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n°26
CLUb ENtrEPrENDrE Créer aujourd’hui - Entrepreneurs en quartiers difficiles
est issu. Quand on n’a pas fait d’études, quand on vient d’un quartier défavorisé, on redouble d’énergie. Il faut se ser- vir de toutes ses fai-
juridiques... Et ce qui m’a manqué, notamment le fonds d’investissement, je l’ai créé avec les Bu- siness Angels des Ci- tés ! », ajoute pour sa
création d’entreprise, c’est bien le finance- ment, tout particulière- ment dans les quartiers difficiles. rachida boua- tassa martin, qui a fondé
Quand on part de rien, on a rien à perdre
blesses comme autant d’atouts », conseille Anne-Cécile ratsimba- son. Autre conseil : sa- voir bien s’entourer et apprendre à mettre son ego de côté quand il le faut pour demander de l’aide. « Quand j’ai monté mon entreprise, j’ai été étonné du nombre d’organismes de soutien aux jeunes entrepre- neurs. L’ADIE (Associa- tion pour le droit à l’ini- tiative économique) et les boutiques de gestion m’ont parrainé, m’ont appris les bases du ma- nagement, de la gestion, m’ont donné des conseils
part Aziz Senni, entre- preneur issu du val- Fourré, dans son dernier ouvrage « monte ton biz ». Apprendre à savoir faire confiance est tout aussi important : « Quand les boutiques de gestion ont commencé à m’aider, je me suis demandé où était le piège. Et il n’y en avait pas : il faut ap- prendre à faire confiance, mais cela ne signifie pas être crédule pour au- tant ! », confie-t-il.
en 2006 Knowledge Partners, une société de formation profession- nelle, en connaît un rayon. « Enfant d’immi- grés, femme métissée, cinq enfants, 1,58 mè- tre... », la jeune femme énumère avec humour les « tares » qui l’ont rendue insolvable aux yeux des banquiers. Son brillant parcours n’était manifestement pas suf- fisant. « J’avais obtenu un crédit de 30000 euros dans une banque des Mureaux, dans les Yve- lines. Une semaine avant l’ouverture de mon centre de forma-
« Mon projet, c’est l’histoire de ma vie », Anne-Cécile Ratsim- bason, fondatrice de AC Rat- simbason Création
tion, elle s’est désis- consommation. A la fin tée ! ». Lasse, rachida de sa première année bouatassa martin casse d’activité, son chiffre la tirelire familiale et d’affaires se monte à contracte un prêt à la 600 000 euros et, sur-
tout, ses comptes sont à l’équilibre ! Au- jourd’hui, courtisée par les banques, elle s’en amuse. Quand les
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LES BANQUES NE SUIVENT PAS TOUJOURS
Le principal frein à la

