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L’Air du temps - Immobilier haut de gamme – Rentabiliser son bien ARt de ViVRe & PAtRiMoiNe
sorte que la décoration du bien soit à la hauteur de son standing (ce qui ne veut pas nécessairement dire hors de prix), et four- nir des services de concier- gerie (assistance, réserva- tions, conseils...) ou hô- teliers (ménage, entretien quotidien...).
trouvons les prestataires, et nous les aidons, mais c’est le propriétaire qui est responsable de la mise en place des services », explique Max Aniort.
pratique rare pour les biens de prestige – l’exception principale étant dans le cadre de l’accueil d’étu-
en mission longue. C’est évidemment plus facile à mettre en place si le bien loué est une résidence se-
tabiliser son bien qui se popularise est l’échange de domicile. Pas de gain pécuniaire au programme,
web dans le genre, avec de solides communautés internationales : loveHo- meSwap, l’un des plus connus, spécialisé dans les biens de standing et dis- posant de services de haut niveau, ou encore Guest- toGuest, plus généraliste. ici, pas véritablement de contrat (il y a cependant des dépôts de garantie et une assistance), mais tout repose sur un système de club. il ne reste plus qu’à
LES PETITS PLUS
Comme toute location meublée, les revenus tirés des locations saisonnières sont imposés au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BiC). il existe deux régimes, le forfaitaire et le réel. le premier consiste en un abattement de 50%, qui représente les charges liées au bien, et est automatique si les revenus ne dépassent pas un plafond légèrement inférieur à 33000 euros par an (les montants sont plus élevés pour des biens classés, du type gîte rural ou chambre d’hôte). C’est le cas de la majorité des locations touristiques. le régime réel, comme son nom l’indique, prend en compte les charges réelles, et n’est avantageux que si celles-ci dépassent le montant de l’abattement, ce qui est assez rare pour des non-professionnels.
TAXATION
Mettre en place un standard de qualité, que les clients pourront retrouver quel que soit le bien qu’ils louent
diants étrangers – il est condaire ; sinon, le pro- mais des économies : plu- également possible de priétaire doit lui-même tôt que de louer pour trois louer son bien sur des du- être en déplacement. Mais semaines une villa, on y rées plus longues, par c’est, pour ce cas particu- loge gratuitement, pendant exemple plusieurs mois, lier, une solution intéres- que les propriétaires oc- typiquement à des expa- sante. cupent son appartement. triés ou à des personnes une dernière façon de ren- il existe plusieurs sites
.
la quasi-totalité des pro- fessionnels du secteur four- nissent ce type de services (plutôt de conciergerie qu’hôteliers, cependant), moyennant un forfait ou un pourcentage du loyer. ils sont indispensables, et peuvent faire la différence entre plusieurs biens de même type. « Notre pres- tation n’est pas à la carte, décrit Clara Audry. Nous voulons mettre en place un standard de qualité, que nos clients pourront retrouver quel que soit le bien qu’ils louent. » Sui- vant des réflexions paral- lèles, theCollectionnist dit vouloir établir un label. dans la même veine, ils fournissent au propriétaire l’assurance que son bien est occupé « dans les rè- gles », ce qui est toujours rassurant quand il s’agit de sa résidence principale. tous les professionnels ne procèdent pas de la même façon. Par exemple, chez theCollectionnist, « nous
Loi Alur
Location saisonnière un peu
concernée
Votée en février 2014, la mesure d’encadrement des loyers prévue par la loi Alur vient d’être publiée au Journal Officiel, et sera appliquée dès le 1er août prochain. Même si elle vise principalement la location meublée, la location touristique n’est pas concernée par les limitations mises en place. Le bailleur est libre de fixer le loyer comme il le souhaite (à l’exception des microsurfaces), il n’a pas à rédiger un contrat de bail en conformité avec le modèle prévu dans la loi Alur, ni de se conformer aux obligations relatives à l’état des lieux. En revanche, d’autres volets de la loi concernant la location saisonnière sont déjà actifs. Notamment, si le logement loué n’est pas la résidence principale du propriétaire, il faut demander à la mairie une autorisation de changement d’usage (l’activité est considérée comme commerciale). Ces mesures ne concernent pas l’ensemble du territoire. Pour savoir si l’on est concerné, il suffit de demander à un professionnel ou à un site d’an- nonce : ils doivent informer le loueur des obligations de déclaration ou d’autorisation préalables prévues et obtenir de lui une déclaration sur l’honneur attestant du respect
de ces obligations.
choisir sa destination...
D’AUTRES FILONS
la location saisonnière à des touristes n’est pas la seule façon de rentabiliser son bien. Si louer une chambre seulement est une
Jean-Marie Benoist
Juillet - Août 2015
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