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n°16
ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Air du temps - L’actualité automobile
ESSAIS & TENDANCES
Peugeot RCZ : un « R » de bolide italien
Par Philippe Flamand
u Citroën DS3 R cabrio : ça décoiffe !
Succès assuré auprès de la gente féminine ! Chou- choute des conductrices depuis son apparition sur nos routes, la Citroën DS3 gagne encore en sex appeal en version survitaminée découvrable. Ses allures de petite frappe bodybuildée font mouche à
tous les coups. Il faut dire que la belle ne fait pas dans la sobriété avec ses jantes 18 pouces Nemesis noires brillantes, sa sortie d’échappement à double
canule chromée, sa capote en toile noire, sa carrosserie d’un coloris inédit Gris Moondark, avec finition en carbone véritable sur certains éléments (diffuseur d’air, bouclier avant, bas de caisse, élargisseurs d’ailes...) et large bande rouge Carmin sur les portes. Autant d’affirmations d’un caractère sportif bien trempé, qui devraient également séduire les hommes. D’autant que la petite furie est une version exclusive limitée, fabriquée en seulement 100 exemplaires numérotés. Avec 200 chevaux sous le capot et une tenue de route redoutable, le bolide cumule les superlatifs et se moque comme d’une guigne de ses défauts (très médiocre visibilité arrière, rendue nulle quand la capote est complètement dépliée, coffre parfaitement ridicule et inaccessible, GPS antédiluvien, places arrière spartiates...). Mais bon sang quels magnifiques sièges baquets et quelle douce sonorité ! Le plaisir à un prix... prohibitif ! (34990 euros) et malussé
(+900 euros).
u Volkswagen Golf Sportvan : maline et pratique
Pour tous ceux qui trouvent que la Golf est un peu basse sur la route, mais qui restent cependant in- conditionnels de ce monument automobile, pour les réfractaires au break qui cherchent quand même de l’espace familial, pour ceux qui n’aiment pas les mo- nospaces mais qui apprécient une position de conduite – un peu – surélevée, façon SUV mais en plus élégant, il existe la Golf déclinaison Sportsvan. Ni tout à fait un break,
ni tout à fait un mo-
nospace, mais un
concept malin et pra-
tique pour transporter
famille, bagages et
courses, en ville et sur route. Qui lorgne ostensiblement la Mercedes GLA et la nouvelle BMW Série 2 Active Tourer. Comme toujours chez Volkswagen la finition est irréprochable, l’ergonomie parfaite et le plaisir de conduite au rendez-vous. Surtout avec ce moteur turbo essence 1,4 litre 150 chevaux, couplé à la fa- buleuse boite à double embrayage DSG 7. Pas fa- rouchement économique (un petit 10 litres aux 100 sur parcours mixte), ni sportivement rageur (le mode « sport » du système de régulation de conduite est recommandé), la Golf Sportsvan ne déclenche pas les passions mais convainc facilement la raison. Avec pour arguments un volume de coffre généreux, une banquette arrière coulissante, une belle habitabilité et un réel sentiment d’espace (surtout avec le toit en verre panoramique). Bien joué. A partir de 20490 euros.
« Oh regarde maman une Ferrari ! ». Bon d’accord à huit ans on n’a pas forcé- ment l’œil très expert, même si l’on est déjà un fervent mordu d’automobile. La preuve ! Mais il faut avouer qu’en rouge pétant notre Peugeot RCZ a fière allure et se la joue un peu, il est vrai, façon bolide de la Péninsule. En l’espace de cinq ans, le très joli coupé sportif de PSA fabriqué en Autriche n’a pour ainsi dire pas pris une ride. Les petites retouches apportées en 2012 à ses optiques, sa calandre, ses feux de jour LED et sa grille d’aération lui ont même redonné un peu de peps. La belle sait toujours jouer de ses rondeurs, du double galbe de son toit à deux bosses, de sa poupe élargie et de sa proue agui- cheuse pour séduire. En version « R » comme racing, les détails font mouche comme les magnifiques jantes 19 pouces, le becquet fixe, les arches de toit et les rétros noir mat, les sorties d’échappement chromée séparées... La tigresse est agres- sive, gare aux coups de griffes !
CHARGE DE CAVALERIE
nition est satisfaisante, mais on regrette les vilains plastiques des côtés de portières et du bas de la planche de bord, qui jurent avec le cuir de l’habitacle. On voudrait une boite automatique à double embrayage (par exemple celle qui équipe désormais la 308...). On pleure sur l’absence d’équi- pements « technologiques » (feux de route automatiques, alerte angles morts, régu- lateur de vitesse adaptatif, système anti collision,...) ou de confort (sièges chauf- fants, démarrage sans clef...), et sur l’in- digence du système bluetooth-GPS-hifi (mais bon on a l’habitude chez PSA...) ; on se dit que finalement la RCZ, « inté-
D’autant que sous son capot ronronne une mécanique survitaminée. Peugeot a boosté son bloc 4 cylindres essence 16 soupapes à injection directe, pour en tirer la quin- tessence. Ce moteur turbo 1,6 litre THP en fait désormais le modèle de série le plus puissant jamais construit par le Lion : 270 chevaux, soit près de 170 chevaux par litre de cylindrée, un record dans la catégorie, avec un couple monstrueux de 330 Nm dès 1900 tours/minute. Au volant, que du bonheur. Admirablement installé dans les sièges baquets spécifiques du modèle (cuir et alcantara), on goûte le plaisir d’une mécanique jamais prise en défaut, quels que soient le régime du moteur et le rapport enclenché. Evidemment la tenue de route est à la mesure, avec des liaisons au sol spécifiques associées à un différentiel à glissement limité Torsen. Efficacité et sensations garanties. La sus- pension est ferme comme il se doit, la di- rection directe, le freinage puissant. Bien sûr tout n’est pas parfait. La qualité de fi-
rieurement », a quand même vieilli. Si on adore le petit volant avec méplat, on déteste le pommeau du levier de vitesse en alu (glacé en hiver) ou les sièges avant qui n’avancent pas quand on les bascule. On aime le coffre taille XL pour un coupé, c’est gonflé... On rêve enfin d’un modèle spider... En attendant le RCZ nouveau, promis pour 2016.
Opel Cascada : de l’air dans l’espace
Véhicule essayé : Peugeot RCZ R. Prix : à partir de 43350 euros. Bonus/Malus : + 500 euros
Moteurs essence à partir de 30500 euros Moteurs diesel à partir de 33100 euros
Présenté au printemps dernier, d’abord en une unique version essence, puis avec un bloc diesel 2 litres turbo à l’automne, le cabriolet Cascada dispose désormais d’une gamme complète de moteurs, coiffée par l’excellent 2 litres biturbo CDTI ecotec qui en fait un navire de croisière efficace.
Ce grand cabriolet qui boxe dans la catégorie des Mercedes Classe E par la taille, est un dérivé de l’Opel Astra qu’il dépasse d’une vingtaine de centimètres en longueur. Résultat : deux vé- ritables places arrière capables d’accueillir sans effort deux adultes.
Surtout le Cascada est beau, tout en galbes aérodynamiques, d’une élégance raffinée, admirablement servie par le choix de la capote souple, de préférence au toit rétractable. L’esprit cabriolet est magnifié par cette capote électrique à triple épaisseur (en version Cosmo pack) qui assure une isolation parfaite (ther- mique et acoustique) et qui s’ouvre ou se ferme en un temps record (moins de vingt petites secondes). En outre, une fois à ciel ouvert, le Cascada conserve un coffre généreux susceptible d’accueillir sans peine les bagages de ses passagers. Pratique pour partir en week-end.
à conduire grâce à un moteur souple et puissant (195 ch, 400 nm de couple à 1750 tr/min), ce joli vaisseau souffre en revanche d’un freinage imparfait et d’une boite de vitesses qui manque de précision.
Confortable, spacieux, doté d’une jolie planche de bord, agréable
Opel Cascada2 litres biturbo CDTI ecotec, 195 ch, finition Cosmo Pack, 38690 euros, bonus/malus: +250 euros. Moteurs essence à partir de 29990 euros, moteurs diesel à partir de 33990 euros.
92 DÉC. / JANV.


































































































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