Page 72 - EcoRéseau n°15
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n°15
ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Air du temps - L’actualité automobile Le Citroën Cactus a du piquant
Le Cactus de Citroën inaugure le nouveau positionne- ment de la marque aux chevrons. Dans le groupe PSA, Peugeot est désormais confirmé dans sa volonté de montée en gamme, en concurrence directe avec Volkswagen. DS devient une marque à part, positionnée sur le haut de gamme et fer de lance du groupe à l’ex- portation, notamment en Chine. Quant à Citroën, soli- dement ancrée dans son histoire mâtinée d’innovation technologique et de design audacieux, elle se voit confier la délicate mission de plaire au plus grand nombre avec des véhicules décalés, simples et abor- dables. Une réponse a la stratégie low cost de Renault avec Logan. La gamme C de Citroën (C1, C3, C4,
u Volvo S60 D4
Moins de cylindres, autant de bonheur
S’assoir au volant d’une Volvo procure toujours une sensation unique de confort et de sécurité et un réel plaisir de conduite. Avec la nouvelle gamme de motorisation quatre cylindres en lieu et place des
anciens blocs cinq cylindres, le bonheur est sauf. Economie de carburant oblige ce downsizing mécanique valable sur les mo- dèles essence aussi bien que diesel ne nuit en rien aux per- formances des belles suédoises aux yeux bridés. La preuve avec
cette S60 D4 parfaite en tous points. Son nouveau moteur diesel bi-turbo de 181 chevaux assure grâce à ses 400 Nm de couple disponibles dès 1750 tr/mn et à sa transmission automatique Geartronic à huit rapports. Avec en outre à la clef un appétit d’oiseau (4,3 litres de gazole aux 100 kilomètres) et
des émissions de C02 ( 112g/km) fiscalement correctes. A partir de 28550 euros
u Peugeot 308
Un break et un nouvelle boîte auto
La Peugeot 308 est canon, c’est entendu ! Cette nouvelle star automobile de l’Hexagone se décline désormais en version SW – « station wagon » en franglais – et perd en l’occurrence un peu de son glamour. Le Lion qui réussit d’habitude parfaitement les déclinaisons break de ses berlines a cette fois raté son coup. Bon, rien d’affolant néanmoins. La 308 SW qui souffre d’un manque de visibilité latérale du fait de montants de pare-
brise et de portière très
larges conserve quand
même un indéniable ca-
pital de séduction. Essayée
avec le nouveau moteur
turbo essence trois cylin-
dres Pure Tech, la belle
fait des miracles : ce bloc
1,2 litre eThp de 130 che-
vaux est tonique, puissant, nerveux, agile. Bref la 308 laisse parler ses origines. Tenue de route excellente, freinage excellent, confort excellent grâce à de magnifiques sièges à appuie-tête intégrés. En prime l’option Driver Sport Pack qui modifie certains paramètres (direction, accélération, sonorité du moteur) exalte encore le plaisir de conduite. Reste quelques détails de finition à améliorer (l’habillage du hayon de notre véhicule d’essai se faisait... la malle !) et une véritable interrogation sur la dangerosité de l’écran tactile qui regroupe toutes les commandes y compris celles de la climatisation, ce qui oblige ré- gulièrement à quitter la route des yeux pour parfaire les réglages.
Nouvelle boîte automatique
Autre nouveauté dans la gamme 308 : l’arrivée d’une boîte automatique enfin digne de ce nom et qui renvoie au rayon des mauvais souvenirs les hoquets de l’antique boîte pilotée PSA. Cette boîte de vitesses au- tomatique six rapports baptisée EAT6 (Efficient Automatic Transmission 6) garantit « des changements de rapports plus rapides (...) une excellente fluidité et un agrément d’utilisation de haut niveau », dixit le constructeur, grâce à la technologie Quickshift. A l’usage elle se révèle effectivement très agréable et se rapproche des performances des boîtes à double embrayage germaniques. Disponible d’abord avec le moteur diesel 2 litres BlueHDI de 150 chevaux elle va désormais pouvoir être couplée avec le petit 1,2 litre essence eThp de 130 chevaux. Une très bonne nouvelle.
C5...) doit ainsi désormais affirmer « une nouvelle conception de l’automobile moins statutaire et plus utile », selon le constructeur qui dit vouloir illustrer avec son Cactus une offre automobile « plus simple, essentielle » avec un « design moderne et attractif », et « un positionnement de prix et un coût d’usage compétitifs ».
La mécanique est quant à elle excellente. Le bloc essence trois cylindres, Pure Tech 110 turbocompressé (110 chevaux) se montre nerveux et endurant, très agréable à conduire et peu dispendieux grâce au stop- and-start (moins de 5 litres aux 100 en moyenne pour 105g de CO2 rejetés au kilomètre). Rien à dire sur la tenue de route et le confort de suspension. Quant au freinage, comme toujours chez Citroën, il est parfait. Côté équipement, et là aussi comme toujours chez Ci- troën, le GPS laisse à désirer et la qualité du Bluetooth est indigente. Mais le son du système audio marque un indéniable progrès et le Cactus offre par ailleurs de nombreux systèmes de confort et de sécurité (caméra de recul, aide au stationnement automatique, éclairage d’intersection, connexion internet...) qui prouvent que le Cactus est tout sauf un véhicule low cost. Même si ses tarifs sont tirés au maximum avec un premier prix affiché à 13950 euros.
Philippe Flamand
Véhicule essayé : Citroën Cactus PureTech 110. Prix : à partir de 20650 euros. Bonus/Malus : 0
Moteurs essence à partir de 13950 euros
Moteurs diesel à partir de 22300 euros
De fait côté design le C4 Cactus affirme pour le moins son originalité. Cette berline compacte, construite sur la base de la plate-forme du Peugeot 2008, est une sorte de cross over abaissé de 4,20 mètres de long, po- sitionné ainsi entre le C3 Picasso (4,10 m) et la C4 berline (4,33 m).
La face avant reprend les deux lignes optiques super- posées du nouveau Picasso, l’arrière arbore des feux comparables à ceux de la DS3. Mais la nouveauté vient surtout des déjà fameux Airbumps, collés sur les portières et le hayon. Ces renforts en plastique (de l’air encapsulé dans du thermo plastique uréthane) disponibles en quatre couleurs au choix (noir, sable, marron et gris) doivent protéger la carrosserie des petits chocs du quotidien (caddies, portières de voi- tures...) tout en donnant une identité design forte au Cactus. On aime ou on déteste ! Notre véhicule d’essai rouge pompier avec airbump, passages de roues et
barres de toit noires, allait ainsi jusqu’au bout de l’exercice visuel. Timides s’abstenir.
NOSTALGIE CITROËN
A l’intérieur la planche de bord dépouillée, le très beau compteur de vitesse numérique (sans compte tour), le volant avec méplat, l’écran tactile central hérité de la 308 et la grande boîte à gants façon malle (grâce à la migration de l’airbag passager dans le toit) créent une ambiance à la fois moderne et nostalgique qui évoque des réminiscences du style Citroën (comp- teurs de la BX, volant monobranche...).
L’habitacle est spacieux, les sièges confortables, le tout baigné d’une agréable lumière grâce au toit en verre panoramique à haute protection (façon verre so- laire) qui dispense de tout volet occultant même en pleine canicule, garantit le constructeur. Le coffre est suffisant, en revanche la modularité est médiocre, seul le dossier de la banquette arrière d’un seul tenant
étant rabattable sans possibilité de plancher plat. Indignes également les vitres arrière à compas.
PURE TECH PUR PLAISIR
72 NOVEMBRE 2014


































































































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