Page 28 - EcoRéseau n°31
P. 28

www.ecoreseau.fr
n°31
CLuB EnTREPREnDRE A la Une - Les start-up dans le football, des niches à occuper
Incubateur
LeTremplin,templedesstart-upsportives
Le Tremplin, incubateur de la ville de Paris dédié au
sport, ouvrira ses portes cet été. Il sera logé au cœur du
2
stade Jean Bouin, sur plus de 2000 m , et abritera 17
start-up déjà sélectionnées, dont Connected Cycle (géo- localisation et suivi d’activité dans le cyclisme), E-Cotiz (gestion de cotisations en ligne pour les associations sportives), eGull (application de score de golf pour montre connectée), FootoVision (analyse, représentation visuelle et modélisation du football), Fosburit (plateforme de fi- nancement participatif dédié au sport), Goaléo (réseau social du sport), Mac-Looyd sport (Big Data), Isee (nutrition personnalisée), Seaters (optimisation du taux d’occupation pour les organisateurs d’événements), Tech’4’Team (yield management pour les billetteries), Yofitness (programme fitness personnalisé), etc.
le lequel je croyais totale- ment », expliquait en mai dernier à EcoRéseau Busi- ness Bertrand Picard, le co- fondateur avec Edmond- Pierre Picard. Après quatre ans d’une R&D qui lui aura coûté cinq millions d’euros, avec le laboratoire de bio- mécanique de l’EnSAM, natural Grass a breveté en 2013 AirFibr, une pelouse hybride, naturelle mais en- racinée dans un substrat ar- tificiel composé de granules de liège naturel imputres- cible, de microfibres syn- thétiques et de sable fin ex- tra siliceux. natural Grass indique qu’elle offre le confort de jeu du gazon na- turel, mais avec une plus grande résistance à l’arra- chement, une réduction des risques de blessure, et une meilleure isolation ther- mique, notamment. natural Grass a rejoint en juin 2014 l’incubateur «Respirer dans la ville» créé par Paris Ré- gion Lab et le i-Lab d’Air Liquide. Elle a aussi accu- mulé les prix scientifiques (Concours national du mi-
d’une plateforme pour fa- ciliter tout cela », explique Romain Bouvier. L’organi- sateurd’unmatchpeutainsi le programmer, avec la date et le lieu, envoyer les invi- tations, et voir qui y a ré- pondu. Quelques heures avant le match, s’il manque des joueurs, la partie passe d’un mode privé à public, et les joueurs qui cherchent une partie peuvent s’y join- dre. « Cela évite d’annuler un match en cas de désis- tement de dernière minute, et permet à des gens isolés
pose sur trois piliers. Pre- mièrement, des partenariats avec des centres de foot à cinq, dont Soccer Park, et une cinquantaine de centres indépendants. « De cette façon, ils peuvent mettre en avant leur centre sur le site, gérer leur communication avec leurs prospects et clients », explique Romain Bouvier. Deuxièmement, la publicité vendue à des marques pour sponsoriser la plateforme, comme os- caro récemment. Troisiè- mement, l’organisation
gérer leurs équipes de foot- ball : effectifs, données per- sonnelles et médicales, sta- tistiques individuelles et collectives, calendrier de la saison, préparation des en- traînements, convocations aux matchs et aux entraî- nements... C’est par exem- ple le cas de My Coach Football, qui a levé début mai 2,6 millions d’euros auprès d’ACG Management – qui avait déjà investi 600000 euros début 2014 – et de Bpifrance. Avec cette somme, la start-up niçoise
de la Fédération française de football. L’entreprise de 12 salariés, qui a réalisé 500000 euros de chiffre d’affaires en 2015, a même séduit quelques clubs pros, comme l’oGC nice, l’AS Monaco, le Sporting Club de Bastia et Evian Thonon- Gaillard. En avril, My Coach Football a intégré l’accélérateur de l’assureur Allianz justement hébergé dans l’enceinte de l’Allianz Rivera, le stade de l’oGC nice. Mais la jeune pousse doit slalomer entre plusieurs
ceintes françaises, dont le Stade Vélodrome à Mar- seille, le nouveau stade de l’olympique Lyonnais, le Matmut Atlantique de Bor- deaux, le Stade de la Mos- son, à Montpellier, le Sta- dium de Toulouse, ou encore Geoffroy Guichard, à Saint- Etienne. Les clubs de Lo- rient et nancy s’apprêtent à les imiter.
FOOTINHO,
UNE PLATEFORME POUR FACILITER L’ORGANISATION
DE MATCHS
Mais le foot en France, ce sont aussi les deux millions de licenciés de la Fédération française de football, et les millions de joueurs amateurs qui le pratiquent en loisir. Ce foot amateur a aussi son économie et ses start-up. Comme Footinho, un ser- vice en ligne qui facilite la constitution d’une équipe et l’organisation de matchs, et compte 10000 utilisateurs actifs. Elle a été créée fin 2013 par Romain Bouvier et Fabrice Valtancoli. « Nous
« Selon mon app’ reliée à des capteurs, le 10 rouge va se blesser dans trois minutes... »
Des plateformes pour aider les entraîneurs amateurs à gérer leurs équipes : effectifs, données médicales, statistiques, préparation des entraînements...
Aymeric Marolleau
Elaboration d’une filière sport pour
chasser en meute
En avril, le gouvernement a signé un contrat avec la filière sport, qui regroupe les entreprises du secteur, les fédérations et les opérateurs publics. Objectif : coordonner les acteurs du milieu et conquérir des marchés à l'export pour gagner quelques points de croissance dans un marché sous-exploité. Car le marché du sport en France est estimé à 37 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit 1,8 % du PIB, pour 475000 emplois directs et indirects (enseignement, encadrement, construction, entretien des
infrastructures, évènements...).
de jouer au foot. Beaucoup de nos inscrits ont entre 35 et 45 ans, travaillent, ont une famille, ont perdu leur réseau de foot, mais sont intéressés pour jouer un match de temps en temps », précise Romain Bouvier. A son site internet, l’entreprise de quatre personnes (les deux fondateurs et deux dé-
fondée en 2011 par Cédric Messina veut étendre sa pla- teforme à d’autres sports et jouer à l’international. Ses tarifs vont de 7,9 euros par mois pour coacher une équipe à 99 euros par mois pour un club de foot qui gère plus de quinze équipes. Elle revendique 9000 en- traîneurs inscrits et des ac- cords avec tous les districts
concurrents. Comme S. Easy, créée en décembre 2011 par Albin Egasse, nizar Melki et Charles Vallantin Dulac, qui a effectué sa pre- mière levée de fonds en avril 2011, et revendiquait en 2014 1200 équipes inscrites, 300000 utilisateurs et 400000 événements organisés.
d’événements, c’est-à-dire des tournois payants qui réunissent 150 à 200 joueurs dans les centres partenaires. Footinho a plusieurs concur- rents, comme Yafoot, qui s’est lancée au début de l’année 2014, et Jogabo, une start-up française créée aux Etats-unis par Jeremy Melul, Mehdi Djarbi et Guillaume Herveou, qui es- saient de convaincre les 24 millions de joueurs de soc- cer. outre l’organisation des matchs, elle met l’accent sur les statistiques indivi- duelles et la «gamification», afin que les joueurs se com- parent entre eux. Fin 2013, Jogabo avait levé 33500 dollars sur la plateforme de financement participatif in- dieGogo.
port
Export
nistère de la Recherche 2008, concours Equidéfi 2010 de la filière équine française, concours de l’in- novation routière du Sétra 2011...) et d’entrepreneuriat (Réseau Entreprendre 2010, Scientipole initiative 2012). Sa technologie a déjà pris racine dans plusieurs en-
28 Juin 2016
jouons au foot depuis long- temps, nous avons organisé beaucoup de matchs, mais c’est souvent très compliqué : il faut envoyer des mails, créer des Doodles, mais il y a toujours des désiste- ments de dernière minute. Personne n’aime organiser. Nous avons donc eu l’idée
veloppeurs) a ajouté une application pour ioS et An- droid à la rentrée 2015, et essaie de fédérer des com- munautés par villes ; les utilisateurs peuvent par exemple voter pour l’homme du match et com- menter leurs prestations. Son modèle économique re-
NUMÉRISER LE TRAVAIL DU COACH D’autres start-up proposent des plateformes pour aider les entraîneurs amateurs à


































































































   26   27   28   29   30