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n°27
STrATéGie & iNNOvATiON NUMériQUe Décryptage - Les Frenchies au CES de Las Vegas
L'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation Numérique
Une année connectée en perspective
L LeConsumerelectronicShow2016,tenudu6au9janvier,aencoredonnélapartbelleauxFrenchies. Au programme objets connectés, automobile et drones.
e CeS de las ve- treprises exposantes, dont gas, qui se tient 190 start-up – un nombre tous les ans en qui fait de l’Hexagone le
janvier, est le passage deuxième pays le plus re-
obligé pour toute entre- prise ayant un tant soit peu à voir avec les nou- velles technologies. Au- tant dire que de plus en plus de secteurs d’acti- vités sont représentés au salon, et leurs acteurs ne sont plus seulement des visiteurs. « Nous antici- pons la présentation de plus de 20000 nouveaux produits, répartis dans plus de 20 catégories dif- férentes », souligne Alli- son Fried, directrice de la communication pour les événements globaux chez CTA, les organisa- teurs du salon. C’est là que les tendances mar- quantes de l’année se font jour, et que les dernières innovations sont dévoi- lées. C’est ce qui rend la présence au CeS aussi intéressante pour les en- treprises : non seulement
présenté chez les jeunes pousses, juste derrière les etats-Unis (193 expo- sants) et loin devant les autres pays européens. il faut dire que l’expertise reconnue des ingénieurs français en matière d’ob- jets connectés joue en leur faveur, l’Internet of Things (ioT) étant l’une des tendances majeures du moment.
le salon peut générer une exposition médiatique ra- pide et de grande am-
Présentation
pleur, mais il est surtout l’endroit rêvé pour mon- trer ses produits, recueillir
les réactions des profes- sionnels et faire des ren- contres qui peuvent tout changer – aussi bien pour des start-up innovantes que pour des grandes en- treprises à la recherche d’idées et de partenariats. « Nous avons la chance d’avoir des entrepreneurs qui sortent des produits innovants et des patrons emblématiques qui s’en- gagent. C’est aussi pour
dans leur voyage à Las vegas. « Nous voulons que le maximum de per- sonnes viennent nous voir, avec l’idée de les inté- resser à la campagne Kickstarter que nous lan- cerons bientôt. Nous vou- lons en fait être prêts pour Noël 2016. Du coup, nous espérons également rencontrer des fabricants, des distributeurs... », dé- crit Narayanan vijayara-
ça plane pour eux au CES...
LE BOOM DES OBJETS CONNEC- TÉS UTILES
Si l’ioT semble s’insérer partout, les objets connec- tés se multiplient parti- culièrement pour le smar- thome (la maison connec- tée), la santé et l’auto- mobile. Si l’on en croit les divers stands du salon, il n’existe pas un objet chez soi qui ne soit des- tiné à devenir connecté – de l’ampoule au réfri- gérateur en passant par les chaussures. Parmi les produits prometteurs, un variateur de lumière sans fil et sans piles, déve- loppé par enerbee, une start-up grenobloise qui s’était fait remarquer l’année dernière au CeS avec un micro-générateur
Le CES, étape devenue obligée
L’aventure a commencé en 1967. Le premier CES (Consumer Electronic Show, Salon de l’électronique grand public) se tient alors à New York, et attire déjà plus de 17000 visiteurs. Au fil des ans, la formule et la localisation évoluent, et le succès se fait grandissant. Parmi les nouveautés présentées dans le salon, on peut citer le magnétoscope, le compact-disc, la télévision haute définition, la Xbox... Depuis quelques années, le salon a pris une nouvelle dimension, devenant incontournable non seulement pour les acteurs du numérique mais aussi pour le monde industriel, comme l’automobile, l’aéronautique ou la santé – entre autres à cause de la généralisation de l’électronique. « Le CES est devenu une vitrine globale pour l’innovation, explique Allison Fried, directrice de la communication pour les événements globaux chez CTA, les organisateurs du salon. C’est devenu le lieu de rassemblement pour tous ceux qui tirent profit du business de l’électronique grand public. Il est unique car il réunit des entreprises traditionnelles, des start-up et des innovations fortes et disruptives. » Le succès du CES s’explique en partie par le fait qu’il se tient en janvier, et est donc la vitrine idéale pour exhiber des produits et prototypes qui seront vendus lors des fêtes de fin d’année. L’autre facteur essentiel est que l’importance du salon en fait un lieu unique pour rencontrer des futurs partenaires ou clients. Plus de 160000 visiteurs – tous des professionnels – ont fait le déplacement pour cette édition. Pour les start-up notamment, le CES rassemble tous les grands donneurs d’ordres et les investisseurs qui pourraient les aider à concrétiser leurs projets. Tout peut se passer en un éclair : le salon abonde d’anecdotes et de rendez- vous impromptus obtenus au hasard d’une conversation. Encore faut-il arriver à se
démarquer des autres exposants, ce qui n’est pas nécessairement chose facile.
66 Février 2016
190 start-up, la France est le deuxième pays le plus représenté, juste derrière les Etats-Unis et leurs 193 jeunes pousses
nous l’occasion de créer des contacts avec des Venture Capitalists et des acheteurs », expliquait eric Morand, chef du dé- partement Tech & Ser- vices de Business France, l’agence nationale au ser- vice de l’internationali- sation de l’économie fran- çaise, qui a soutenu 22 jeunes pousses françaises
ghavan, président de Bluemint Labs, qui pré- sente Bixi, qui permet de contrôler par les gestes ses objets connectés. L’année dernière la pré- sence française forte (plus de 120 entreprises et start-up) avait été remar- quée. en 2016, l’Hexa- gone a frappé encore plus fort, avec plus de 210 en-
récupérant et convertis- sant l’énergie du mouve- ment pour produire de l’électricité. « Notre pré- sence l’année dernière a eu un impact sur la levée de fond que nous avons menée, explique Marine Tabarin, Marketing & Communication manager chez enerbee. Y aller une deuxième fois nous a

