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n°19
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HEXO+ (SQUADRONE)
A la Une - Start-up qui ont excellé en financement participatif ClUB ENTrEPrENDrE
Levée : 1,3 M$
Objectif : 50000 $ Soutiens : 2336 personnes
360CAM (GIROPTIC)
Levée : 1,4 M$
Objectif : 150000 $ Soutiens : 3916 personnes
En juin dernier, le
drone HEXo+ a réussi avec succès son décollage sur Kickstarter, réunissant 550000 euros dès les trois premiers jours. Plus de 2000 personnes ont soutenu l’engin volant, capable de suivre sans pilote un sportif grâce aux capteurs de son smart- phone (GPS, accéléromètre, boussole, baromètre) ou de réaliser des mouvements présélectionnés. le produit créé par la start-up grenobloise Squa- drone est le caméraman idéal pour les sportifs de l’extrême, dont les vidéos font le buzz sur internet. la jeune pousse compte d’ailleurs le triple cham- pion du monde de snowboard freeride Xavier Delerue parmi ses fondateurs.
l’histoire de Squadrone a débuté en novembre 2013 au pied des montagnes, à l’occasion d’un Startup Weekend à Grenoble. le projet, « pitché » sous le nom de code « Adronaline » et lauréat du Prix Spécial du Jury, y a réuni une équipe aux compétences complémentaires : business design, développement de logiciels, marketing, commu- nication... Dans la foulée, elle bénéficie de l’aide du fonds d’amorçage Startup Maker, afin de pré- parer sa campagne Kickstarter : « C’est un travail à temps plein, qui a nécessité trois à quatre mois de travail », explique Matthieu Giraud, co-fon- dateur de Squadrone. Pourquoi avoir opté pour le financement participatif ? « Le développement du drone nécessite des ressources importantes, le crowdfunding a permis de valider très vite qu’il existait un marché. » Autre avantage : cela a permis à la jeune pousse de construire une communauté autour d’HEXo+, qui lui a donné de précieux indices pour définir la meilleure so- lution possible. la société, qui compte 11 salariés, cherche à lever au moins 3 millions d’euros pour accélérer la mise sur le marché, puisqu’elle espère livrer ses internautes-investisseurs entre septembre et Noël.
A.M
consacrent entièrement à la conception du produit et à la préparation de leur campagne de crowdfunding à partir de l’été 2012. Neuf mois plus tard, ils dé- voilent sur Kickstarter leur boîtier lima, qui permet d’unifier la mémoire de tous ses appareils, quels que soient leur marque, leur taille et leur système
Giroptic n’est pas à proprement parler une “jeune” pousse, puisqu’elle a été fondée en 2008. Mais elle s’est d’abord consacrée au marché professionnel, avec ses solutions de prises de vue à 360° pour les agents immobiliers. C’est pour faire le grand saut du BtoB au Business to Consumer que la société lilloise s’est tournée vers le crowdfunding. Au printemps 2014, elle a ainsi présenté sur Kickstarter la première caméra grand public capable de filmer à 360° en HD. « Attaquer ce marché nécessitait d’importants besoins de financement, pour fabriquer le hardware et réaliser un
bon marketing », explique le co-fondateur richard ollier. la somme réunie par la société lui a permis de mettre en place une ligne de production, de ficeler son marketing et de combler des retards de paie- ment. Mais ce n’est qu’une
première étape : « Cela permet surtout de convaincre des investisseurs pour lever davantage de fonds. Mais c’est un pistolet à un coup : si la campagne avait été un échec, nous aurions eu du mal à faire valoir nos arguments », remarque le diplômé d’HEi lille. Son prochain objectif : structurer la société, qui est passée de 10 à 17 salariés en quatre mois et devrait en compter une trentaine d’ici la fin de l’année. Et développer une image à la GoPro, pour inonder les marchés américains et japonais – Giroptic ne réalise que 5% de son chiffre d’affaires dans
l’Hexagone.
LIMA
A.M
Levée : 1,2 M$
Objectif : 69000 $ Soutiens : 12840 personnes
Cela faisait un moment que l’idée d’un cloud personnel trottait dans la tête de Séverin Marcombes et Gawen Arab. les deux diplômés de l’Ecole Centrale d’Electronique y ont pensé pour la première fois en 2008, alors qu’ils travaillaient sur l’internet
d’exploitation.
la campagne de financement dépasse leurs espérances, réunissant 1,2 millions d’euros en deux mois. De quoi « valider l’existence du marché et lancer la production. Auparavant, les investisseurs traditionnels que nous sollicitions nous disaient de revenir les voir lorsqu’on aurait vendu 1000 unités », se souvient le co-fondateur. Mais ce succès est à double tranchant : lorsque le développement de son produit rencontre des difficultés et accuse des retards, lima s’attire les critiques parfois virulentes de certains investis- seurs-internautes. Aujourd’hui, Séverin Marcombes se montre confiant : « Depuis décembre, nous livrons les premiers backers pour tester la solution, leurs retours sont bons ». la société de 20 personnes, qui a levé 2,5 millions de dollars auprès de Partech ven- tures en juin 2014, se donne jusqu’à septembre pour lancer la commercialisation de son boîtier.
des objets : « Il nous pa- raissait incroyable de ne pas pouvoir faire fonc- tionner simplement deux ordinateurs ensemble, même côte à côte. Les fa- bricants d’informatique
veulent enfermer leurs clients dans leur univers, raconte Séverin Marcombes. Nous nous sommes dit que quelqu’un allait s’attaquer au problème. » Trois ans s’écoulent, et comme aucune solution n’arrive sur le marché, les deux compères décident de s’en charger eux-mêmes. ils travaillent sur le logiciel à partir de 2011, puis se
A.M
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