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n°33
PANorAmA Régions & Territoires - Hauts-de-France
EcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,
Une mine de ressources d’avenir
d'une métropole ou d'une région
Loin des clichés et des réputations trop tenaces, la grande région des Hauts-de-France œuvre pour que ses innombrables projets d’avenir sortent de l’ombre.
Lille aussi a sa skyline...
Par Mathieu Neu
de cesse de souligner les nombreux po- tentiels que recèlent le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, dans les sciences, les tech- nologies, et même l’industrie, contraire- ment aux idées reçues. La récente fusion régionale doit servir d’aubaine pour mieux communiquer et révéler aux yeux de toute l’europe, voire du monde entier, la partie immergée de cet immense iceberg que représentent les Hauts-de-France. « Dans l’économie régionale, la filière Nutrition Santé par exemple pèse très lourd, puisqu’elle représente une grande part des lauréats au concours national du mi- nistère de la Recherche qui vient distinguer
la barre du milliard d’euros de capitalisation.
Plusieurs autres secteurs ont été identifiés comme des filières prometteuses du territoire comme l’énergie, l’en- vironnement, les technologies de l’information et de la communication, l’agroalimentaire. A noter aussi que les deux anciennes régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie mettent d’ores et déjà à profit très concrètement leur collaboration accrue et leurs moyens en faveur d’objectifs de développement communs, comme en témoigne la levée de fonds d’un million d’euros de la société mandarine bS auprès des structures Croissance Nord- Pas-de-Calais, bpifrance, et Picardie Investissement. Grâce à cette manne, cette jeune société, spécialisée dans l’accompagnement d’utilisateurs à la prise en main de nouvelles solutions informatiques, s’apprête à accélérer son développement en europe et en Amérique du Nord. « La pertinence du positionnement de Mandarine BS lui a permis de nouer des partenariats avec des grands comptes comme Microsoft », rappelle marie-Christine maurice, directrice des participations au sein de Picardie Investissement.
Q
uelle est la place de la betterave picarde, de la course cycliste Paris-roubaix ou encore des ex- cités minières dans l’économie du 21ème siècle ?
des start-ups innovantes », indique etienne Vervaecke, directeur général de l’Agence régionale de développement économique de la filière biologie Santé et directeur du pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité (NSL). Un visage innovant de la région bien ignoré. Peut-être faut-il également rappeler que Genfit, dont le siège social est à Loos dans le département du Nord, est la première société de biotechnologie française à franchir
Si ils forment des étendards authentiques, garants d’une culture très ancrée, les symboles du nord connus de tous ne sont qu’une infime partie visible de la réalité locale. Celle-ci fait malheureusement plus souvent penser au passé qu’au futur. Les décideurs locaux n’ont pourtant
u Un renouveau industriel ?
Sous l’impulsion d’acteurs comme le Cetim (Centre
u Une nouvelle rampe de lancement pour l’innovation
des techniques et industries mécaniques) ou le pôle d’excellence mécanique de Nord-Pas-de- Calais mecanov’, les rencontres industrielles ré- gionales se multiplient, invitant les Pme, donneurs d’ordre, et structures d’accompagnement à collaborer pour faire émerger un visage modernisé de l’industrie du Nord. Le tout dans des domaines stratégiques communs à la Picardie et au Nord-Pas-de-Calais. La performance industrielle et l’usine du futur for- ment un axe de développement transversal majeur autour duquel doivent s’articuler de nombreux
L’une des grandes missions pour le développement local consiste à mettre les bouchées doubles pour soutenir les activités innovantes et idées d’avenir. Pour cela, les Pme peuvent désormais bénéficier d’une manne exceptionnelle visant à accélérer leur croissance, issue du programme d’expérimentation Partenariats régionaux d’innovation (PrI). Par le biais
projets dans des domaines variés. « Il s’agit de soutenir la performance des process industriels, à savoir les avancées en matière de simulation numérique, d’écoconception, de robotique, de mécatronique, d’agilité au sens large dans le fonctionnement des usines. Les procédés industriels propres, à l’image du déve- loppement de nouvelles techniques de modélisation, de prototypage rapide, de contrôle en continu, de catalyse, de mise en forme de nouveaux matériaux figurent parmi les initiatives que nous souhaitons encourager », précise bertrand Fontaine, directeur régional de bpifrance Nord-Pas-de-Calais.
de l’etat et du Programme des investissements d’avenir
(PIA), 10 millions d’euros sont mobilisés pour le fi-
nancement de l’innovation des entreprises du territoire.
Nord-Pas-de-Calais et Picardie apportent par ailleurs
tous deux une autre enveloppe de 10 millions d’euros.
Le montant global de 20 millions d’euros est engagé
sur une période de 18 mois et mis en place sous
forme de subvention ou d’avance remboursable.
« L’aide peut atteindre 200000 euros s’il s’agit d’une
subvention et 500000 euros en cas d’avance rem-
boursable. Pour déposer une candidature, il suffit
d’être une PME au sens où l’entend la communauté
européenne, c’est-à-dire une entreprise de moins de 250 salariés », explique bertrand Fontaine.
Sous la houlette du pôle de compétitivité I-trans, consacré à la mobilité, aux transports terrestres et notamment ferroviaires, des projets d’envergure ont vu le jour récemment, à l’image de Surfer (Surveillance Active Ferroviaire) qui vise à améliorer la disponibilité des trains de passagers, à optimiser des tâches de main- tenance par le biais de solutions de surveillance et de diagnostic embarquées. Le pôle I-trans a aussi labellisé le projet Simafond dont l’objectif est de produire des pièces ferroviaires dans une fonte particulière, un alliage de fer et de carbone plus léger et économique que l’acier. Un travail mené en association avec l’Université de technologies de Compiègne, l’ecole centrale de Lille, Cm2t In- génierie, un centre de transfert de compétences spécialisé dans la métallurgie et d’autres industriels.
Concrètement, les deux régions s’approprient les projets financés dans le cadre d’un dialogue visant à uniformiser l’ensemble du nouveau territoire en cohérence avec les actions stratégiques prioritaires. Ce soutien financier a vocation à se positionner sur des projets assez structurants. Le montant minimum est de 100000 euros, pour la partie allouée sous forme de subvention. Celle-ci se destine à financer 50% du coût d’un projet, ce qui signifie que ce dernier s’élève à 200000 euros au minimum. Les Pme visées par cette initiative sont donc plutôt des structures ayant déjà deux ou trois années d’existence au moins. Le dispositif se destine à être reconduit. 70% des projets financés à l’heure actuelle concernent trois filières majeures : la santé, l’agroalimentaire et les technologies de l’information et de la communication.
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SePtembre 2016

