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International - Puissances diplomatiques du sport PAnoRAMA
d’apporter son expé- sents dans près de 150 constituent notre fil l’analyse Benoît Tri- rience dans le catering : pays, expliquait alors rouge et expliquent notre vulce, directeur de Bu- « C’est une première Jean-Marc Scherrer, son leadership. » Dans siness France Brésil : pour le groupe Elior, P-DG. Les JO 2012 ont quelques semaines à Rio, « Au Brésil, il y a encore
La France a renforcé sa position au CIO avec Tony Estanguet, Guy Drut, Jean-Claude Killy – trois représentants comme la
la démonstration de la puissance américaine dans un avenir proche pour une Coupe du Monde de « soccer » sur le sol uS.
leur ajoutée. » Si les so- ciétés restent discrètes sur le montant des contrats décrochés, c’est
s grands groupes
UN SAVOIR-FAIRE QUI S’EXPORTE Mais alors, les Jo en France ? un projet à 12
Chine ou les USA
pour le.
comme pour les PME une vitrine unique pour exposer leur savoir-faire et développer leur ré- seau. Si l’avenir sportif vient à rimer avec Paris, il pourrait aussi bien « matcher » avec éco- nomie.
mais pas pour Philippe Salle, qui soutenait déjà la candidature de Paris pour les Jeux de 2012, et que j’accompagnais aussi à l’époque, ex- plique Frédéric Fougerat, directeur de la commu- nication du groupe. Nous apportons notre motiva- tion et notre détermina- tion à gagner les Jeux, mais aussi notre expé- rience auprès d’une ville candidate. » Pour ces grandes entreprises, le billet d’entrée pour sou- tenir la candidature a été fixé à 2M€. Mais faire entendre sa voix et ses compétences lors de cet événement phare du sport mondial peut aussi passer par la reconnais- sance de certains savoir- faire. Pour Londres 2012, une quinzaine d’entreprises françaises avaient remporté des marchés. Ainsi, derrière les poids lourds Véolia, EDF, GDF Suez, Keolis ou Atos, le nordiste Doublet avait été retenu pour les 12000 drapeaux, l’entreprise auvergnate Compte R avait fourni une chaudière à bois de 3000 kWh pour chauffer le village olympique, la SAS Serge Ferrari, située en Rhône Alpes, avait pour sa part été choisie pour le textile du toit du stade olympique, alors que normalu Barrisol s’était occupé de 600 m2 de plafond tendu pour le centre aquatique. Pour la PME alsacienne basée près de Mulhouse, qui fêtera ses 60 ans l’année prochaine (20M€ de CA), l’expérience s’ins- crivait dans un dévelop- pement international déjà largement engagé : « Confrontés à une concurrence venue du monde entier avec plu- sieurs centaines d’ac- teurs, nous sommes pré-
donné un bel éclairage à notre savoir-faire, mais c’est surtout notre stra- tégie tous azimuts à l’ex- port et un désir perma- nent d’innovation qui
d’autres, qui ont pour certaines participé à la Coupe du Monde de football 2014, feront re- tentir silencieusement une Marseillaise, comme
énormément de choses qui n’existent pas. Les entreprises françaises qui viennent avec leurs technologies sont chères, mais avec une vraie va-
Olivier Remy
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Mds€ à Rio, qui s’envo- lerait à 14 Mds€ pour Tokyo en 2020, estimé pour l’heure à 6 Mds€ pour Paris. Début mai, dix partenaires avaient officiellement rejoint Pa- ris 2024 ville candidate, dont BnP Paribas, la FDJ, Elior, la Maif, orange, la RATP, JC De- caux, Vivendi... Chez Elior, n°1 français de la restauration sous contrat, entre les lignes d’un message sur l’engage- ment collectif et l’esprit sportif appuyé de son P- DG Philippe Salle, il faut lire l’ambition légitime
Juin 2016
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