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SITE INTERNET : DÉFINISSEZ D’ABORD VOTRE COMMUNICATION
Wix, 123siteweb, Jimdo... ou encore 1and1 qui s’est payé une promotion Tv de plusieurs semaines fin 2015... Créer son site internet semble ne jamais avoir été aussi facile. Une première condition tout de même : protégez votre marque et votre nom de domaine (à partir d’une vingtaine d’euros par an pour un .com ou un .fr) avec des professionnels comme Amen, verisign ou Gandi, pionnier dans le nom de do- maine. ensuite : évaluez vos besoins en fonction de votre activité et pensez que si posséder un site web paraît indispensable, il faudra aussi la plupart du temps qu’il soit simple (à la lecture et en backoffice) et que vous soyez capable de le mettre à jour régulièrement. rien de pire en effet qu’un site qui présente des actus qui ont deux ans, un numéro de téléphone ou une adresse erronés. Une véritable difficulté pour les entreprises (notamment les TPe et PMe/PMi), car cet outil peut vite s’avérer chronophage et un contre-outil de communication si la réflexion et la responsabilisation en amont n’ont pas été assez précises. vincent Pelay, indépendant au sein de 100%Web créé il y a cinq ans, pose la question sans ambages : « Avez-vous vraiment besoin d’un site internet ? C’est souvent ce que je demande aux clients qui me sollicitent et qui n’ont pas besoin d’un site e-commerce, où la démarche est différente. Il faut en effet savoir pourquoi on le fait : un simple relais de la carte de visite ou un besoin plus important de pros- pection et de communication qui passe par un outil plus élaboré. Un site, c’est un budget ou beaucoup de temps, souvent les deux. En sachant que c’est un investissement pour quatre ou cinq ans maximum, car les choses bougent très vite sur le Web. Il vaut souvent mieux une page Fa- cebook bien administrée qu’un mauvais site. Et quand on est une TPE, il n’est pas inutile de prioriser : vous pouvez démarrer avec votre nom de domaine et une page avec une adresse, un plan et un téléphone. » Sûr ? « Je n’ai pas peur d’en parler parce que je ne me vois pas donner le mauvais conseil dès le début d’une relation, explique ce technicien qui a 15 ans de Web derrière lui. Parce que les réseaux sociaux sont un excellent vecteur de com’. Mais attention, là aussi, il faut avoir quelque chose à dire ! » reste la solution mixte : choisir un tem- plate (un modèle) chez l’un des acteurs « clés en main » du secteur, et vous faire accompagner d’un professionnel qui vous facturera ses conseils à la journée ou à la demi-journée (comptez 250-300€ la demi-journée).
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PORTAGE SALARIAL, LA CROISSANCE CONTINUE
52 Février 2016
dans tous les cas, pensez en amont à la page d’accueil, qui est la plus importante. Attention à la surenchère des fonctionnalités, ainsi qu’au choix du CMS (système de gestion de contenu) qui déterminera la facilité d’utilisation de votre interface administrateur, au fait que votre site soit adapté aux terminaux mobiles (ce qui est devenu très important pour le référencement Google). Attention aussi aux images (leur qualité et les droits qui y sont liés). Un budget minimum si vous choisissez cette option ? Comptez au moins 4500€ pour un site à partir d’un modèle.
Assurance perte d’emploi, mais aussi, en dehors des mutuelles obligatoires qui ont bien occupé les dossiers des patrons de TPe/PMe en 2015, la prévoyance (maladie, invalidité et décès), les solutions épargne-retraite, et votre propre mutuelle. Apicil, l’un des nombreux acteurs du marché – au côté des Harmonie Mutuelle, Prévifrance, Maaf, Générali, Malakoff Médéric ou encore Cipres vie pour ne citer qu’eux –, a fait le choix de s’adresser très en amont aux créateurs d’entreprise. « Nous proposons une réduction de cotisations sur les deux premières années afin de démarrer son activité sereinement, mais aussi de l’accompagnement et du conseil avec des formations spécifiques, notamment à la CCI de Lyon, sur la protection sociale dédiée aux créateurs. Le groupe investit d’ailleurs dans l’économie réelle et oriente ses investissements pour soutenir l’entrepreneuriat », précise-t-on chez celui qui est devenu le cinquième groupe de protection sociale en France. Offres pléthoriques, tarifs à comparer... mais pensez-y, l’enjeu est de taille.
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ASSURANCES SANTÉ, PRÉVOYANCE : PAS DE PROCRASTINATION
ils sont consultants rH, formateurs, experts en marketing automobile, traducteurs ou frais émoulus développeurs web... des métiers différents, des expériences parfois sans commune mesure, mais un statut du portage qui séduit de plus en plus d’indépendants, grâce au mix entre la sécurité du salariat et l’indépendance qu’il procure, avec des commissions sur le CA encaissées selon l’option choisie (souvent sans minimum de CA ni frais d’inscription). de quoi se concentrer sur son cœur de métier. Marie-Noëlle dietsch est consultante en statistiques. « J’interviens auprès de ministères dans le cadre de projets de coopération statistique, principalement dans les secteurs du transport et du commerce extérieur. Mon objectif est d’accompagner les pays en voie de développement dans la production de statistiques répondant aux standards établis par les organismes internationaux. Salariée pendant 12 ans dans ce secteur, je me suis lancée comme consultante indépendante. Avec le portage salarial, j’ai effectivement pu très rapidement encadrer mon activité d’indépendante sans me préoccuper de l’administratif, avec un service client réactif par email, ce qui est pratique car je suis souvent en déplacement à l’étranger. » Pas de bureau d’accueil physique pour ces prestataires qui gèrent souvent des clients producteurs de prestations intellectuelles, mais des lignes fixes avec de vrais interlocuteurs au bout du fil, un accès à leur compte, des boutons de paiement en ligne, la signature de documents également en ligne via leur adresse iP... À l’instar de ses concurrents comme iTG ou Assur’portage, Sandra Lert-Gazza, dG adjointe de Webportage, voit la solution se développer. « C’est effectivement un marché qui continue de progresser de près de 20% par an ». La raison ? « Elle est surtout conjoncturelle. C’est un choix entrepreneurial personnel, une alternative au statut d’auto-entrepreneur ou à l’entreprise classique, en fonction de son type de clientèle. D’anciens cadres salariés facturent désormais leur expertise en indépendant, mais ils veulent souvent conserver les avantages et quelque part les habitudes du salariat, les mêmes caisses de cotisation notamment. » Un profil qui représente la moitié des 1200 portés actifs – c’est-à-dire ayant fait au moins une déclaration dPAe – de cette SAS implantée dans les Bouches-du-rhône : « Nous avons démarré notre activité avec un portefeuille de clients qui étaient issus du Web. Cela nous a conduits à beaucoup dématérialiser, à simplifier. » Un prestataire qui met en avant la transparence dans un métier qui a, parfois, pu sembler en manquer. « Nous sommes là pour décharger de la partie administrative avec deux offres claires : l’une à 5% et l’autre à 8% de commission, cette dernière incluant la gestion des frais de déplacement, la création d’un numéro d’activité formation afin de pouvoir solliciter les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés), etc. Nous sommes prestataires, mais nous sommes aussi là pour les éduquer à leur métier de patron. En revanche, nous ne sommes en aucun cas une agence d’intérim ou une SSII. Ce n’est pas notre philosophie, et nous sommes aussi, en cela, en phase avec la loi », poursuit Sandra Lert-Gazza.
dans le rush, on essaie de penser à tout : à son projet, à son business plan, à ses salariés, mais on oublie souvent de penser à soi. Si la protection du patrimoine est désormais mieux ancrée dans la démarche de création, les couvertures santé, prévoyance et autres assurances perte d’emploi sont souvent remises à plus tard, au pire considérées comme des charges irraisonnables en début d’activité. et si l’entrepreneuriat demeure une aventure et une conviction, mieux vaut tout de même prévenir que guérir. elodie Warnery, directrice générale de la GSC qui compte 16000 entreprises clientes, rappelle les enjeux. « De la même manière que vous listez les éléments bloquants du projet, que vous travaillez sur votre financement et votre trésorerie, il faut avoir conscience que les actes vont avoir des conséquences. On ne parle pas seulement d’échec, mais de périodes de transition, car une aventure entrepreneuriale est rarement linéaire. Si la nouvelle génération tend justement à ne pas éluder les risques inhérents à la création d’entreprise et que les réseaux d’accompagnement distillent aussi ce message, gardons en tête qu’il y a plus de 60000 défaillances d’entreprises chaque année en France, soit près de 5300 chaque mois en 2015, dont près de 1000 liquidations. La perte d’emploi du ou des dirigeants doit donc être prise en considération. »
Cahier pratique n°1 - Entreprendre en 2016
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