Page 56 - EcoRéseau n°26
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n°26
CLUb ENtrEPrENDrE Business guides - Locaux et équipements de bureaux
Dans chaque numéro, EcoRéseau s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant
Espace vital
Mots-clés
1 Organigramme et timing
2 L'enjeu des « cosmétiques »
3 Déterminez les espaces
4
oui c’est possible. Nos locaux peuvent permettre d’avoir une identité forte tout en
(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseils
LErgonomie : priorité à l’assise 5 Combien ça coûte ?
apportant un confort de travail. Surtout une question de logique.
Par Olivier Remy
avec la croissance en 2015, mais le secteur public et les grands comptes privés sont restés attentistes. Dans un contexte de réduction ou de stabilisation des dépenses, les ventes au secteur public ont diminué de -4% et les ventes aux grands comptes privés de -5%. Les TPE, professions libérales et travailleurs indépendants ont été particulièrement touchés par la crise, et la baisse des facturations sur cette cible atteint -9% », analyse notamment ce rapport sur « Les chiffres clés de l’aménagement en France ». Un marché atone selon certains profes- sionnels du secteur, quand d’autres s’appuient sur la médiatisation de l’aménagement intérieur et du home staging pour faire passer les messages à leurs clients. « Toutes les sociétés veulent avoir des locaux où on se sent bien, même si, paradoxalement, il existe une vraie problématique de dégradation des
es locaux doivent-ils donner un caractère à l’entreprise ? Doivent-ils impressionner, convaincre ? Les salariés ont-ils leur mot à
bruyantes. « Nous parlons maintenant d’open space raisonné, confirme raymond Leuliet, chargé d’affaires chez AmSo, une entreprise des Yvelines qui pèse 10 m€ dans l’aménagement. Même dans de grandes entreprises, le modèle a été remis en cause. Chez Eurocopter, il n’y a désormais pas plus de huit col- laborateurs par espace ouvert. Des études ont prouvé qu’au-delà, cela générait des problèmes relation- nels. » Un bureau «traditionnel» par ailleurs confronté au flex office, donc à un taux d’occupation des bureaux qu’il faut également gérer avec, pour effet, l’agrandissement des espaces partagés. « Le noma- disme des salariés au sein et en dehors de l’entreprise crée une recomposition des lieux de travail et du bureau », affirme lors de ses conférences Alain d’iribarne, sociologue et président du conseil scien- tifique d’Actineo, l’observatoire de la qualité de vie au bureau.
dire pour mieux s’y projeter ?... À toutes ces ques- tions, globalement, la réponse des professionnels du secteur est : oui. Celle des chefs d’entreprise, aussi. mais il en reste une : comment faire ? Posséder ou développer une identité forte, voire trouver un style, ne peut pas faire l’économie d’un certain nombre de règles. reste que c’est peut-être l’un des meilleurs moments pour réfléchir à l’organisation actuelle ou à celle de futurs locaux. Pourquoi ? Parce que l’idéal décérébré du tout open space a laissé place à une période de maturité sur l’environ- nement de travail, plus ergonomique, moins frénétique, plus connecté aussi. « Il y a d’abord une prise de conscience de la santé de ses propres salariés qui sont aussi les ambassadeurs de l’entreprise, explique Jean-Pierre Zana, ergonome à l’iNrS. Avec quelques mesures de prévention, ils vivent mieux, et sont moins absents. » Les managers se sont aussi rendu compte de l’hérésie de certaines situations, comme celle de ces immenses plateaux qui relève parfois du travail en batterie, surtout pour des activités
uelles nous nous habituons
L’INFLUENCE DU HOME STAGING ET DE LA TV
De quoi rendre le marché particulièrement dynamique autour de solutions techniques qui se développent sans limite ? Pas vraiment. Selon une étude de DAFSA, l’un des leaders de l’information sectorielle, le marché français du mobilier de bureau a accusé une diminution de -5% en 2013 après, déjà, un repli de 3% l’année précédente pour un marché intérieur évalué à 939 millions d’euros. « Il devrait renouer
conditions de travail auxq.
tous... avec des choses que nous n’aurions pas ac- ceptées au moment de l’installation. Nous aurons de toute façon toujours moins d’ambition qu’à la maison », relève thomas Planquette, directeur de Kytom, un jeune spécialiste de l’aménagement qui pèse 3,3 m€ de CA. Comment prendre le dossier par le bon bout ? voici notre cahier des charges. Pour le reste, on vous laisse choisir la couleur des sols et celle du plafond !
Fiction :
Lundi 11h, réunion hebdomadaire animée par Gaston L., le P-Dg de oNAtoU Com PriX, une petite agence de marketing. Un dirigeant tout content :
« Cette fois, c’est fait, c’est signé. Fini les vieilles moquettes et ces petits bureaux, place à nos nouveaux locaux, à deux pas d’ici : un plateau de 150 m2 déjà aménagé. Les locataires actuels, une start-up de finan- cement participatif fondée par le fils de mon voisin du dessous, doivent partir très vite. Ils laissent tout sur place, bureaux, consoles, chaises. Ils s’étaient engagés auprès du propriétaire à trouver un nouveau locataire pour réduire à quinze jours leur préavis. Il fallait faire vite, j’ai signé samedi, j’espère que vous êtes aussi contents que moi ! » Un ange passe... Julien, le directeur commercial, toujours un peu fayot, se lève et applaudit : « Une grande nouvelle pour débuter la semaine ! ». Juste de quoi rompre le silence... Fanny, l’assistante de Gaston fait la moue. « Quinze jours, c’est demain ! Il va falloir prendre connaissance des lieux, faire l’inventaire des équipements sur place, voir le mobilier que nous voulons emmener, peut-être revoir notre organisation
commerciaux se regroupent pour leur réunion hebdo- madaire... »
Gaston coupe, un poil agacé par le manque d’enthousiasme qu’a suscité son annonce : « Ne vous embêtez pas avec ça, préparez plutôt les cartons ! Et réunissez-vous ce midi pour déterminer la couleur dans laquelle vous voulez que vos bureaux soient repeints ! » 2 Fin de la réunion.
1 . Quand nous nous sommes installés ici il y a sept ans, nous étions quatre, aujourd’hui, nous sommes onze, et même jusqu’à quinze le vendredi quand les
Devant la machine à café posée dans l’entrée face au bureau de la dynamique Fanny 3 , les langues se délient. thomas, le jeune stagiaire de la com’, ose : « J’espère que nous aurons un bureau assez grand pour nous re- trouver avec Emmanuel et Baptiste qui sont aujourd’hui à l’autre bout du couloir. Parce que ce n’est pas facile de faire valider les tweets et les post Facebook dans ces conditions... » 3 . « Et ce serait pas mal d’avoir une salle pour les commerciaux, lance Fanny qui se contor- sionne sur son siège d’un autre temps avec son mal de dos 4 , parce que le vendredi, il y a foule, nous sommes tous en réunion. La dernière fois, l’équipe a été obligée d’aller au café d’en face... » Gaston vient se servir un
Tout commence souvent par un beau dessin...
petit noir, sans sucre. Fanny, encore elle, ose : « Est-ce que vous avez prévu un budget de rénovation ? 5 , no- tamment pour avoir enfin un accueil digne de ce nom ? » Le café, même sucré, est un peu amer ce matin. visage interloqué de Gaston : « On ne peut pas tout avoir Fanny. Vous allez être dans un bureau tout beau, vous n’allez pas commencer à vous plaindre ! »
56 DéCEmbrE / JANviEr
Cahier pratique n°1 - Locaux et équipements de bureaux
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