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Culture du rebond - Charles Christoy fondateur d’Adictiz créateur de social gaming en BtoB CLUb eNtrePreNDre
un après « Paf le chien ! » qui, avec au- tant d’utilisateurs, mon- trait la capacité d’un jeu à engager une com- munauté », s’étonne en- core le dirigeant pour ce jeu qui mobilise au- jourd’hui 30 millions d’utilisateurs après qua- tre années de création. « L’idée fut celle de dé-
pidement aux oubliettes sans jamais connaître d’audience. Une levée de fonds en 2012 de deux millions d’euros
matique marketing et communication sur le long terme », synthétise le start-upper.
lead, à qualifier des bases. « Le jeu présente un très bon taux de conversion. Pour cer- tains de nos clients, ce
élément différenciant et notre plateforme permet de créer une commu- nauté participative », se réjouit Charles Chris-
toujours à deux ans (dé- lai entre chaque pivot, NDLr). Pour l’instant, l’objectif que nous sou- haitons atteindre est de progresser de 40 à 45%
Adictiz a donc élargi son
de CA pour
Nous savions que nous ferions un métier que nous n'avions pas imaginé au début de l'aventure
en termes.
imposer un rythme fort sur le marché. Mais peut-être nous reparle- rons nous dans deux ans pour aborder un nou- veau changement d’ac- tivité », conclut mali- cieusement Charles Christory.
avec omnes Capital per- expertise pour désormais taux s’est multiplié par tory. Si l’avenir semble met à l’entreprise de ma- livrer une approche du sept voire par huit. Les sans nuages, force est nœuvrer plus aisément jeu liée à la performance entreprises sont de plus de reconnaître que la dans son processus d’in- et aider les entreprises en plus nombreuses à prudence rythme la vie ternationalisation – l’eu- à augmenter leur panier intégrer le jeu dans leur d’Adictiz. « L’avenir de rope surtout - tout en moyen, à obtenir du mix marketing. C’est un la start-up, je l’envisage développant une nou-
Geoffroy Framery
velopper de nombreux mini-jeux pour prouver notre savoir-faire. Mais là encore, notre modèle possédait ses limites. Nous voulions faire évo- luer notre métier et ar- rêter de fonctionner dans une logique de presta- tions de services tout en permettant à nos clients d’accéder à un jeu mar- keting de façon plus sim- ple », ajoute Charles Christory.
velle solution en interne. Au terme de deux ans de r&D, une nouvelle plateforme en Saas voit le jour, l’Adictiz box.
« En moyenne, un jeu mobilisait trois ou quatre personnes pour une pé- riode variant entre un à deux mois de travail et pour un coût environ- nant les 10 000 euros. Les allers-retours avec le client étaient nom- breux et il arrivait par- fois que certains clients annulent leur com- mande. La démarche en prestations de services était chronophage et coûteuse », légitime Charle Christory. Aujourd’hui, l’Adictiz box recense 140 entre- prises abonnées dont Peugeot, Lidl, mcDo- nald’s, Universal music, Kiabi, Pilot,... pour un système d’abonnement mensuel sous licence de 1 000 euros.
DISRUPTION ET NOUVEAU MODÈLE D’AFFAIRES
2009 est une excellente année d’un point de vue btoC pour Adictiz, mais la réussite de « Paf le chien », tout comme l’actuelle fièvre de Po- kemon Go ne doit pas occulter un marché très complexe où des mil- lions de jeu passent ra-
« Nous avons réussi à innover dans le jeu de la même manière que le logiciel Powerpoint a changé la donne en ma- tière de présentation à l’heure du rétroprojec- teur », compare le diri- geant. Cette nouvelle so- lution Saas a pour l’ins- tant mobilisé 10 millions d’utilisateurs tout en per- mettant via des méca- niques en drag and drop d’adapter ou de modifier le jeu en deux clics pour les entreprises. « Nous jouons avant de savoir parler. Le jeu est le pre- mier vecteur de commu- nication. Les entreprises en prennent conscience et nous contactent dés- ormais pour des problé-
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