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n°22
StRAtÉGie & iNNoVAtioN NuMÉRiQue Décryptage - Reconnaissance faciale
L'occasion pour EcoRéseau d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation Numérique
Vu ! et reconnu...
A écouter ici
Ale monde de demain sera-t-il « shazamable » ? les technologies de reconnais- sance visuelle et faciale éveillent l’intérêt de nombreux secteurs d'activité.
www.franceculture.fr/emission-ce- qui-nous-arrive-sur-la-toile-la-sha- zamisation-du-monde-ou-comment- bientot-on-reconnaitra
quoi reconnaît-on la Porte consacrait d’ailleurs sur développement de concepts au- point de départ ? un sentiment qu’une entreprise est France Culture une intéressante tour de la reconnaissance ne se de frustration et de manque. en train de marquer chronique à la « Shazamisation » sont pas contentés de simples « En lisant un magazine, nous
d’avoir un meilleur taux de transformation. Mais aussi d’améliorer leur connaissance clients et d’optimiser leur com- munication. « Car Zoomdle, sans délivrer d’informations confidentielles sur les utilisa- teurs, permettra aux marques de savoir que tel produit placé sur tel support a plus été flashé qu’un autre, ou que telle affiche a suscité peu de « passages à l’acte d’achat » », précise Sami Henchiri, directeur de la tech- nologie de la start-up. Zoomdle dispose aujourd’hui dans sa base de données d’un peu plus de 25000 produits, a passé des accords avec 300 marques et revendique 65000 utilisateurs. Selon l’entreprise, le taux de satisfaction s’élèverait à près de 90%. des applications de reconnaissance visuelle existent également pour d’autres types de produits. le vin, par exemple. WineWoo, développée par la start-up bordelaise Kasual Bu-
conditions de conservation, conseils de dégustation, modes de culture...). Fonctionnant sur des principes similaires, d’autres programmes permettent éga- lement de reconnaître plantes (PlantNet) et oiseaux, ou encore d’accéder à des informations sur des monuments historiques et autres lieux (Phind).
son époque ? Son chiffre d’af- du monde (1). les créateurs copycats de Shazam. Si l’en- avons vu un produit qui nous
faires, sa capacité à attirer de
nouveaux collaborateurs ou son
rayonnement international sont
des indicateurs de réussite. Mais
celle qui appose véritablement
son empreinte sur son temps ?
difficile à déterminer sans avoir
le recul de quelques décennies
d’activité. une chose est pourtant
certaine : quand le nom de cette
société entre dans le langage
courant, c’est qu’elle est sur la
bonne voie pour rester dans les
mémoires. Shazam, la petite
application mobile de recon-
naissance musicale devenue
grande, est de celles-ci. Son
principe est simple : vous êtes
dans un bar, vous entendez un
morceau de musique sans le
reconnaître. en ayant installé
Shazam sur votre smartphone,
cette agaçante sensation de per-
dre la mémoire prendra fin. il
vous suffit de capter quelques
secondes du morceau avec votre
téléphone pour que la plate-
forme crée l’empreinte audio
de la musique et en retrouve le
titre dans sa base de données.
Je shazame, tu shazames, il sha-
zame, nous shazamons... on
shazame aujourd’hui à toutes
les sauces, à tel point que le
verbe « shazamer » est en passe
d’entrer dans le vocabulaire PLANTES... A
plaisait mais nous nous sommes rendu compte qu’il était très fastidieux de le retrouver, ex- plique Charlotte Journo-Baur, co-fondatrice de Zoomdle. Et il nous arrive souvent, que ce soit en feuilletant un journal, un prospectus ou en voyant une affiche, d’avoir envie d’un produit mais de ne pas concré- tiser le processus d’achat parce que celui-ci va être trop long ou trop compliqué. » l’appli- cation permet de prendre en photo avec son smartphone le produit voulu ; le vêtement ou l’accessoire est alors reconnu par Zoomdle grâce à un algo- rithme permettant la reconnais- sance d’image, peut être acheté directement sur la plateforme et livré en 72 heures. A la clé, pour l’utilisateur, la possibilité d’acheter ce qu’il veut, quand
... ET VISAGES
usuel. en juin 2014, Xavier de
les ®startuppers motivés par le
dématique & Gouvernance
La colle et le numérique
« Maintenant que tous ces dispo- sitifs existent je sors couvert pour ne plus être remarqué... »
encore un cran au-dessus en termes de potentiel, se déve- loppent des systèmes de re- connaissance faciale. Ce ne sont donc plus simplement des objets et produits mais bien les visages et personnes qu’il de- vient alors possible d’identifier. A l’origine, c’est dans le do- maine de la sécurité, notamment dans la foulée des attentats du 11-Septembre, que s’est dé- mocratisé l’usage de ces tech- nologies – et c’est aujourd’hui encore sur ce domaine que se concentre l’essentiel du marché. Pouvoir reconnaître quelqu’un sans être soi-même vu : l’outil était beaucoup plus pratique pour les autorités que la prise d’empreintes digitales. A partir de là, tout s’est accéléré. « Aux États-Unis, le FBI propose des abonnements qui donnent accès à sa base de données de crimi- nels, détaille Alexis Kenda. Beaucoup de start-up ont donc créé des algorithmes de recon- naissance faciale et les vendent
cessus numérique.
et pourtant, dans le cas présent la solution existe et est extrêmement simple. il suffit de travailler avec un parapheur électronique et ensuite d’en- registrer les documents signés électronique- ment dans un fichier que l’on prendra soin de faire horodater par un prestataire de confiance qui de plus pourra apporter une présomption d’intégrité aux informations ainsi traitées. l’ho- rodatage permettra également de vérifier la sé- quentialité des opérations, en remplacement d’un registre pré-numéroté !
d’un point de vue fonctionnel plus aucune ma- nipulation ne serait nécessaire de la part de la personne qui aujourd’hui assure un magnifique collage et qui pourra sûrement utiliser le temps ainsi gagné à d’autres tâches plus valorisantes.
d’entreprise de tous poils ont eux aussi été encouragés par la façon dont le service est parvenu à s’imposer. « L’impact de Sha- zam a été très important et ce succès a motivé de nombreux entrepreneurs, car il a montré que n’importe quelle application (de qualité) pouvait devenir un hit mondial », confirme Alexis Kenda, directeur marketing et stratégie de la start-up française de reconnaissance faciale Re- miniz, surnommée par certains... le « Shazam des visages ».
treprise londonienne bénéficie aujourd’hui d’une belle cou- verture médiatique en se lançant dans la reconnaissance visuelle, d’autres ont déjà fait ce choix quelques mois ou années au-
L’identification d’une personne permet une personnalisation à ses goûts dans la voiture, l’avion, la maison, l’hôtel...
VÊTEMENTS, VINS,
paravant. C’est par exemple le cas de Zoomdle, start-up fran- çaise ayant lancé en janvier 2014 une application de re- connaissance de produits. le
il le veut, quasi-instantanément. Pour les marques : la possibilité de vendre directement via leurs supports de communication, d’accroître leurs revenus et
siness, permet grâce à un simple scan de l’étiquette d’une bou- teille avec son smartphone d’ac- céder à une multitude de ren- seignements (cépages, sol,
par
une époque où le numérique se déve- loppe de plus, il est parfois surprenant de constater l’immensité du chemin qui
mandé s’il ne lui serait pas possible de trans- mettre des documents numérisés, s’est vu ré- pondre par la négative. Bien évidemment il ne faut pas en rester là et essayer de comprendre pourquoi et comment une telle situation peut perdurer.
Jean-Marc
reste à parcourir avant d’avoir dématérialisé la plus grande majorité des processus actuels. Certes on nous parle de dématérialisation des factures, des contrats, des processus adminis- tratifs... la réalité nous rattrape au fil d’une discussion où une personne vous explique qu’elle imprime des documents, les fait signer par les personnes désignées, puis en colle un exemplaire, à l’aide de la plus pure des colles
en fait nous avons là un exemple criant d’une forme de résistance au changement : pourquoi changer un processus qui donne satisfaction depuis de nombreuses années ? Malgré une proposition de transmettre des documents nu- mérisés, la facilité est bien évidemment de ne rien modifier, à cause également du fait que l’on ne maîtrise pas suffisamment l’outil nu- mérique. d’où la question qui se pose naturel- lement à la fois de l’information et surtout de la formation de certaines personnes qui poten- tiellement ont le moyen de faire avancer le pro-
Rietsch
expert international en dématique, blanches, dans un registre pré-numéroté, avant
président du digital information
institute ou d2i chargée d’une telle manipulation, ayant de-
54 Juillet - Août 2015
de tamponner chaque document ainsi collé avec un cachet date et heure.
Nous sommes bien en 2015 et le plus surpre- nant est sans doute de savoir que la personne


































































































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