Page 34 - EcoRéseau n°23
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n°23
CLUB ENTREPRENDRE Créer aujourd’hui - Le web pour les entrepreneurs
La création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.
Plongée digitale oblige...
D'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.
PFranchir le pas d’une création de site et d’application est presque devenu nécessaire. Pourtant même les entrepreneurs avisés peuvent avoir quelques réticences. Mal leur en prend...
our le spécialiste les ordinateurs, fixes ou sente les produits et leur avantage à développer ŒUVRER POUR ternet peut être un moyen du marketing in- portables, font définiti- prix sans permettre de une solution en ligne. Il UNE E-ACTIVITÉ de mettre en avant une teractif Email vement partie du décor. les acheter en ligne. Et ne faut pas oublier que ADAPTÉE partie annexe de son ac-
Brokers, le e-commerce 92% des structures de lorsqu’on parle de bou- 80% du chiffre d’affaires En France, sur 160000 tivité, ou un tremplin
en France accuse un sé- rieux retard à l’allumage. Il parle même « d’ama- teurisme » en la matière, de « sous-développement du nombre de sites mar- chands », dont les consé- quences néfastes sur l’économie sont directes. Dans une étude de 2014 réalisée par la société, il est expliqué que « 81% des entreprises ayant failli en 2013 n’avaient pas jugé utile de déve- lopper leur présence nu- mérique ».
moins de 20 salariés en tique en ligne, on tombe sont dotées, selon un ba- même à une timide part romètre OpinionWay / de 5%. Les sites relevant
53 % des TPE n’ont pas de site Internet
des TPE est réalisée à moins de 20 kilomètres du site physique de l’en- treprise », relève Alain Bosetti, président du
e-commerçants, on es- time à 10000 le nombre
pour lancer de nouvelles offres, mettre l’accent sur des promotions particu-
Au sein des entreprises,
« Presque toutes les en- treprises auraient un
EBP sur les usages nu- du e-commerce sont en
Salon des micro-
lières, saison- nières... Il y a mille possi- bilités et cas de fi- gure », ré- pond-il. Il convient ensuite de for
mériques professionnels. Mais côté Web, le réflexe numérique n’a effective- ment pas pris. 53% des TPE n’ont pas de site In- ternet. Seulement 11% d’entre elles disposent d’un site vitrine qui pré-
moyenne deux fois plus nombreux ailleurs en Eu- rope. L’intérêt des offres disponibles sur la Toile a pourtant fait ses preuves.
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de sites dont l’activité en ligne est réellement effi- cace. Pour Alain Bosetti, il s’agit avant tout de « se poser les bonnes questions, d’étudier pré- cisément ses objectifs, les raisons de cette démarche d’aller en ligne, et les recettes les plus perti- nentes pour y répondre ». D’abord, quelle est la na- ture de l’offre à mettre en ligne ? « Celle-ci n’est pas nécessairement la même qu’en magasin. In-
maliser un parcours Clients qui dépend de chaque situation. « Dans certains cas, les clients vous connaissent déjà. Dans d’autres, la bou- tique en ligne est la seule visibilité sur l’offre et la marque », précise Alain Bosetti. Recourir à un consultant pour un ac- compagnement efficace et personnalisé peut être une bonne option, même s’il en coûtera 300 à 500 euros pour une simple
entreprises.
Selon la so-
ciété Email Brokers, la
faute en revient principalement
à la complexité
des outils utili-
sés, ainsi qu’à
une absence de
cadres norma-
tifs suffisam-
ment clairs. Sur
les 220703 URL
du secteur du e- commerce, il faut en retirer 88007, soit 40%, qui ne sont plus à jour depuis 18 mois. Email Brokers ex- plique ces abandons de plateformes en ligne « par une pénurie de solutions d’e-com- merce simples et effi- cientes, à la portée des TPE et des artisans qui sont la population la plus pénalisée par la jungle du monde du Web ».
Certains entrepreneurs font des pieds et des mains pour se digitaliser

