Page 37 - EcoRéseau n°23
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Créer aujourd’hui - Le web pour les entrepreneurs CLUB ENTREPRENDRE
prise utilisatrice du site ne se retrouve pas livrée à elle-même. « Un tech- nicien peut dans ces cas- là prendre la main à dis- tance sur l’ordinateur du client et gérer les diffi- cultés sans déplacement. Il en va de même pour
sont tout aussi visées que les grandes. Elles repré- sentent d’ailleurs des portes d’entrée parfois très accessibles pour les auteurs de malveillance, en particulier lorsqu’il s’agit d’un sous-traitant d’une organisation de
Christophe Auberger. Le paiement en ligne im- plique une obligation de sécurité : il faut disposer d’un firewall, mener un audit de sécurité régulier. Celui-ci est généralement réalisable par des équi- pements de sécurité qui
veloppeur. L’intervention de ces profils n’est pas nécessaire », intervient Alain Bosetti. Même en cas de panne ou de pro- blème technique, l’entre-
Mathieu Neu
les mises à jour », ex- plique Karen Pierrat. Il existe aussi la possibilité de prendre un rendez- vous téléphonique pour un accompagnement plus personnalisé, ou pour profiter de conseils tech- niques.
grande taille. Dans tous les cas, on peut partir du principe que toute en- treprise en ligne sera at- taquée dans les mois qui suivent son apparition sur le Web », détaille Christophe Auberger, di- recteur technique chez Fortinet, spécialiste des solutions de sécurité in- formatique.
DOMPTER L’INSÉCURITÉ EN LIGNE À MOINDRE COÛT
Les dangers de la Toile et cyber-menaces sont d’autres éléments à l’ori- gine de réticences qui empêchent les dévelop- pements en ligne. Mais à l’inverse, ce volet est aussi négligé par bon nombre de petites entre- prises qui s’estiment hors cible par rapport à ces risques. « C’est une er- reur. Les petites sociétés
La connaissance au sein des TPE semble très hé- térogène dans ce do- maine, même si les in- formations essentielles sont de mieux en mieux diffusées. Il subsiste tou- tefois des écueils impor- tants. L’obligation de pro- téger les données privées des clients n’est pas tou- jours connue. Il est pour- tant impératif de s’en préoccuper. « La CNIL veille au grain », assure
étape ».
cialiste. Sur un plan tech- nique, « le standard de sécurité PCI DSS (Pay- ment Card Industry Data Security Standard), com- munément utilisée dans l’univers du e-commerce, fait tout à fait l’af- faire ».
Une PME peut bénéficier d’un site d’e-commerce pour un abonnement à partir de 15 à 20 euros par mois
lancent des scans auto- matiques intégrés aux lo- giciels disponibles pour le client. « Il n’y a pas de complexité avérée, contrairement à ce qu’on peut parfois imaginer. Un minimum de précautions permet tout à fait d’éviter la plupart des menaces. L’ANSSI publie les dix règles de l’hygiène in- formatique. Appliquer ces recommandations est une très bonne première
, poursuit le spé-
Règlementation
Les e-boutiques manquent de sérieux
Si bon nombre d’e-boutiques peinent à rencontrer une réelle efficacité en ligne, c’est aussi en raison d’une rigueur défaillante et d’une démarche qui manque de professionnalisme. Il subsiste un vrai laxisme en matière de respect de la législation. Sur 220703 noms de domaine uniques d’e-commerce, elles ne sont que 132805 à afficher leurs conditions générales de vente. Seuls 73334 sites indiquent leurs mentions légales, comme le souligne l’étude de la société Email Brokers. Des données pourtant obligatoires. Quant aux informations relatives aux droits d’accès et de rectification des données personnelles des clients, les entreprises ne sont que 21927 à s’en soucier. Email Brokers estime que ces manquements face à la réglementation en vigueur sont inévitablement à l’origine d’incapacités de vente pour ces entreprises : « Il importe de procéder à une mise aux normes des sites Internet ».
Le référencement et les médias sociaux concentrent d’autres points à améliorer. Le manque de moyens et de compétences serait responsable d’une réelle difficulté pour faire connaître les sites marchands. « Les sociétés se retrouvent dans l’impossibilité de faire vivre leur marque sur le Web. Le e-commerce français, et en particulier celui des TPE, éprouve ainsi des difficultés à émerger, d’autant que ces écueils sont associés à un vieillissement des technologies utilisées et à un référencement quasi-nul », souligne Email Brokers dans son enquête. La simple absence des réseaux sociaux complique également la donne. Il existe environ 2,3 millions d’adresses web professionnelles françaises. A l’heure actuelle, « moins d’un quart d’entre elles dispose d’un profil social. Et au sein de ce quart, la capacité à alimenter quantitativement et qualitativement son réseau social n’est pas à la hauteur des résultats attendus », mentionne l’étude. Les pouvoirs publics sont également pointés du doigt – l’apparition des nouveaux métiers n’ayant pas été suivie d’efforts en termes de formation. Celle-ci, ainsi que l’accompagnement humain et financier, « ne peut désormais plus être une option pour la France », estime Email Brokers.
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