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n°16
ART DE VIVRE & PATRIMOINE Patrimoine - Préparation de la retraite par les chefs d’entreprise
Pour des lendemains qui chantent...
Le régime obligatoire a ses limites. Pour les dirigeants, réfléchir le plus tôt possible à une préparation en douceur de la retraite est plus qu’une sage décision.
sultats de l’entreprise. « Nous voyons le Madelin comme le socle fondateur de la retraite pour les dirigeants. Notre conseil est de commencer le plus tôt possible. D’une part, ce n’est pas à 55 ans qu’on se constitue une retraite. Par ailleurs, les meilleurs contrats Madelin proposent de figer la table de mortalité », re- commande Antoine Tranchi- mand, associé chez K&P Fi- nances. En clair, le pourcen- tage du capital versé chaque année est calculé sur l’espé- rance de vie du souscripteur. Or, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter au fil des années avec les progrès de la médecine. « Pour résumer, en bénéficiant d’une table plus ancienne, on gagne plus d’argent », synthétise Antoine Tranchimand.
treprise toutes les contraintes de gestion, tout en profitant d’une fiscalité attractive. « L’essentiel est de respecter un certain nombre de points de vigilance sur le bail, la localisation, le sérieux du gestionnaire », recommande David Elgrably. Sous réserve de certaines conditions, no- tamment en termes de reve- nus, le chef d’entreprise peut demander son affiliation au régime des loueurs meublés professionnels, et ainsi échap- per à l’ISF sur cette partie de son patrimoine.
«L
peuvent profiter certains pa-
Assurance-vie... Tout simplement !
Avec plus de 1500 milliards d'euros sous gestion en 2014, l'as- surance-vie reste l'un des placements préférés des Français. Ce produit est utile, notamment pour anticiper la retraite. Il est même particulièrement conseillé pour le long terme, puisque c'est au bout de huit ans qu'il est le plus intéressant sur le plan fiscal. Après cette durée, les retraits sont exonérés d'impôts, à l'exception des prélèvements sociaux (15,5%). Pour percevoir un complément de retraite de façon régulière, il est aussi possible de transformer l'assurance-vie en rente viagère. Le capital déposé sur le contrat est alors versé sous forme de rente jusqu'au décès de l'assuré. Le montant versé chaque mois est calculé en fonction de l'âge auquel l'épargnant décide d'en profiter. Si cette option est prévue dès la souscription du contrat, ces revenus sont au- tomatiquement exonérés d'impôts. Seul inconvénient de ce choix : l'aliénation du capital, qui signifie que l'épargnant tire définiti- vement une croix sur la transmission de son patrimoine... Pour alimenter l'assurance-vie, les SCPI restent une valeur sûre malgré l'érosion des rendements ces dernières années. « Certains assu- reurs, comme Novapierre, ont mis en place des SCPI en Alle- magne pour profiter du marché de l'immobilier florissant. Ce type de produit est très à propos dans le contexte actuel », sou- ligne David Elgrably.
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IMMOBILIER : CAP SUR LE MEUBLÉ GÉRÉ Autre piste pour constituer une rente : l’investissement dans la pierre. L’immobilier reste une valeur sûre, même si ce type de placement est moins rentable que par le passé, en raison notamment de la forte fiscalité sur les revenus fonciers. Une option intéressante consiste pour le chef d’entreprise à racheter
LE PERP, IDÉAL POUR LES JEUNES DIRIGEANTS
Le Plan d’épargne retraite populaire, ou PERP, est aussi un véhicule très à la mode, notamment chez les jeunes dirigeants. Légèrement moins intéressant que le contrat Ma- delin sur le plan fiscal, il offre en contrepartie une plus grande souplesse au niveau des cotisations. Le dirigeant n’est pas contraint de s’en- gager sur un montant à verser chaque mois : il peut donc se marier avec une activité en démarrage, dont le succès n’est pas assuré. Au moment de la retraite, il est possible de transformer l’intégralité
Cumuler retraite et voyage, c’est le pied... Si seulement nous avions anticipé la marée montante... »
oin des retraites cha- peau et autres para- chutes dorés dont
sonnels pour la grande ma- jorité des chefs d’entreprise français. Selon plusieurs études, la baisse des revenus atteint alors 70% en moyenne. Et pour cause : le patron d’une PME ou de TPE consa-
cre généralement la majorité de son énergie à son entre- prise, et a peu de temps à accorder à son patrimoine personnel et à la préparation de sa retraite. « La plupart des dirigeants pensent que c’est la réussite de leur en-
sent aux travailleurs indé- pendants, mais aussi aux chefs d’entreprise. Ce produit vise à compenser la faiblesse des pensions des régimes obligatoires. Concrètement, il consiste à cotiser pendant les années d’activité pour
trons du CAC 40, la retraite est une étape délicate à gérer sur le plan des deniers per-
Légèrement moins intéressant que le contrat Madelin sur le plan fiscal, le PERP offre une plus grande souplesse au niveau des cotisations
treprise qui va assurer leur retraite. Mais au même titre qu’un investissement en ac- tions, l’entreprise est un actif risqué. Sa valeur peut s’ef- fondrer. Il est donc important de prendre le temps de pré- parer le terrain en amont, le plus tôt possible », remarque David Elgrably, CGPI chez Fiducée Gestion Privée.
percevoir une rente viagère au moment de la retraite. L’argent est donc bloqué jusqu’au départ en retraite, et ne peut être débloqué qu’en cas d’événement grave (par exemple un accident entraî- nant une invalidité totale ou le décès d’un conjoint). Le principal atout du contrat Madelin est sa fiscalité, puisque l’argent versé sous forme de cotisations est dé- fiscalisé à l’entrée. Ces coti- sations mensuelles, dont le montant est décidé en début de contrat, sont flexibles, per- mettant de s’adapter aux ré-
les murs de son entreprise, ce qui permet de percevoir des loyers. Pour éviter de franchir le seuil d’imposition à l’impôt de solidarité sur la fortune, il est même possible de créer une SCI qui détient les murs de l’entreprise. Celle-ci n’entre pas dans l’as- siette de calcul de l’ISF, puisqu’il s’agit de patrimoine professionnel. Pour diversifier son patrimoine, le dirigeant peut ensuite aller frapper à la porte des loueurs de meu- blés sous gestion, notamment les Ehpad. Un actif qui per- met d’épargner au chef d’en-
du capital en rente viagère, ou de toucher 20% du total et de convertir la part restante en rente. « Ce mécanisme est particulièrement intéres- sant pour les dirigeants qui doivent souvent payer le RSI
CONTRATS
MADELIN : L’ÉPINE DORSALE DE LA RETRAITE
Créés il y a tout juste 20 ans, les contrats Madelin s’adres-
et l’im.
dant un, voire deux ans, après la cessation de l’activité. Ils ont donc besoin de beaucoup de cash au début de leur re- traite », note David Elgrably. Cerise sur le gâteau : les ca- pitaux versés n’entrent pas en compte pour le calcul de l’ISF.
pôt sur le revenu pen-
Antoine Pietri

