet d’entretenir la relation », rappelle Philippe moissette, directeur général de l’agence de communication par l’objet tapis rouge, qui fournit les cadeaux d’affaires de grandes entreprises, mais aussi de l’elysée et de plusieurs ministères. « Pour un message de fidélité, il faut un objet durable. La bouteille de champagne fait toujours plaisir, mais une fois qu’elle est consommée, il ne reste plus rien. Un objet dont la personne se servira régulièrement, pendant longtemps, permettra de marquer plus durablement les esprits ». et quitte à choisir un objet durable, autant faire dans l’originalité. Plusieurs entreprises misent d’ailleurs sur l’originalité de leur concept pour se lancer sur le marché du cadeau d’affaires de luxe. C’est le cas de la société 10-Vins, avec sa machine D-Vine, qui, sur le principe des machines à café, permet de servir le vin au verre, à la bonne température et à la bonne aération. « Notre produit allie deux tendances du cadeau d’affaires, avec la tradition viticole française, et la technologie », note Alexandre Picq, gérant de la société. « Les entreprises cherchent des produits qui leur permettent de se démarquer, de créer la surprise. Le made in France est également un plus, un critère qui est très apprécié par les clients ». Pour éviter d’offrir le dixième agenda reçu par un client en fin d’année, les entreprises ont en effet l’obligation de se démarquer.
2 UN BEL OBJET DANS UN BEL EMBALLAGE
L’IMPORTANCE DE LA VALEUR PERÇUE
Si elles se tournent vers des produits de luxe pour leurs cadeaux d’af- faires, les entreprises doivent également être attentives à leur présen- tation. S’il va sans dire qu’un stylo de marque dans un emballage en plastique ne produira pas le même effet, d’autres détails peuvent être pris en compte. « Le packaging est la première chose que l’on voit, il faut donc y apporter une attention particulière », note Laurent bou- rasseau, dirigent de bV Promo, agence spécialisée dans la commu- nication par l’objet. « Les fournisseurs font un effort important dans ce domaine, notamment les grandes marques qui soignent leurs em- ballages. Ceux-ci deviennent d’ailleurs aussi des cadeaux en eux- mêmes, qui peuvent être réutilisés, comme des sacs ou bien de belles boîtes ». Vient également la question du marquage du cadeau. Une question qui doit être étudiée avec attention. « Le cadeau d’affaires n’est pas un objet publicitaire dont l’objectif est de toucher une cible large », rappelle Patrick Laporte, dirigeant de l’agence Full-Ace et responsable du réseau StopCom. « Un produit de luxe, qu’il soit mar- qué ou non marqué, n’envoie par le même message. Le marquage peut en effet dévaloriser l’objet. Pour ne pas tomber dans cet écueil, un marquage très discret peut être proposé, ou bien l’entreprise peut choisir de marquer le packaging, qui devient porteur de l’image de la société ». Le marquage, tout comme le packaging, doit être à
Lorsque l’on reçoit un cadeau, quelle que soit sa provenance, la va- leur perçue est celle qui compte, et elle peut parfois être bien diffé- rente de la valeur réelle de ce cadeau. Le cadeau d’affaires n’échappe pas à cette règle, et les entreprises sont en recherche constante d’as- tuces pour faire augmenter cette valeur perçue. Le packaging, le mode de livraison, les services additionnels font par exemple partie des leviers qui permettent d’augmenter la valeur perçue. La façon dont un cadeau est offert influence beaucoup le regard porté par le bénéficiaire. « Au contraire d’un cadeau de marque connue, dont la valeur réelle est facile à trouver en faisant une simple recherche sur internet, un objet technologique peut renforcer la valeur perçue, no- tamment s’il est bien designé », notre Patrick Laporte. « Les budgets des entreprises sont très différents pour leurs cadeaux d’affaires, et le luxe n’est pas réservé aux grands groupes », ajoute bénédicte bar- raqué, responsable du département Cadeaux et entreprises de la marque Fauchon. « Les plus petites entreprises font parfois le choix des cadeaux de luxe, en ciblant plus précisément leurs clients. Quel que soit le budget, l’objectif est de montrer une valeur perçue plus grande. Cependant, à l’inverse, il faut être attentif à ne pas faire un
4 l’image des valeurs que l’entreprise souhaite véhiculer, mais aussi en adéquation avec le message envoyé par le cadeau en lui-même.
SALON INCONTOURNABLE
Pour choisir le cadeau parfait et passer le bon message à leurs clients, les entreprises qui cherchent des idées et des conseils pour leurs ca- deaux d’affaires peuvent notamment visiter les salons dédiés au sec- teur. Les 20 et 21 septembre prochain, le salon omyagué se tiendra à la Grande Arche de la Défense. Crée par des passionnés du secteur en 1991, indépendant, omyagué se veut le salon de référence des marques, du cadeau d’affaires et de l’incentive. « Notre salon s’adresse aux entreprises qui sont en recherche d’originalité et d’ins- piration », indique Nathalie Cozette, présidente du salon depuis 2013. « Elles cherchent des cadeaux qui véhiculent une image proche de la leur, et se tournent souvent vers des présents originaux, qui se démarquent, tout en conservant une exigence de qualité. Nous sou- haitons également apporter les outils nécessaires aux services BtoB des grandes marques ». en 2016, le salon prend une ampleur impor- tante par rapport à son édition précédente, avec 115 exposants, sur une surface de 5 000 m2. Dans les travées du salon, les visiteurs pour- ront visiter les stands des marques de grandes renommées, tout comme ceux de sociétés plus jeunes, notamment grâce au boudoir des start-up, qui permet de donner de la visibilité à ces structures qui débutent. « Nous allons également plus loin que l’aspect commercial en organisant des ateliers, dans lesquels les marques témoignent de leur savoir-faire, notamment en présence de représentants de leurs services de production ». Conférences, soirées networking et remises de trophées, mais aussi exposition d’art, restauration de chef et concerts de saxophone viendront également animer le salon pendant les deux jours.
TOUJOURS PLUS DE SERVICES
Pour rehausser la valeur perçue du cadeau, les entreprises mettent le paquet sur la forme, et sur les services additionnels qui complètent le cadeau en lui-même. C’est le cas de la société Liberty & Co, qui pro- pose des coffrets cadeaux que les clients peuvent choisir directement sur leur site internet. « Les coffrets sont remis en main propre au client, accompagnés d’un cadeau complémentaire, dans un packa- ging haut-de-gamme », explique Yolande Large, dirigeante de la so- ciété. « Une petite carte permet au bénéficiaire de se connecter à notre catalogue et de choisir le cadeau qu’il souhaite. Nous prenons en charge l’expédition, le suivi, le SAV, etc., de telle sorte que notre client soit libéré de tous ces aspects, et le bénéficiaire également, qui n’a pas à faire les premières démarches en cas de problème ». Du côté de the bubbles Company, qui commercialise des stations qui permettent de recharger jusqu’à quatre téléphones, les services et les finitions font également l’objet d’une attention particulière. « Nous utilisons l’objet de recharge comme un support à d’autres fonction- nalités », indique Candice Duchemin-Nèble, directrice commerciale de la société. « L’objet peut être personnalisé en fonction des besoins, avec un système de conciergerie, des informations thématiques, ou encore un plateau sur-mesure. Nous avons déjà réalisé des plateaux en cuir ou encore en marbre à la demande de certains clients. Le pro- duit donne l’image d’un produit innovant, extrêmement design, qui permet de toucher le bénéficiaire ».
42 SePtembre 2016
Cahier pratique n°2 - Cadeaux d’affaires


































































































   40   41   42   43   44