Page 78 - EcoRéseau n°23
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ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Air du temps - Voyages et compagnies aériennes
d’une cabine privilégiant des couleurs marron et des tonalités naturelles, décrit Weinstok Steffen. À la suite d’une étude de préférence réalisée auprès de nos voyageurs VIP, nous avons opté pour une am- biance lounge plutôt que des cabines isolées. » Bien évidemment, ces sièges sont inclinables à 180° pour se transformer en lits de 2,08 mètres de longueur et 80 cm de large. La ca- bine est également équipée de vestiaires personnalisés, de tapis et de volets anti- bruit, d’un système d’hu- midification de l’air, et d’une salle de bain. « Les sièges de nos Premières sont munis d’un rideau qui permet de créer une ambiance de chambre agréable et cosy, ajoute Marine Gall, directrice de l’expérience client long- courrier d’Air France. Pour améliorer la satis- faction de nos clients, tous ces choix ont été réalisés en co-construction avec eux. Certains d’entre eux ont même accepté de pas-
ser une nuit à tester la nouvelle mousse de nos matelas ! » Enfin, pour se remettre des émotions du vol, des Welcome Lounge attendent encore ces voya- geurs privilégiés à l’arri- vée, avec salles de bain voire jacuzzi pour certains, comme celui de Lufthansa à Francfort, par exemple.
LA GAMME MOYENNE EN
PERTE DE VITESSE Loin de ce luxe ultime, il devient néanmoins possi- ble d’avoir un avant-goût de ces plaisirs sans se rui- ner. Tout d’abord, afin d’accroître le taux de rem- plissage de leurs premiers rangs et de convaincre les vacanciers dont les réser- vations se font de plus en plus tardives, les compa- gnies multiplient les offres de surclassement à desti- nation des voyageurs de la classe éco. « Dès lors qu’il existe une promotion, voyager en tarif écono- mique devient plus cher qu’en Affaire », pointe ainsi Béatrice de Rotalier.
Conduire u coupé sport entre deux correspondances à votre guise... et c’est possible en Première !
Plutôt que de tenter d’at- tendrir une hôtesse en pré- tendant qu’il s’agit de votre lune de miel, compter sur de telles offres devient donc le meilleur moyen d’obtenir un surclassement à moindre frais.
Boeing 777, soit près de la moitié de sa flotte long- courrier, Air France a consacré 250 millions d’euros pour ses cabines Eco, contre 50 pour la Pre- mière et 200 pour la classe
Affaire.
Une majorité de compa- gnies aériennes ont ainsi équipé leurs appareils d’une classe économie Pre- mium, depuis une petite dizaine d’années. « Les
En outre, le nivellement par le haut des prestations à bord bénéficie, par rico- chet, aux classes écono- miques. « Nous assistons à une montée en gamme globale des prestations dans les avions. Depuis l’apparition du premier siège convertible en lit en classe Affaire, il y a envi- ron cinq ans, ces dernières sont aujourd’hui devenues équivalentes aux Premières de l’époque. Dans le même temps, les Premières évo- luent également vers da- vantage de services au sol personnalisés. Il est dé- sormais possible de pro- poser à ces voyageurs un jet privé pour rejoindre un vol long-courrier, par exem- ple », énumère Weinstok Steffen. Mais les classes «Eco»nesontpasen reste. Dans le vaste chan- tier de réaménagement des cabines de 44 de ses
Cuisine à bord
La course aux étoiles
Conséquence de l'intérêt croissant du public pour la gas- tronomie, les compagnies portent une attention de plus en plus poussée à la qualité de la cuisine servie en Première et en Affaire. Toutes ont ainsi récemment créé des partenariats avec des chefs étoilés ou des sommeliers de renom, à l'image de Delta Air Lines qui s'est associée avec le chef américain Danny Meyer et la sommelière Andrea Robinson. Une excellence particulièrement recherchée chez Air France, pour qui la qualité de la cuisine fait partie de l'identité de la marque.
Mais pour s'approcher encore davantage de l'ambiance des grands restaurants dans lesquels interviennent tradi- tionnellement ces chefs, les compagnies aériennes visent un service irréprochable (verres à pied, service en porcelaine), malgré les turbulences. « Nous avons remplacé le service au chariot par un service individuel au siège, avec des hô- tesses supplémentaires, afin que le service soit comparable avec celui d'un restaurant haut de gamme », explique Weinstok Steffen. Muni de tablettes, l'équipage de la Luft- hansa est ainsi capable d'identifier chaque client VIP et de connaître ses préférences gustatives en fonction des éléments renseignés par celui-ci sur son profil au moment
de la réservation.
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SEPTEMBRE 2015


































































































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