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Baromètre Finance & Investissements ART DE VIVRE & PATRIMoINE
croissance. Lancés l’an dernier, ces nouveaux contrats d’assurance-vie ont pour particularité d’offrir à l’investisseur une garantie en capital à la sortie à condition de rester investis huit ans au minimum. Selon un représentant du Trésor, entendu au Sénat, la collecte avoisinerait les 100 millions d’euros par mois. Un début timide pour un produit dont l’objectif est d’atteindre 50 milliards d’euros sous collecte en cinq ans. Le Trésor pourrait donc mettre en place un dispositif temporaire qui viserait à faciliter le transfert de certains actifs des fonds euros vers les fonds euro-croissance. Deux propositions ont été mises sur la table. La première prévoit d’autoriser ces transferts jusqu’à concurrence d’un plafond égal au produit du taux de plus-values latentes du fonds euros et de la valeur comptable des engagements transférés du fonds euros vers le fonds euro-croissance, tandis que la seconde prévoirait un plafonnement des transferts à 10% de la valeur totale des actifs du fonds euro-croissance.
Immobilier : les prix repartent à la hausse... seulement à Paris
Les prix de l’immobilier à Paris ont progressé de 0,5% au mois de septembre par rapport au mois précédent, d’après les chiffres du site MeilleursAgents. Un chiffre qui s’explique notamment par la progression de 1% observée dans les petites surfaces. Les logements de trois pièces et plus, eux, ont vu leur prix s’effriter de 0,1% en moyenne. En dehors de la capitale, l’ambiance est toujours à la baisse, qu’il s’agisse de la banlieue ou de la province : -0,2% à Lyon et Marseille, -0,3% à Bordeaux, -0,4% à Nice, Toulouse et Lille, -0,5% à Nantes et Montpellier, et jusqu’à -0,7% à Strasbourg. Selon MeilleursAgents, le marché de l’immobilier résidentiel ancien est « toujours convalescent ». Celui-ci anticipe une reprise progressive des volumes et des prix par marché.
Le coin des analystes
u Actions : des opportunités réapparais- sent selon EDRAM
Dans une note d'analyse, Edmond de Rothschild Asset Management remarque que les marchés actions ont poursuivi leur repli à la rentrée, pénalisés par plusieurs facteurs : craintes d'un affaiblissement de la croissance mondiale entraîné par les pays émergents, incertitude après le statu quo de la Fed, affaire Volkswagen... Une correction jugée excessive par Benjamin Melman, direc- teur allocation d'actifs et dettes souveraines du gestion- naire, qui considère que des opportunités réapparaissent. Il fait notamment valoir le fait que les enquêtes sur les PMI aux Etats-Unis et en Europe continuent d'afficher de bons niveaux et ne mettent pas en lumière un quelconque ralentissement. Dans ce contexte, EDRAM surpondère les actions par rapport aux obligations, essentiellement sur les marchés européens, et dans une moindre mesure, sur le marché japonais. Sur le front obligataire, il privilégie les obligations européennes, et plus particulièrement celles des pays périphériques, ainsi que les obligations à haut rendement et les subordonnées financières. A l'in- verse, il sous-pondère les obligations d'Etat américaines.
u Actions : SwissLife AM « modérément optimiste »
Le troisième trimestre 2015 a été l'un des pires pour les investisseurs en actions sur les marchés depuis 2009, dé- plore SwissLife AM. Après des années de nouvelles en- courageantes en provenance des marchés émergents, qui ont selon lui aidé les pays développés à sortir de la grande récession en 2008-2009, les investisseurs crai- gnent de plus en plus des risques systémiques dans cer- tains pays émergents. « La croissance supérieure à son potentiel observée aux Etats-Unis, ainsi que dans cinq des plus importantes économies européennes nous conduit à envisager une hausse des dépenses d'investissement dans ces pays », écrit SwissLife AM. « En supposant que les économies développées progressent en phase avec leur potentiel jusqu'en 2018, nous demeurons modéré- ment optimistes quant à l'évolution des actions », ajoute- t-il. Son scénario de base table sur un taux de rendement moyen global annuel de 5% sur les marchés actions.
u Obligations : pour Axa IM, il est trop tôt pour miser sur les émergents
Pour Axa Investment Managers, il est difficile d'avoir une opinion sur les marchés obligataires émergents lorsque l'incertitude est si forte. « La croissance mondiale attei- gnant difficilement 2,5% depuis la crise, il suffit d'un léger ralentissement pour se rapprocher dangereusement de la récession », remarque Chris Iggo, Chief Investment Offi- cer, Global Fixed Income chez Axa. Pour plus de perfor- mance, il recommande de rechercher les opportunités créées par des valorisations attrayantes et un faible sen- timent. « Nous nous tournons donc vers les titres à haut rendement américains et européens (obligations ou prêts). Le moment n’est pas encore venu de s’intéresser à la dette de marchés émergents (...) bien que les valo- risations et le sentiment soient proches de niveaux ex- trêmes », ajoute-t-il.
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