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n°27
STrATéGie & iNNOvATiON NUMériQUe Haute résolution - Où investir dans le numérique en 2016 ?
1/ CONSOLIDER SA SÉCURITÉ INFORMATIQUE Un bon investissement sans conteste. Face aux logiciels malveillants, il devient urgent de se protéger davantage, en faisant appel aux services d’entreprises spécialisées dans la cybersécurité. C’est le cas du groupe Capgemini-Sogeti (www.fr.sogeti.com), 20000 collaborateurs dans le monde : « Nos clients sont confrontés à une évolution de leurs
stocker ces documents ? Plus que dans un bon vieux disque dur, investissez dans des coffres-forts numériques, certifiés inviolables. digiposte Pass (La Poste) ou CdC Arkhinéo (Caisse des dépôts) assureront l’intégrité de vos documents et ce, sans limite de temps. Autres prestataires : itesoft, Cryptolog ou Concur, spécialisée dans la gestion des notes de frais.
et par an. Manque de formation et mauvaise utilisation des fonctionnalités en sont les principales raisons. Une entreprise comme Comarch, éditeur de solutions erP et acteur incon- tournable du secteur en France, saura optimiser votre in- vestissement. Autre prestataire : divalto, éditeur de logiciels de gestion depuis plus de 30 ans.
systèmes d’information, à une trans- formation numérique, à l’arrivée massive du cloud et pour autant ils veulent absolument que la sé- curité reste quelque chose de sim- ple », explique Jean-Marc Bian- chini, directeur sécurité de Sogeti
3/ CHOISIR LE BON « NUAGE »
Mails, réseaux sociaux, portails internet, outils de productivité... Si votre société utilise un de ces services, c’est qu’elle a déjà eu recours au « cloud computing ». Le cloud, aujourd’hui, c’est un fait, est synonyme d’économies pour les entreprises qui l’utilisent. Loué pour sa flexibilité, il permet de réduire les coûts : gain d’argent (plus besoin d’investir en interne dans un serveur) et de temps – 11% en moins consacré à
5/ SEO : MISER SUR LE LONG TERME
Quoi de plus naturel aujourd’hui que d’avoir recours aux services d’une agence digitale afin de booster le référencement de votre société ? Privilégiez une stratégie sur le long terme, car mettre en place une politique SeO (optimisation des moteurs de recherche) efficace demande du temps et nécessite quelques moyens. Sur la durée, le SeO va booster le trafic organique du site web de votre entreprise : le
France. L’offre de la société repose sur trois piliers principaux : le conseil, la protection et la surveillance des systèmes d’information de données des clients. Autres prestataires : Trend Micro, eset... Pour la sé-
l’informatique. Gain de produc- tivité aussi pour 59% des PMe. Lequel choisir ? SaaS, iaaS, PaaS ? Public ? Privé ? Hybride ? Google drive est l’une des so- lutions les plus connues de
multiplier par dix sur une période de trois à cinq ans reste une pré- vision assez réaliste, en déve- loppant un certain nombre de segments : adwords, bannières pub, affichage, partenariats web. Tout cela prend du temps. C’est
curité des biens et personnes : Securitas, etc.
2/NUMÉRISER SES DOCUMENTS ET FICHES DE PAIE
Marché en pleine expansion, la dématérialisation devrait encore gagner du terrain en 2016. La loi d’Habilitation pro- mulguée par le ministère de l’economie et des Finances rendant obligatoire, dans le public, la numérisation des bulletins de paie à compter de 2020, devrait également ac- célérer le process dans le privé. dématérialiser revient à simplifier les démarches et surtout faire des économies.
stockage en ligne ; One drive sera parfait si vous maitrisez l’écosystème Microsoft, mais aussi : iBM qui vient de s’offrir Clearleap, fournisseur de vidéo dans le cloud, ou SugarSync, spécialisée dans la syn- chronisation des fichiers. enfin, si vous privilégiez les solutions « made in France » il existe HubiC, offre de stockage lancée par OvH et Jalix. Toutes sont bonnes.
la raison pour laquelle avoir recours à une agence digitale reste le moyen le plus rapide et le plus efficace de gagner en visibilité sur le Net. Certaines agences, qu’elles soient basées à Paris ou en Province, s’en acquittent très bien : 5eme gauche a par exemple reçu cette année le prix de la meilleur agence digitale française ; id Agence des Médias Sociaux et Be Angels se sont spécialisées, avec succès, dans les médias sociaux. L’agence digitale lyonnaise C2iS présente également de solides références. enfin, We Are Social a été élue agence de communication digitale de
Selon l’OCde, les charges admi- nistratives des entreprises coûte- raient 60 milliards par an en France. en dématérialisant ne se- rait-ce que les bulletins de paie, les PMe réaliseront une économie évaluée entre 20 à 42 centimes
Question d’usage... et de prix.
4/ ERP : PLANIFIER LES RESSOURCES DE SON ENTREPRISE
l’année 2015.
par document. Comme le souligne la société, spécialisée dans la dématérialisation des documents, « les méthodes manuelles de production et de diffusion des factures papier impliquent des investissements financiers et en temps importants. Cela peut avoir un impact direct sur la rentabilité globale de votre entreprise et entraver son efficacité de traitement jusqu’à 96% ». C’est la raison pour laquelle, d’après l’éditeur de logiciels Open Bee, « 50% des entreprises françaises auront franchi le cap » de la dématérialisation d’ici 2020. La question qui se pose : où
Coordonner l’ensemble des activités d’une entreprise. voilà à quoi servent les erP (enterprise resource Planning), progiciels de gestion intégrés. L’erP n’est pas une mince affaire. il constitue un véritable projet, coûteux de par sa mise en place, contraignant. Mais diablement efficace, à
Un nuage toujours plus haut
Le marché du cloud computing en France : + 19,5 % en un an. 2014 : 4,1 milliards d’euros.
2015 : 4,9 milliards d’euros.
2016 : le cloud computing franchira la barre des 5 milliards. Le cloud SaaS (Software as a service) représente 60 % des solutions.
Source : cabinet d’études Markess (www.markess.com)
® dématique &
condition de savoir en tirer sa pleine mesure... en 2014, une étude réa- lisée par Sage révélait que les en- treprises européennes gaspillaient chaque année environ 10 milliards d’euros dans des logiciels de ges- tion, soit 43000 euros par entreprise
Gouvernance
Les données Sirene en accès libre dès 2017 !
par
Contexte : Apparu dans les pays anglo-saxons dans les années 2000, l’ouverture des données (open data) représente à la fois un mouvement, une philosophie d’accès à l’information et une pratique de publication de données librement ac- cessibles et exploitables. il s’agit essentiellement de données numériques d’origine publique ou privée relative à des domaines très variés : trans- port, cartographie, statistiques, géographie, so- ciologie, environnement, juridique... Ces données sont diffusées de manière structurée selon une méthode et une licence ouverte garan- tissant son libre accès et sa réutilisation par tous, si possible sans restriction technique (usage de formats propriétaires), juridique (licences restric- tives) limitant notamment leur exploitation et leur reproduction ou encore financière sachant que dans certains cas une rémunération peut néanmoins être exigée pour la réutilisation des données.
parence des comptes sur le fonctionnement des institutions mais aussi afin d’encourager l’inno- vation. Cet intérêt se retrouve également au ni- veau d’un chercheur, d’une entreprise, d’une association afin de permettre d’enrichir le débat public et de renforcer la liberté d’information. en France, la politique d’ouverture et de partage des données publiques est pilotée, sous l’autorité du Premier ministre, par la mission etalab, diri- gée par M. Henri verdier. depuis sa création fin 2013, la stratégie de « data.gouv.fr » a consisté à améliorer la recherche et le référencement, et à simplifier la publication et l’ouvrir à tous, per- mettant non seulement aux services publics de publier des données publiques, mais également aux citoyens, associations, entreprises ou parti- culiers, de produire, d’enrichir, de compléter ces données ou de partager des données d’intérêt pu- blic. Aujourd’hui cela représente plus de 355000 informations publiques gratuites et réutilisables. L’etat poursuit sa politique d’ouverture des don- nées publiques et va ainsi ouvrir gratuitement, à partir du 1er janvier 2017, l’accès à la base Sirene
d’information regroupant près de 10 millions d’établissements, gérée et proposée actuellement avec un accès payant par l’insee (institut national de la statistique et des études économiques). Cette base contient trois types de données sur les entreprises et leurs établissements : identification (numéro, nom, sigle, nature juridique), écono- miques (activité principale, effectif, chiffre d’af- faires) et autres (date de création, localisation). Les usages proposés sont multiples : étude de marché, prospection, recherche, veille, dénom- brement, référencement,...
Jean-Marc Rietsch
expert international en dématique, président du digital information institute ou d2i
Ce service dégage actuellement un gain d’envi- ron 10 millions d’euros. Comme espéré par l’etat, gageons que cette ouverture devrait gé- nérer des « bénéfices socio-économiques très importants » dans la mesure où ces données peu- vent effectivement représenter une mine d’in- formations très utiles tant pour les services publics, les grandes entreprises que les start-up qui hésiteront moins à y recourir, compte tenu de leur quasi gratuité.
70 Février 2016
Quel intérêt : L’intérêt de publier et de partager des données n’est plus à démontrer au niveau des services publics afin de contribuer à la trans-

