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1/ASSURANCE-VIE : UNE MEILLEURE RENTABILITÉ AVEC LES UC
Patrimoine - Investir en 2016 ArT de vivre & PATriMOiNe
cadre du Girardin Social, la réduction d’impôt est accordée sur le montant d’acquisition du logement social, alors que dans le cadre du Girardin industriel, la réduction d’impôt est accordée en contrepartie de l’acquisition d’un matériel de production loué, pendant cinq ans, à un exploitant local. en 2015, le plafond global limitait le montant des réduc- tions d’impôt à 10000€, mais pour des investissements Gi- rardin, ce plafond est porté à 18000€. Pour résumer, l’avantage fiscal s’élève à 18000€ net des rétrocessions aux exploitants ou locataires. Au final, la diminution d’impôt peut s’élever à 60000€ pour l’achat d’un logement et à près de 53000€ pour un investissement industriel soumis à agré- ment. « Ces investissements dits one-shot permettent à l’in- vestisseur de bénéficier d’une réduction d’impôt dès l’année qui suit son investissement. George Pau-Langevin, ministre de l’Outre-mer, a annoncé fin 2015 que le Girar- din était prorogé jusqu’au 31 décembre 2017 », fait savoir Jérôme devaud, directeur général délégué d’inter invest.
Longtemps concentrés sur les fonds en euros, les verse- ments sur les supports en unités de compte (UC) progres- sent. Sur les 10 premiers mois de 2015, ils ont représenté 22,5 Mds€, soit une hausse de 32% par rapport à 2014. La tendance ne devrait pas s’inverser et c’est une bonne nouvelle. Pour espérer une rentabilité meilleure, les in- vestisseurs vont devoir se détourner des fonds en euros
troie une réduction d’impôts, à hauteur de 11% du mon- tant du bien acquis, sur une période de neuf ans. Le Censi-Bouvard permet également de récupérer la TvA sur l’investissement. Outre la réduction d’impôts, un in- vestissement locatif permet de percevoir des loyers et de disposer d’un bien générant des revenus à la retraite, d’un bien à vendre en cas de besoin, d’un bien à transmettre... L’opération n’en est que plus attractive.
Kastler, fondateur de Facts & Figures, conseil en stratégie sur l’assurance. Avec les contrats en UC, l’épargne est in- vestie sur différents supports (parts d’actions, parts de so- ciétés ou fonds de placement) qui fluctuent en fonction des marchés financiers et immobiliers. Le risque de perte est réel, mais le rendement est supérieur, puisqu’il s’affi- chait à 4,7% en 2014. reste à mener un important travail d’évangélisation pour persuader les épargnants d’accepter une part de risque en vue d’obtenir un meilleur rende- ment. Mais les assureurs ont bel et bien commencé à met- tre l’accent sur les UC. dans ce domaine, Axa fait partie des précurseurs. « Notre rôle est d’informer les clients et de leur faire comprendre qu’unités de compte n’est pas synonyme d’actions. Il existe tout un panel de solutions », souligne Olivier Mariée, directeur des activités epargne d’Axa France.
5/LES FIP CORSES : L’ATOUT INSOUPÇONNÉ DE L’ÎLE DE BEAUTÉ
Quelques prestataires : Axa, La Banque Postale, LinXea, MAAF...
teur, à noter la première augmentation de capital de la SCPi Placement Pierre, après la fusion des SCPi Finin- pierre et rocher Pierre 1, par émission de 100000 parts nouvelles jusqu’au 22 décembre 2016, au prix de 315€ la part. « Avec un revenu prévisionnel de l’ordre de 16,38€ par part sur l’année 2015, le taux de rendement instan- tané ressort à 5,20% sur la valeur de souscription de la première augmentation de capital émise à 315€ par part », souligne Foncia Pierre Gestion. Les OPCi béné- ficient des avantages des SCPi renforcés d’autres atouts tels que la liquidité, le choix de la fiscalité et le régime de distribution favorable pour les associés. L’actif d’un OPCi doit comporter au moins 10% de trésorerie et un minimum d’actifs immobiliers fixé à 60% ou 51% selon sa forme. Le succès de l’OPCi s’explique en grande par- tie par la mobilisation des grands réseaux de banques et de compagnies d’assurance qui distribuent ce produit sous forme d’unités de compte de contrats d’assurance- vie. « La collecte globale historiquement élevée des SCPI et des OPCI grand public confirme la complémentarité commerciale de ces véhicules qui diffèrent par leurs ca- ractéristiques techniques et fiscales. Ce succès démontre aussi bien le besoin des ménages en épargne longue que leur confiance dans ces fonds immobiliers », analyse Ar- naud dewachter, délégué général de l’ASPiM.
2/DÉFISCALISATION IMMOBILIÈRE : PINEL ET CENSI-BOUVARD DOPENT LA PIERRE
Quelques prestataires : LinXea, ORA défiscalisation
Une étude de Meilleurstaux et Astarès révèle que, depuis la seconde moitié des années 1990, l’immobilier est le plus rentable des investissements. Suivent les actions, les obligations, les fonds euros des contrats d’assurance-vie, le livret A et l’or. « Les performances de l’immobilier s’expliquent par l’effet de levier du crédit qui permet de démultiplier à coût réduit l’apport personnel et par la très forte valorisation de l’immobilier », explique Hervé Hatt, président de meilleurtaux.com. Si les prix de vente comme les prix de location ont ralenti leur course effré- née, l’immobilier reste un placement intéressant dans le cadre d’un investissement locatif. Car pour développer le parc immobilier, l’etat a créé différents dispositifs de dé- fiscalisation. Le dispositif Pinel, qui a succédé au duflot, permet aux particuliers qui font l’acquisition d’un loge- ment neuf en vue de le louer de bénéficier d’un abatte- ment fiscal. Alors que la Loi duflot fixait à neuf ans la période de location, le Pinel offre la possibilité de choisir entre trois formules. Pour six ans de location, l’investis- seur aura droit à une réduction d’impôts de 12%, pour neuf ans de 18% et pour 12 ans de 21%. et ça marche ! Le promoteur Nexity, qui a enregistré une hausse de 52% de ses ventes aux investisseurs individuels sur les neuf premiers mois de 2015, explique ce résultat par « la mise en place et la montée en puissance du régime d’investis- sement locatif Pinel, plus attrayant que son prédéces- seur ». Le principe est similaire, avec un investissement en Censi-Bouvard qui concerne les logements meublés intégrés dans des résidences de services. Ce dispositif oc-
6/BOURSE ET TRADING : LA PRUDENCE RESTE LE MAÎTRE-MOT
qui devraient en moyenne rapporter 2,25% nets de frais de gestion en 2015. « La baisse des taux des fonds en euros va se pour- suivre au rythme de -15 à -20 centimes par an », fait savoir Cyrille Chartier-
Quelques prestataires : Breteuil immobilier, Bellavista...
3/SCPI ET OPCI : DES PLACEMENTS EN PLEIN BOOM
L’Association française des sociétés de placement immo- bilier (ASPiM) souligne les très bons chiffres de collecte des SCPi (Sociétés civiles de placement immobilier) et OPCi (Organismes de placement collectif immobilier). Au premier semestre 2015, les SCPi ont collecté 1,86 Md€, soit une hausse de 47,5% par rapport au premier se- mestre 2014. Sur la même période, l’OPCi grand public a affiché une collecte nette globale de 1246 M€ contre 813,32 M€ sur l’ensemble de l’exercice 2014. Les SCPi ont pour objet l’acquisition et la gestion d’un patrimoine immobilier qu’elles cherchent à valoriser au profit des détenteurs de parts. Les particuliers investissent dans l’immobilier à travers des titres et non directement en achetant un bien, d’où le nom de “pierre papier”. Cer-
Quelques prestataires : Star Invest, ACI Outremer...
Quelques prestataires : Amundi, Aberdeen...
Prévoir les mouvements de la Bourse, par nature imprévi- sibles, n’est pas une mince affaire, mais il semble que les boursicoteurs doivent redoubler de vigilance cette année. Les membres du Cercle des analystes indépendants, réunis pour leur conférence annuelle en décembre dernier, recom- mandent majoritairement précaution et discernement. John Bennett, directeur gestion actions europe chez Henderson Gi, confirme ce sentiment et estime que « les investisseurs sur les actions européennes devront plus que jamais faire preuve de prudence dans le choix de leurs investisse- ments ». Pour autant, se détourner totalement de la Bourse reviendrait sans doute à laisser filer quelques belles oppor- tunités. Lesquelles ? Les experts peinent à s’accorder. Le secteur des produits pharmaceutiques reste un thème de prédilection pour John Bennett. d’autres préfèrent miser sur les valeurs défensives de la consommation et de l’ali- mentation ou font le pari des valeurs high-tech, d’internet et de la construction immobilière. Sur le marché du Forex comme avec les CFd, les traders ne devraient pas non plus s’éviter quelques sueurs froides. Si le trading ne s’adressait déjà qu’à des profils de spécialistes, cette année il pourrait être réservé aux profils experts.
Quelques prestataires : IG France, Saxo Banque...
4/GIRARDIN INDUSTRIEL ET GIRARDIN SOCIAL : LA DÉFISCALISATION OUTRE- MARINE ENCORE MÉCONNUE
Pour soutenir l’investissement privé en Outre-mer, le dis- positif Girardin offre au résident fiscal français la possi- bilité d’investir dans le cadre de la loi Girardin Logement Social et de la loi Girardin industriel. des dispositifs à privilégier pour réduire son impôt sur le revenu. dans le
Février 2016
taines SCPi investis- sent dans l’immobilier commercial et propo- sent avant tout un ren- dement, d’autres SCPi investissent en habita- tion et offrent des perspectives de défis- calisation et/ou de plus-value. Sur ce sec-
Créé par la loi de Finances 2007, le Fonds d’investissement de proximité Corse (FiP Corse) soutient l’économie locale car les fonds sont investis à 70% minimum dans les PMe corses. en souscrivant au FiP Corse, l’épargnant a droit à une réduction d’impôt de 38% qui compense le risque de perte en capital et la durée de blocage de 7 à 10 ans. A échéance, les éventuelles plus-values sont exonérées d’im- pôt, hors prélèvements sociaux de 15,50% en 2015. LinXea, spécialiste de l’assurance-vie en ligne, a commer- cialisé en octobre 2015 un FiP Corse pour enrichir son offre produit. « Nous avons conclu un accord d’exclusivité de distribution avec notre partenaire qui proposait égale- ment une politique agressive de frais de gestion, conforme à notre ADN », explique Yves Conan, directeur du déve- loppement de LinXea. Ce FiP Corse Alimea, clos au 31 décembre 2015, a collecté 1,5 M€. LinXea se dit prêt à pro- poser à nouveau un FiP Corse en 2016, tout en ayant conscience que ce produit risqué ne peut pas convenir à toute la clientèle.
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