Page 18 - EcoRéseau n°21
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PAnORAMA Hexagone - French Tech
Dans chaque numéro EcoRéseau revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,
n°21
une France rose techno
afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)
De la Ch’tilicon à la SiliSaône Valley, tour de France de la French Tech : les success stories, les jeunes pousses et les lieux emblématiques ville par ville.
Taxe à 75%, véto d’Arnaud Montebourg dans le rachat de Dailymotion par Yahoo!... Autant de choix politiques qui ont semé le doute chez les investisseurs du numérique. Contre le french bashing, Fleur Pellerin a dégainé en 2013 l’initiative French Tech, qui a connu son heure de gloire médiatique aux CES de las Vegas en janvier dernier.
Spartoo et Kelkoo à Grenoble – des accélérateurs, des lieux emblématiques –
comme EuraTechnologies à lille – et bien sûr de jeunes pousses prometteus. Ce label ne donne pas droit à des subventions, mais le fonds de 200 millions d’euros créé par l’Etat pour aider au développement d’accélérateurs d’entreprises partout en France bénéficiera à 80% aux Métropoles French Tech. un second audit, mené cette année, déterminera si les métropoles mériteront effectivement l’attribution du label pour trois ans. Verdict d’ici la fin de l’année. Ces villes espèrent surtout créer en leur sein des emplois dans le numérique, en attirant l’attention des financeurs et des talents internationaux, et voir émerger sur leurs territoires des « Tech Champions ». En juin, Axelle lemaire lèvera le voile sur les nouvelles métropoles qui décrocheront le label. une dizaine sont en lice.
es.
Second étage de la fusée : le label « Métropole French Tech », attribué en novembre 2014 par l’Etat à neuf villes, sur 15 dossiers en compétition. « Ce que nous voulons faire, c’est valoriser l’ensemble des écosystèmes, Paris inclus, afin que les investisseurs internationaux voient la France comme une nation in- novante, un acteur incontournable du numérique, qui dispose d’un écosystème vibrant et dynamique », expliquait alors Axelle lemaire, secrétaire d’Etat en charge du numérique.
Pour faire partie de l’équipe de France de la French Tech, ces neuf métropoles ont fait valoir leurs atouts : des success stories – comme Cdiscount à Bordeaux,
Aymeric Marolleau
Rouen
LE MéTRo
La fRE
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Sur le site internet de la French Tech Rennes, une carte interactive recouverte de points dit bien la diversité et le dynamisme de l’écosystème. On y dénombre 92 start-up, six accélérateurs, deux in- cubateurs, sept espaces de coworking – dont la Cantine et lab 61 –, deux fonds d’investissement
Brest
longue date, mais aussi les images animées et la e-santé. Dans l’immeuble de la Mabilais, ancien siège de France Telecom à Rennes, 2000m2 feront bientôt office de lieu-totem pour la French Tech, avec des associations,
croissance par an. En 2017, les halles Alstom rénovées accueilleront sur 26000m2 les industries culturelles et créatives de la Cité des Ducs, sur l’ile de nantes : l’école supérieure des beaux-arts, un pôle universitaire cultures numériques, un hôtel d’entreprise et la Cantine numérique.
u Rennes
– dont Fair WEST –, et trois Fablabs et hackerspaces. il faut dire que Rennes compte plusieurs fi- lières emblématiques, dont l’audiovisuel et la cybersécurité, grâce à des acteurs publics présents de
des accélérateurs, un espace de coworking et des entreprises.
Avec plus de 19000 salariés et 1420 entreprises, le numérique représente déjà 8% de l’emploi de la métropole. Pour faire encore mieux, nantes espère assister à la naissance de dix « Tech champions » d’envergure internationale dans les prochains années, notam-
ment dans ses filières emblématiques : industries créatives, green-tech, fabrication numérique et e-santé. Elle peut déjà se targuer de quelques belles réussites, comme la biotech Valneva, 270 salariés, ou l’éditeur de logiciels pour l’e-commerce iAdvize et ses 100% de
u nantes
l’accélérateur 33entrepeneurs joue la carte locale. ici, les start-up hébergées évoluent toutes dans le vin, la gastronomie et le tou- risme. C’est l’un des accélérateurs emblématiques de la French Tech bordelaise, qui compte de prometteuses jeunes pousses, comme AT internet, Asobo Studio, Conecteo ou Concours Mania. Toutes rêvent d’un destin à la CDiscount, le site marchand créé
en 1999 sur les bords de la Garonne et filiale du groupe Casino depuis 2000. le projet phare de la ville ? la création de la Cité numérique, un bâtiment de 27000m2, qui accueillera d’ici 2017 des entreprises du numérique, des start-up,
un incubateur ou encore des écoles.
u Bordeaux
le lit de la Garonne a poli l’une des plus belles pépites de la FrenchTech : SigFox, un spécialiste de l’internet des objets, qui a levé
100 millions d’euros en février dernier, établissant un record de levée de fonds pour une start-up française. Derrière cette fusée, d’autres
jolies jeunes pousses commencent à se faire un nom dans le numérique, comme unitag, Scoop.it, Wiseed, OverBlog ou lyra. il faut dire que Toulouse, et plus largement la région Midi-Pyrénées, ne manquent pas d’atouts : 2600 enseignants-chercheurs spécialisés dans le numérique, plus de 100000 étudiants... De quoi aligner les titres : 1ère région européenne en matière d’investissements R&D, leader français des systèmes embarqués et en programmatique informatique...
Juin 2015
uToulouse

