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n°30
aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE L’Art du temps - L’actualité automobile
Nouvelle Renault Mégane : une beauté peu farouche
Renault frappe un grand coup et c’est un coup de maître ! après l’Espace et la Talisman, la marque au losange poursuit son offensive de charme sur le segment des berlines com- pactes. La Mégane ancienne génération – qui était somme toute une bonne voiture – péchait par une absence totale de sex ap- peal et un réel manque d’ambition (à l’ex- ception de la RS au talent sportif certain). de l’ambition en revanche, sa rempla- çante n’en manque pas, jusqu’à vouloir croquer ses concurrentes, Peugeot 308 et Volkswagen Golf 7e du nom, cham- pionnes jusque là incontestées du seg- ment. Et pour livrer bataille, Renault a soigné ses fondamentaux, à commencer par l’esthétique. La nouvelle calandre, désormais de rigueur, signe avec force l’identité de marque tout comme les C lu- mineux à technologie LEd qui encadrent les phares. Plus longue (de 6 cm) que le modèle précédent, plus basse (2,5 cm) avec des voies élargies, un empattement plus important et un porte-à-faux arrière plus court, cette nouvelle Mégane est so- lidement campée sur la route. Petit détail qui en dit long sur les efforts des des- igners : le jeu entre le pneumatique et la carrosserie (noir de roue) a été réduit pour améliorer la qualité perçue du véhicule. La signature lumineuse arrière est égale- ment empruntée à la Talisman tout comme l’incrustation chromée (en finition haut de gamme) sur le haut de l’aile avant et de la portière, très chic et so british. Le dessin, fait de pleins et de déliés, de lignes tendues et de galbes, dû au crayon de Franck Le Gall, est un sans faute.
L’habitacle aussi s’inspire fortement de celui de la Talisman, à commencer par la planche de bord et l’écran tactile central, une tablette verticale de 8,7 pouces dans les deux cas (en finition intens). L’agrément de conduite n’est pas en reste : excellent maintien des sièges, po- sition au volant parfaite, visibilité sans faille, ergonomie des com-
(confort, sport, éco, neutre, personnalisé) et le système de verrouillage sans clef his- torique de Renault qui, à la différence de ceux de ses concurrents, ouvre et ferme le véhicule à distance sans avoir jamais be- soin de tou-
route sublimée par le système 4Control qui gère le braquage des roues arrière. Calandre et bouclier avant spécifiques, jantes 17 pouces en série, sièges envelop- pants à appuie-têtes intégrés, la GT soigne son look et sa sportivité avec le Launch
cher
Control (technologie Renault Sport hé- ritée de la compétition) per- mettant un démarrage type départ arrêté plus rapide pour at- teindre le 0 à 100 km/h en 7’’1 ; et le Multi- Change down (multi-rétro- gradage accé- léré) qui permet de ré- trograder plu- sieurs vitesses à la volée lors des freinages afin d’être sur le meilleur rapport pour enchaî- ner le virage suivant. de quoi patienter jusqu’à l’arrivée de la Megane RS, annon- cée pour 2018 avec une puissance de plus
mandes irréprochable, freinage, amortis- sement, tenue de route sans re- proches. Bref
le carton est
plein. La fini-
tion s’ap-
proche
désormais
des standards ger-
maniques, l’équipe-
ment est au niveau premium, notamment en ce qui concerne les aides à la conduite de dernière génération : régulateur de vi- tesse adaptatif, freinage actif d’urgence, alertes de franchissement de ligne et de distance de sécurité, alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux de si- gnalisation, avertisseur d’angle mort, ca- méra de recul (de grande qualité), commutation automatique des feux de route et de croisement, aide au stationne- ment avant, arrière et latéral, parking mains libres (très réactif, ce qui n’est pas toujours le cas) avec trois modes de sta- tionnement (en créneau, en épi et en ba- taille). Sans oublier l’affichage tête haute, la technologie Multisense permettant de personnaliser son mode de conduite
la portière.
Seuls petits regrets :
l’absence de molette cen-
trale sur la console pour accéder aux com- mandes comme sur la Talisman et des commandes de lève-vitres placées trop en arrière sur la portière, ce qui nuit à leur ac- cessibilité.
Essayée avec sous son capot le moteur turbo diesel dCi de 130 chevaux couplé à l’agréable et précise boîte manuelle à six rapports, la Megane donne entière satis- faction. En version GT elle enthousiasme. Le bloc 1,6 litre 16 soupapes de 205 che- vaux est incisif, la boîte auto à double em- brayage EdC sept rapports impressionnante de facilité et la tenue de
de 300 chevaux.
nouveau Ford s-max : monospace haut de gamme
pratique.
Nettement embelli par le restylage
de cette deuxième génération, le S- Max revendique toujours une identité plus sportive et dyna- mique que son frère Galaxy. de fait il est plutôt agréable à
conduire : les sièges garantissent une bonne tenue et le confort est agréable en position sport ou normale de la suspension adaptative. Toutefois en position confort, la voiture devient plus flot-
Modèles essayés : Renault Megane 4 Berline Intens Energy dCi 130. Tarif : à partir de 28000 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 18200 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 22100 euros. Renault Megane 4 Berline GT Energy TCe 205 EDC. Tarif : 31900 euros.
C’est un grand vaisseau routier, imposant (4,80 m de long, trois centimètres de plus que l’ancien modèle) à l’extérieur et très spacieux à l’intérieur, doté d’un grand coffre (700 litres en position cinq assises) avec une troi- sième rangée de sièges escamotables élec- triquement sous le plancher. Très
tante sur la chaussée. La boîte auto à double embrayage se montre efficace, même si le moteur Tdi de 150 chevaux se montre un peu juste et a besoin lui aussi d’une po- sition sport pour bien s’exprimer.
Ford a doté son grand monospace d’une foultitude de technologies haut de gamme en matière d’aide à la conduite (limiteur de vitesse intelligent qui analyse la signali- sation, feux de route anti-éblouissement, direction adaptative, assistant prévention collision, camera frontale à 180°, système de stationnement automatique, etc.). Hélas comme souvent l’électronique embarquée est source de tracas et notre véhicule d’es- sai a subitement perdu, en roulant, la disponibilité de son « assistant pré-collision » sans que le régulateur de vitesse ne puisse jamais être réactivé. autre désagrément, la faible sensibilité de l’écran tactile (par ailleurs sous-dimensionné) et l’absence in- compréhensible d’affichage numérique de la vitesse sur des cadrans pourtant digi- taux.
Modèle essayé : Ford S-Max Titanium 2.0 TDCI 150 ch PowerShift. Tarif : à partir de 38800 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 33600 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 33600 euros.
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Mai 2016

